Vampire, vous avez dit vampire ? #5

Le (vam)pire est à craindre

Disques • Publié le 15/06/2017 par

Crucifix, pieu, lumière du jour, feu, eau vive (ou bénite), ail : les moyens d’éloigner ou de détruire un vampire sont légion, suffisamment pour éclipser ses propres pouvoirs. Les faiblesses de cette créature mythifiée par l’écrivain Bram Stoker font d’ailleurs tout le sel des films de vampire. On se demande souvent à quelle sauce va être dégustée la « mort » du prince de la nuit. Et puisqu’un bon vampire est un vampire mort, autant que son trépas soit spectaculaire. Et quoi de plus spectaculaire que de mourir en livrant un combat dantesque face à son ennemi de toujours ? Les meilleurs films de vampire ont d’ailleurs une Némésis (souvent incarnée par le Professeur Van Helsing) à la hauteur du monstre buveur de sang.

 

Ce dernier a tellement travaillé l’esprit des cinéastes que le nombre de films de vampires dépasse aujourd’hui les 300 et fait de la créature de la nuit l’un des mythes les plus traités au cinéma ! On comprendra aisément qu’il faille nécessairement séparer le bon grain de l’ivraie pour tenter de faire un état des lieux car, bien évidemment, ces films ne sont pas tous dignes d’intérêt. Et si, pour être réussi, le style et la photographie (à même de gérer, entre autres, les flux d’hémoglobine) de ce genre de film sont prépondérants, la musique est souvent un élément moteur. Qu’elle soit symphonique ou synthétique, tonale ou atonale, la musique du film de vampire est, comme la créature maléfique, à la fois, séductrice et terrifiante…

 

Vampire Logo 1

#0 – Vampire Logo 2

#1 – L’éveil du vampire (1910-1950)
#2 – La révolution Hammer (1950-1970)
#3 – De vampire en pire (1970-1980)
#4 – Le vampire est derrière nous (1980-2000)
#5 – Le (vam)pire est à craindre (2000-2017)
#6 –
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En ce début de ce nouveau millénaire, Hollywood rend hommage au film de vampire et plus précisément à celui qui en a fondé le mythe. Shadow Of The Vampire (L’Ombre du Vampire) raconte l’histoire du tournage du Nosferatu de Murnau et la rumeur selon laquelle Max Schreck (le comte Orlock) était un véritable vampire. Si le film ne rencontre pas vraiment un succès public, la critique salue l’effort et le film remporte une série de prix, notamment pour son acteur Willem Dafoe. Le compositeur, Dan Jones, a écrit une musique crépusculaire portée principalement par le piano, le hautbois, le violon solo et une section de cordes. La France voit alors apparaitre timidement, sur son territoire, quelques productions nationales où certaines allusions au vampire apparaissent, notamment avec Les Morsures de l’Aube, réalisé en 2001 par Antoine de Caunes et Bloody Mallory, l’année suivante, par Julien Magnat. Si le premier ne dispose d’aucune musique originale, le second a permis au japonais Kenji Kawai de créer une musique synthétique, au ton rock, vif et bondissant mais aussi un peu cheap en raison de samples un peu datés.

 

Guillermo Del Toro reprend à son compte, en 2002, la franchise du vampire high-tech Blade avec un second opus qu’il confie à Marco Beltrami (avec lequel il avait déjà travaillé sur Mimic), partition (éditée chez Varèse Sarabande) qui intègre avec une certaine dextérité des éléments synthétiques à une formation plus orchestrale. L’ensemble, bien que parfois un peu déroutant, se laisse écouter avec un certain intérêt, mais ne fait sans doute pas partie des musiques les plus engageantes de son auteur. Le daywalker reviendra deux ans plus tard dans Blade Trinity où, cette fois, il affrontera Ramin Djawadi et le rappeur RZA, responsables d’une musique qui, il faut bien le reconnaitre, ne restera pas dans les mémoires…

 

