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Debney est de retour avec une nouvelle fantaisie pour chœur et orchestre qui, cette fois, peine à convaincre : l’émotion est présente mais relativement triviale, et certaines magies s’avèrent joliment pachydermiques. Une friandise en tout cas bien plus difficile à avaler que celle de Luck, pour ne citer qu’un exemple récent qui, lui, avait su séduire.
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Une musique d’animation virevoltante, émotionnelle et belle. Certes, Debney ne propose rien qui sorte des sentiers battus. Mais comme ses sentiers sont mieux fréquentés que les déserts de beaucoup de compositeurs, je ne peux que me réjouir. Et si, ami lecteur, tu te demandes s’il y aura une édition CD, je te dirai juste : « Dans tes rêves ! »
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Objectivement, du Debney animé c’est toujours bon : orchestre éclatant, aventure, émotion, chœurs angéliques… et Debney-mousing à foison, mais c’est une contrainte de départ. Toutes les bonnes cases sont cochées, sauf le « plus » d’originalité (ou de mise en forme ?) qui aurait fait résonner cette très jolie partition dans mes rêves.
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Debney prouve que l’on peut encore faire de la bonne musique de film orchestrale, chorale et thématique, sans trop verser dans le mickey mousing (pas révolutionnaire) à mettre dans les oreilles des enfants sans passer par le trip-hop, le reggaeton ou le rap (faudra quand même éluder vite fait les cinq premiers titres horripilants de circonstance).
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Debney est un bon faiseur, c’est un fait. Il est ici particulièrement en verve et inspiré, et nous livre une fort sympathique partition pour ce film d’animation Netflix qui tourne autour des rêves.
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