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Au-delà d’une certaine excentricité punk rock (en réalité très limitée) et aux côtés de réinterprétations de chansons d’époque, Guðnadóttir alterne ses sonorités métalliques habituelles avec une expressivité mélodique sans subtilité aux cordes. La pauvreté de ce décor musical de carton-pâte fait peine à entendre et tient plus de l’esbroufe.
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Pour être franc, ce sont les morceaux des autres artistes qui m’ont le plus marqué (big band et électro bizarre), mais le score fonctionne bien en combinaison avec eux. Guðnadóttir propose un monde musical intéressant, entre néoclassique (le thème d’amour) et sonorités brutes électro-rock-punk.
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Et hop, c’est parti pour Joker 3 et… Hein !?! Ça n’a rien à voir ? C’est dingue ça ! J’avais pourtant cru… Une chose est sûre : ce n’est pas avec ce score et ces chansons, souvent crispantes, que le travail de la compositrice nordique va me plaire. J’en arrive même à me demander si sa musique n’est pas plus fatale qu’une hache Viking.
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Hildur à supporter, ou non ? Certes, elle fait grognasser son gros violon (ça j’aime bien) et son électro corrosive pour incarner la violence, mais l’approche mélodique, réelle, adoucit les mœurs (clin d’œil à un célèbre adagio ?). Au total, un mix romantique à tendance dark : il fallait ça pour célébrer ces fiançailles punk en variante féministe.
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Jusqu’à présent, pour moi Hildur c’est 1* en… 4 albums. Mais heureusement, il n’y a pas que du Hildur dans cette B.O., les chansons apportent une respiration bienvenue. Jack Gyllenhaal s’est visiblement éclaté et le groupe suédois Fever Ray est vraiment étonnant. Et puis comme en plus notre islandaise fait des… mélodies, alors ça va !
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