Autre franchise, high-tech elle aussi : Underworld, qui se déroule sur fond de guerre ancestrale et néanmoins contemporaine entre lycans et vampires, et voit le jour en 2003. Le score du premier film, signé Paul Haslinger (édité chez Lakeshore Records), est dopé aux synthés-rock mais peine à convaincre en dehors des images. Ce qui sera déjà beaucoup moins le cas de sa suite, sortie en 2006, Underworld: Evolution dont le score, édité par le même label et signé de la main de Marco Beltrami (abonné aux suites, après Blade), lévite bien au-dessus du niveau de celui d’Haslinger. Et malheureusement, pourrait-on dire, si l’actrice principale n’est plus la jolie Kate Beckinsale, Haslinger revient, lui, sur le troisième film de la franchise Underworld: Rise Of The Lycans (Underworld : Le Soulèvement des Lycans) qui est en réalité une préquelle de la saga. La musique, assez insipide, ne relève pas le niveau, loin s’en faut.

 

Wesley Snipes dans Blade II

 

Au rayon des titres qui valent le détour, citons ici, en 2003, l’excellent Trevor Jones et The League Of The Extraordinary Gentlemen (La Ligue des Gentlemen Extraordinaires). La musique de Jones (éditée par Varèse Sarabande à l’époque) reflète à merveille le style visuel du film et l’ambiance gothiquement foutraque adaptée de la bande dessinée d’Alan Moore (on retrouve pêle-mêle l’aventurier Allan Quatermain, le Dr. Jekyll, Dorian Gray, l’homme invisible, une vampire et j’en passe…). Les morceaux d’action portent la très reconnaissable patte de son auteur, avec ses ostinatos de cordes et ses cuivres survitaminés. Le disque produit par le label américain omet toutefois plusieurs moments dantesques du film. Bien dommage…

 

En 2004, Stephen Sommers se plante dans les grandes largeurs pour son film de monstres Van Helsing avec un Hugh Jackman peu inspiré et une Kate Beckinsale pas très impliquée mais… toujours aussi jolie. La musique, frénétique et survoltée avec des cuivres rappelant les partitions des films des années 1930-40 de la Universal (très flagrant dans l’ouverture du film), est composée par Alan Silvestri, avec lequel le réalisateurs travailla auparavant pour le cartoonesque The Mummy Returns (Le Retour de la Momie). Francis Lawrence adapte quant à lui en 2007 sur une nouvelle adaptation de la nouvelle I Am Legend (Je suis une Légende) de Matheson et fait appel à James Newton Howard pour mettre son film en musique. Ce qui permet à Howard d’écrire des thèmes pour chœurs et orchestre assez amples et généreux qui contrastent un peu avec le contenu du métrage. Le disque édité chez Varèse laisse d’ailleurs entrevoir une collaboration peu sereine entre le compositeur et la production puisque certains morceaux ne sont même pas utilisés dans le film.

 

Le vampire post-adolescent façon Stephenie Meyer, écrivain à succès de la saga Twilight, arrive sur les écrans américains en 2008 avec Twilight (Twilight, Chapitre 1 : Fascination). La musique est signée Carter Burwell qui endosse là le bien lourd héritage du film de vampire, même revu à la sauce d’un jeunisme un peu désinvolte. Il s’en tire néanmoins avec les honneurs, bien que la partition, assez discrète, soit loin des standards de l’âge d’or hollywoodien ou de ceux de la Hammer. L’année suivante (il faut bien battre le fer tant qu’il est chaud…), les producteurs mettent en chantier la suite des aventures de Bella et Edward avec Twilight: New Moon (Twilight, Chapitre 2 : Tentation). Mais Burwell n’est pas reconduit et laisse la place à Alexandre Desplat qui confectionne ici une partition toute en nuances, dotée d’un très beau thème central.

