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Sans rompre avec l’héritage hornérien, Franglen se dévoile un peu plus sur ce troisième opus mais montre aussi ses limites, assurant certes le spectacle mais sans folle imagination quant aux nouvelles situations et surtout sans jamais être, fort malheureusement, à la hauteur de la foule d’enjeux émotionnels proposés.
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Le compositeur est de retour pour le troisième (et hélas, pas le dernier) opus de la belle, mais vaine et ennuyeuse saga Avatar. Comme pour l’épisode précédent, je me suis immergé dans l’univers musical développé par Franglen. Le score est souvent tout feu tout flamme, même s’il prend un peu l’eau sur la durée. Plus passionnant que le film.
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Sans être ce que je préférais chez Horner, la force ethno-épique de son Avatar était réelle. Franglen rouvre à nouveau la boîte de Pandora pour (tenter d’) en restituer l’âme. Son respect bride par décalque son imaginaire – ou lui sauve la mise ? – mais il parvient au moins à ne pas polluer la source. Les Na’vis lui en seront gré.
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Quand Franglen s’approprie l’héritage de Horner, c’est bien fait avec même quelques idées sonores intéressantes (Mangkwan Attack). Mais, comme sur le précédent, l’absence de l’âme hornérienne provoque vite l’ennui en écoute isolée devant tant de formules convenues et mal exploitées. Dieu ce qu’un Horner en feu aurait pu faire ici !
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C’est très long, tout comme le film. Certes, l’esprit de James Horner est bien là, mais Franglen s’émancipe de plus en plus et s’autorise des pas de côté réussis, ce qui apporte un supplément d’âme bienvenu. En résulte quelques morceaux de bravoure très réussis, qu’on a hâte de voir avec les images.
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