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« Légère » au regard des nombreux chefs-d’œuvre denses et intenses consacrés du compositeur, cette partition n’en est pas moins une réussite admirable considérant son discours (limpide), son style (à la fois aéré et sophistiqué) et son dosage irréprochable entre exotisme récréatif, effets synthétiques et lyrisme irrésistiblement serein.
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Le type de score qui justifie la qualification d’alchimiste. Pris isolément, des éléments pourraient sembler incongrus ou ridicules (les sons électroniques, la guitare, certaines motifs exotiques…), mais le mélange est d’une puissance évocatrice et narrative presque hypnotique. Le son est au top.
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L’album d’origine ne m’avait jamais vraiment convaincu, et je dois bien reconnaître que cette nouvelle édition, avec ses 20 minutes en plus, ne change rien à l’affaire. Alors oui, c’est joli, souvent apaisant, parfois enlevé et finalement… guère passionnant. Et non, je ne parlerai pas des synthés empruntés à l’ami Chuck Cirino. Pas mauvais… mais bon.
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La médecine par les plantes ? La recette n’est pas 100% bio, les Yamaha génétiquement synthétisés sont de la partie, mais ont gardé leur charme : la lumière caribéenne (thème calypso) et le lyrisme forestier qui traversent le score font la différence. Goldsmith ne se contente pas de colorier mais raconte, et à son top traverse la canopée de son temps.
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Je me souviens parfaitement du choc dans la salle de cinéma. J’avais écouté la B.O. avant de voir le film, et cette scène du début reste un moment magique de découverte sur les images. Une nouvelle édition sans grande nouveauté d’un score que j’adore de toute façon.
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