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Forcément, l’ombre d’Horner est omniprésente, et un peu de sa grâce retombe sur Franglen. Pour le reste, c’est très bien ficelé, au goût du jour, mais on cherchera en vain une authentique inspiration, jusqu’à parfois avoir le sentiment d’écouter un temp track remonté à partir des scores du grand James.
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Franglen, qui a notamment été compositeur pour un documentaire consacré à One Direction, s’est attaqué à un film chinois, adaptant un ancien conte médiéval qui fut popularisé par l’opéra de Puccini. Musiques occidentales et asiatiques s’unissent pour illustrer le chaos des cœurs et le fracas des armes dans une Chine fantasmée.
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Franglen doit une nouvelle fois s’acquitter du rôle (réducteur ?) de « remplaçant » de James Horner. Le résultat s’avère fort convaincant. Thèmes larges, orchestrations classieuses, synthés… Le souci de l’émotion via une trame narrative béton est bien là, en plus timide et un brin simplifié.
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Handicapé par son faible tirant d’eau, le navire Franglen peine à accoster. Il fait illusion lorsqu’il émule les couleurs orchestrales de Horner ou les idiomes asiatiques, pas toujours habilement, mais s’enlise parfois dans des formules zimmeriennes simplistes (harmonies convenues plaquées sur chaque inflexion mélodique…).
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Franglen va avoir la très lourde charge de succéder à Horner, dont il était un proche collaborateur, sur la franchise Avatar. C’est l’occasion d’entendre ici comment il s’en tire sur de l’épique pour ce gros film chinois. Même si sa référence pour l’ami James est sans équivoque et que les sonorités asiatiques sont obligatoires, ce n’est pas mal du tout.
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