 

Kristen Stewart et Robert Pattinson dans Twilight

 

Sur un ton résolument plus humoristique, Cirque du Freak: The Vampire’s Assistant (L’Assistant du Vampire) sort l’année suivante et continue de confronter les troubles de l’adolescence avec les vicissitudes du vampirisme. Le film permet au trop rare Stephen Trask d’accoucher d’une musique délicieusement orchestrale, entre Danny Elfman et Thomas Newman (éditée chez Varèse Sarabande), et emplie d’une vitalité assez communicative. Le disque s’ouvre sur un morceau totalement atypique pour ce genre de film, une mélodie sifflée sur quelques accords de banjo. Le ton Elfmanien apparait dès le second morceau pour illustrer le générique de début, avec ses cordes et ses cuivres incisifs et des percussions éclatantes. Le reste du score s’emploie à transmettre cette énergie communicative, avec un beau succès. Certains morceaux, comme Destiny ou Sneaking Out, délivrent une atmosphère un peu éthérée avec l’utilisation d’une voix solo étrange et une harpe mystérieuse.

 

Notons une variation sur le mythe avec l’adaptation d’un comics américain, 30 Days Of Night (30 Jours de Nuit) où la charmante Melissa George et le ténébreux Josh Hartnett forment à l’écran un couple qui défend une ville d’Alaska (plongée dans une nuit qui dure 30 jours) en proie à une horde de vampires terrifiants. La musique, très fonctionnelle et assez difficilement écoutable en dehors du film, est signée Brian Reitzell et est éditée chez le label Ipecac Recordings. Mais c’est de la Suède que souffle, en 2008, un léger vent de fraicheur avec une relecture « enfantine » du vampire en la présence de Morse – Let The Right One In. Le film raconte l’émouvante et ambivalente relation d’un enfant mal aimé de ses camarades avec une jeune fille qui ne sort que la nuit et qui ne semble pas souffrir de l’hiver nordique. La musique de Johan Söderqvist, mélange de synthés glacés et de cordes chaleureuses, est originale et souvent, d’une certaine manière, émouvante avec sa tonalité mélancolique assumée.

 

Lina Leandersson dans Morse

 

La fin de la décennie sera marquée par un ovni britannique louvoyant entre sourires, frissons et polissonneries avec Lesbian Vampire Killers dont la musique, pastiche (mais pas que) assumé des mélodies et des envolées tétanisantes des grandes heures de la Hammer, est signée par la très talentueuse Debbie Wiseman. Pour l’occasion, elle convoque le Royal Philharmonic Orchestra et le Crouch End Festival Chorus avec, en point d’orgue, la sublime voix de Hayley Westenra (qui a travaillé, entre autres, avec James Horner sur The New World). Sa voix angélique, soutenue par l’orchestre et les chœurs dans de grands accords lyriques, ouvre le film avec Centuries Ago, un morceau de toute beauté. L’ensemble de la partition, qui fleure bon le caricature et la grandiloquence (The Crypt Of Carmilla ou encore Full On Lesbian Vampire Attack, très Bernardien), est à l’avenant du thème principal, léché et très habile.

 

L’animation mettra du temps à s’intéresser au mythe, mais c’est chose faite en 2000 avec le moyen-métrage Blood: The Last Vampire, sur une musique de Yoshihiro Ike naviguant entre modernité et classicisme orchestral. Une adaption de l’anime en prise de vue réelle, réalisée par Chris Nahon en 2009, sera accompagnée d’une musique de Clint Mansell (inédite à ce jour en CD).

 

A partir de 2010, l’attrait pour le vampirisme au cinéma semble se conforter avec, notamment, la continuation des sagas Twilight et Underworld et l’aboutissement de projets longtemps reportés… Alors, le vampire a-t-il déjà été mangé à toutes les sauces ? Peut-on invoquer le Prince de la nuit indéfiniment sans se répéter ? Les scénaristes, tantôt relégués à de simples faire-valoir d’une surenchère visuelle toujours plus dévorante, tantôt obligés de pondre des resucées plus ou moins intelligentes du mythe, essaient de tirer leur épingle du jeu comme ils le peuvent…

 

Daybreakers

 

