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Après la douche froide de l’adaptation Netflix de Daredevil, on n’attendait plus rien de Paesano. Non sans surprise, il revient plutôt en forme avec ce mix d’orchestre et d’électro conçu avec application, déroulant avec des atmosphères contemplatives réussies au pied de pics héroïques plus convenus mais parfaitement fréquentables.
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De l’électro-orchestral très fonctionnel dont le style, tout en restant dans le ton de certains précédents opus, doit aussi beaucoup à Joseph Trapanese et Michael McCann. Du travail appliqué donc, mais qui ne contentera guère que ceux qui ont pratiqué assidûment le jeu.
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L’emphase à deux balles que Paesano nous a déjà refilée maintes fois ne fonctionne pas mieux ici qu’ailleurs. Le joueur sera certainement moins intransigeant, mais en l’état, il est plutôt difficile d’arriver au bout de cet album.
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Paesano reprend en partie l’esthétique établie dans les précédents avec les synthés planants et cristallins un peu rétro, et abandonne l’orchestre samplé lourdaud pour de véritables musiciens. Cela fait beaucoup pour générer l’émotion. Dommage que le matériel thématique soit aussi maigre. Une reprise des thèmes précédents aurait été bienvenue.
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Paesano, dont le travail jusque là me rendait assez dubitatif (pour être poli…), réussit un petit exploit : donner à une musique de jeu vidéo une vie propre. Le début est particulièrement réussi. Le tout, assez orchestral, même si on n’évite pas les facilités électro, est suffisamment bien mené pour que l’auditeur ne s’endorme pas.
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