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Julien exploite la dimension tragique du personnage, le dotant d’un très beau thème présenté à la clarinette basse, charriant tout au long d’une partition léchée, parfois pesante, une douleur sourde qui finit par s’effacer devant les atours d’une harpe soliste rédemptrice. La sensibilité du compositeur fait mouche une fois encore.
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N’attendant pas un score rigolo et bondissant, je n’ai pas été déçu. C’est sombre et parfois austère, sans être pour autant plombant. Le fidèle compositeur, qui en est là à sa huitième collaboration avec le réalisateur Éric Besnard, propose même des plages assez enlevées. Quant aux dialogues, dont on aurait pu se passer, ils sont bien intégrés.
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Pour ce portrait de Valjean, Julien dépeint sa psychologie tourmentée avec un sens de l’intime, la clarinette basse soulignant son humanité meurtrie, la tentation virant à l’atonal. Ce score ne déchaînera pas les passions, mais son dépouillement est beau. L’intrusion de dialogues peut gêner, mais pour un portrait, ça fait sens.
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Si le film, inspiré de Victor Hugo, est sombre et désespéré, c’est pour mieux faire sa sortie en pleine lumière. Ainsi en va-t-il de la musique. Bardée de basses sourdes d’où n’émergent que quelques instruments acoustiques, l’ensemble ne trouve la lumière (par la harpe) qu’au dernier morceau (par ailleurs très beau).
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Encore un compositeur français intéressant que ce Christophe Julien. Ici un score solennel, triste, parfois pesant, mais surtout très beau. Quelques extraits de dialogues qui ne nuisent en rien à l’affaire.
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