C’est ainsi que débarque sans crier gare, en 2010, Daybreakers, qui raconte l’histoire d’un chercheur (Ethan Hawke) devenu vampire malgré lui et qui s’emploie à sauver l’humanité menacée d’extinction par une population de vampires grandissante. Le score de Christopher Gordon, mi-orchestral, mi-synthétique, illustre parfaitement la dystopie ambiante et la noirceur du récit. De dystopie, il est également question dans Priest de Scott Stewart, dont la musique, symphonique et très à propos de Christopher Young, n’a pour l’instant connu que les honneurs d’un CD-R on demand, aucun label n’ayant acquis les droits d’édition en CD…

 

La série des films adaptés des romans de Stéphenie Meyer continue avec Twilight: Eclipse (Twilight, Chapitre 2 : Hésitation). Les producteurs de la saga à succès ne semblent pas particulièrement désireux de maintenir une continuité musicale et se tournent cette fois vers Howard Shore, encore tout auréolé de son triomphe dans l’univers de Tolkien. Les quatrième et cinquième films, Twilight : Breaking Dawn 1 & 2 (Twilight, Chapitre 4 & 5 : Révelation) voient le retour de Carter Burwell. Sans doute une façon de boucler la boucle… L’autre saga vampirique, plus high-tech celle-ci, présente, en 2012, un quatrième volet des aventures de Sélène (Kate Beckinsale) avec Underworld : Awakening (Underworld : Nouvelle Ère). La continuité musicale est toujours assurée par Paul Haslinger (et le disque édité chez Lakeshore Records), qui laisse cependant son fauteuil de compositeur en 2017 à Michael Wandmacher pour un (ultime ?) épisode intitulé Underworld: Blood Wars (CD sorti chez le même label, qui fait preuve ici d’une persévérence notable).

 

Après de multiples allusions dans tout un pan de son œuvre (Batman, Ed Wood, The Nightmare Before Christmas, Frankenweenie entre autres), Tim Burton s’attaque enfin à un projet vampirique digne de ce nom avec l’adaptation au cinéma de la série télévisuelle Dark Shadows. La partition de son alter ego musical, Danny Elfman, permet enfin au compositeur de renouer, et ce même si son écriture a beaucoup évolué, avec une atmosphère gothique proche de Sleepy Hollow, en réalisant quelques clins d’œil aux musiques de la Hammer. Le thème central de cinq notes, tragique, est très bien exploité durant toute la partition. Il est présenté dans le long Prologue, suivi d’un développement choral sublime où l’orchestre tout entier se déchainera quelques mesures plus avant sur un rythme effreiné de quatre notes imposé par les cordes. Les timbales, mystérieuses, grondent au loin dans Deadly Handshake, et les bois (artificiellement réverbérés parfois) ajoutent un contenu très ésotérique. La volonté d’Elfman, assez clairement affichée sans doute peut-être un peu à cause du temp track, est de tisser un lien entre le Dracula de Kilar et son propre univers, et c’est franchement très réussi. Un pur régal.

 

Let Me In

 

En 2010, la Hammer renait de ses cendres avec le remake du film suédois Morse, sorti sous le titre Let Me In (Laisse-Moi Entrer). La musique sera confiée à l’expérimenté Michael Giacchino, qui choisit d’écrire une partition bien plus subtile qu’il n’y parait avec une hégémonie des cordes assez prononcée, soutenues par une harpe aux notes cristallines et des chœurs glaçants, comme dans Hammertime. L’influence d’Howard Shore est assez présente (comme par exemple dans Los Alamos, avec ces longues respirations de cuivres entrecoupées de cordes malsaines) ainsi que l’écriture pour cordes qui rappelle Lost. Giacchino n’en oublie pas pour autant de nous délivrer un thème simple et en même temps très beau (Peeping Owen). Let Me In est souvent considéré comme une musique mineure de la part du compositeur, mais elle regorge pourtant de moments touchants. Subtile, tendue mais aussi délicate, elle ne contient finalement que relativement peu d’éléments horrifiques et demeure l’une des rares incursions cinématographiques du compositeur dans le domaine de l’épouvante. Le disque (édité par Varèse Sarabande) est donc tout à fait recommandable. Autre remake, celui-ci se basant sur un film originel plus ancien (les eighties), l’année suivante, avec Fright Night. Bien moins intelligent et plus prétentieux que son modèle, le film de Craig Gillespie laisse cependant quelque espace à la musique de Ramin Djawadi pour s’exprimer. Si elle ne révolutionne en rien le genre, elle est néanmoins efficace dans le film ainsi qu’en écoute isolée (ce qui est souvent le point faible de ce compositeur, avouons-le) malgré une utilisation un peu systématique et très premier degré des jump scares générant de l’angoisse et du suspense (édité par Varèse Sarabande).

 

Sony Classical sort en 2012 la musique d’Henry Jackman pour Abraham Lincoln, Vampire Hunter (Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires), qui propose une vision particulièrement décalée de l’homme d’Etat américain à l’initiative de l’abolition de l’esclavage. La partition ne parvient malheureusement pas réellement à convaincre en écoute isolée et tombe souvent dans des travers rock ou des morceaux orchestraux un peu convenus. Le maitre Dario Argento y va, lui aussi, de son adaptation vampirique avec un Dracula 3D quelque peu raté. Mais la musique de Claudio Simonetti, au contraire du film, est assez envoutante et utilise des samples orchestraux assez corrects, avec un thème aux notes de piano arpégées, doublées d’un theremin samplé. Simonetti compense la minceur du budget musique par une recherche qui le conduit dans le territoire du score atteint de pianite aigüe, mais qu’importe, l’efficacité est ce qui prime avant tout. La télévision prend elle aussi le mythe du vampire à bras le corps. Après Buffy débarquent sur les petits écrans (plus si petits que ça de nos jours d’ailleurs) Vampire Diaries et surtout Penny Dreadful, signé par le très talentueux Abel Korzeniowski, dont la musique orchestrale, à la fois gothique et romanesque, pleine de thèmes et de motifs accrocheurs, fera le délice de vos oreilles délicates.

 

On l’a constaté, près de cent ans après sa naissance, le mythe du vampire au cinéma (et à la télévision) ne cesse de renaitre de ses cendres. La moindre goutte de sang frais suffit à le régénérer, quitte à ce qu’il vienne ensuite s’abreuver à d’autres gorges offertes. Et si l’inspiration se tarit parfois, le vampire de cinéma est encore loin d’avoir mordu la poussière !

 

Penny Dreadful

Christophe Maniez

Christophe Maniez

Rédacteur
Alors à l'orée de l'adolescence, au début des années 80, le jeune Christophe découvre à la télévision, coup sur coup, deux chefs d'œuvre qui marqueront son esprit à jamais. Le premier, Rocky, fait naitre en lui la jubilation par les mélodies riches en émotion de Bill Conti, devenu maintenant un de ses compositeurs fétiches. Le second, Vertigo d'Alfred Hitchcock, le plonge dans la musique du géant Bernard Herrmann, par le biais d'une partition pleine de mystère et de romance. Puis c'est l'escalade : il est tellement absorbé par la puissance des plus belles pages de la musique de film qu'il en vient à étudier de plus près le solfège et la composition (en quasi autodidacte, d'où son niveau plutôt moyen). Durant les mois suivants, il découvre John Williams et son Return Of The Jedi au cinéma. Transporté par la musique, il devient rapidement fan de ce compositeur. Son cercle de connaissances s'élargit et il en vient, plus tard, à admirer James Horner (un autre de ses compositeurs préférés) et Franz Waxman, notamment. Et puis, en 1989, c'est la claque : alors que tout le monde s'éclate sur la Bat Dance de Prince, il n'a d'oreille que pour les notes du Batman de Danny Elfman (par ailleurs, un des premiers CDs qu'il achète). Depuis lors, son amour pour la musique du compositeur attitré de Tim Burton ne s'est jamais démenti. Aujourd'hui, Christophe erre dans les couloirs obscurs d'UnderScores où il peut disputer le bout de gras avec d'autres êtres atteints du même syndrome que lui. Et l'aventure continue...
Christophe Maniez

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