Hommage à James Horner (4)

Quatrième et dernier volet de notre hommage à James Horner

Portraits • Publié le 10/07/2015 par et

Quatrième et dernier volet de l’hommage d’UnderScores à James Horner (n’hésitez pas à consulter également les trois précédents ici, ici et ici) : les sélections d’Olivier Soudé, qui se concentre sur les films pour la jeunesse, et de Milio Latimier. Nos témoignages s’arrêtent pour l’instant ici, même si ce modeste requiem ne peut s’achever sans une coda à venir très prochainement…

O.D.

 

OLIVIER SOUDÉ – Rédacteur pour UnderScores depuis 2008


S’agit-il simplement d’une question de génération ? La stupeur et l’émotion affichées sur les réseaux sociaux, les médias et les forums spécialisés à l’annonce de la mort de James Horner auront atteint un niveau exceptionnellement rare pour un compositeur hollywoodien. Nombreux sont ceux qui ont du mal à réaliser qu’il ait pu se tuer dans le crash de son biplace le 22 juin 2015. L’aéronautique, son autre passion, nous prive d’un des compositeurs les plus estimés tant par le public que par ses pairs. L’émotion exprimée est sincère et vivement ressentie.

 

L’émotion. Chacun reconnaît que c’est bien là un domaine où le compositeur excellait, lui qui de façon quasi obsessionnelle cherchait toujours à traduire en musique – et il savait le faire magistralement – les sentiments qui marquaient un film. N’était-il pas surnommé « The Emotionalist » ? Aujourd’hui, tous saluent sa mémoire et lui expriment en retour cette émotion à travers les hommages venus du monde entier, qu’il s’agisse d’écrits, d’émissions spéciales de webradio ou de vidéos, en attendant un hypothétique concert hommage déjà envisagé à Los Angeles ou Londres.

 

De ses débuts avec les productions Corman de la fin des années 70 jusqu’à ce jour funeste de l’année 2015, pourtant pleine d’espoirs après les splendides Wolf Totem et Pas de Deux et une poignée de scores déjà en boîte mais encore à venir, James Horner a bercé toute une génération qui a grandi avec les très nombreux films « jeune public » qu’il a mis en musique. Plus que n’importe quel autre compositeur d’Hollywood, en effet, Horner aura participé à des productions (en prises de vues réelles ou d’animation) destinées aux enfants et aux adolescents. On peut en dénombrer facilement une trentaine qui ont connu la voie de l’édition discographique. Paradoxalement, avec le succès mondial de Titanic, Horner accède à la reconnaissance, professionnelle avec deux Oscars, publique avec les ventes record du CD (vendu à 27 millions d’exemplaires) et devient, passé le tournant du siècle, plus sélectif dans le choix de ses engagements professionnels. Il mise alors plutôt sur des drames pour adultes, illustrant seulement quelques films pour le jeune public au cours de ces quinze dernières années.

 

Qu’il s’agisse de traduire l’émerveillement de l’espace, d’incarner des créatures improbables, d’évoquer des mondes imaginaires ou de faire naître l’émotion dans les nombreux films animés qu’il a mis en musique, Horner n’a jamais méprisé le jeune public. C’est même tout le contraire. Possédant une culture musicale d’une richesse inouïe (du classique aux groupes rock de Scandinavie, sa curiosité n’avait pas de limite), Horner, qui enseigna brièvement à l’UCLA, a choisi de sensibiliser le jeune public à la musique orchestrale, en flattant l’intelligence par la beauté de sa musique et en exposant aussi sans doute pour la première fois de sa vie ce jeune public aux merveilles des maîtres passés et présents de la musique classique, de Mozart à Glass, dont Horner choisit de reprendre des pans dans ses compositions. A travers ses scores, combien d’entre nous en sont venus à s’intéresser au scoring des films ? N’est-il pas l’une des voix majeures qui ont su faire naître et grandir notre passion pour la musique de film, voire la musique de concert ?

 

Mais réduire la stupeur et l’émotion ressenties ces derniers jours au seul fait qu’Horner ait effectivement accompagné une période majeure de la vie de nombre d’entre-nous serait injuste. Car par-delà la quantité, on est frappé par l’immense sensibilité musicale d’Horner qui a trouvé, dès ses débuts, un écho immédiat chez les enfants et adolescents. Sensibilité (mais pas mièvrerie) à laquelle s’ajoutent la qualité mélodique, le soucis de l’architecture globale du score (Horner s’est exprimé largement sur son refus de simplement souligner l’émotion scène par scène mais bien de réfléchir à la structure dans son ensemble) et aussi le sens du détail dans l’enluminure de sa musique, notamment par le choix d’instrumentations atypiques.

 

Même si l’immense majorité du public ne réalisera probablement jamais que derrière tous ces films adulés se cachait le même compositeur, chaque enfant en nous voit ici disparaître un homme qui aura tant compté. Avec le temps, la gratitude remplacera peu à peu la tristesse engendrée par sa disparition tragique. La gratitude de nous avoir élevés intellectuellement à travers une musique aussi somptueuse sur le plan formel qu’émouvante sur le plan affectif.

 

Vraiment, merci, Monsieur Horner.

 

HORNER ET LE JEUNE PUBLIC : DISCOGRAPHIE COMMENTÉE


 

BATTLE BEYOND THE STARS (LES MERCENAIRES DE L’ESPACE) (1980)

Un nanar, succédané fauché de Star Wars, avec un débutant nommé James Cameron aux effets spéciaux. Si l’ombre musicale de Star Trek: The Motion Picture (Star Trek : le Film) de Goldsmith écrase la thématique et l’esthétique du score, on détecte immédiatement chez Horner un goût et un talent fabuleux pour décrire l’extraordinaire.

 

 

RASCALS & ROBBERS (1982)

Une production TV CBS inspirée du célèbre livre de Mark Twain pour laquelle Horner enregistre sans doute pour la première fois dans des conditions professionnelles. Il expose de nombreux fondements de son œuvre avec ce score mélodieux et joyeux, hélas méconnu. Les amateurs de Something Wicked This Way Comes (La Foire des Ténèbres) et Star Trek II ne devraient pourtant pas le négliger.

 

 

STAR TREK II: THE WRATH OF KHAN (LA COLÈRE DE KHAN) (1982)

Passer derrière le chef-d’œuvre de Jerry Goldsmith était une gageure que Horner, à seulement 29 ans, relève haut la main, réussissant sans peine à égaler son aîné dans l’évocation de l’utopie des étoiles imaginée par Roddenberry. Un score essentiel.

 

 

 

 

KRULL (1983)

A la tête du London Symphony Orchestra soutenu par les Ambrosian Singers, Horner livre un de ses scores majeurs, d’une richesse thématique supérieure à ce qu’il a pu composer jusque là. Le score évoque une épopée merveilleuse, bien plus exaltante que ne l’est le film qui paraissait déjà ringard à sa sortie.

 

 

 

SOMETHING WICKED THIS WAY COMES (LA FOIRE DES TÉNÈBRES) (1983)

Succédant à Georges Delerue qui a vu son score rejeté, Horner évoque les ténèbres à travers une marche macabre pour Mr. Dark, mais aussi la lumière avec un thème nostalgique formidable pour accompagner les deux enfants au cœur du récit. Ray Bradbury avait déclaré adorer le score.

 

 

 

THE JOURNEY OF NATTY GANN (NATTY GANN) (1985)

Le score original d’Elmer Bernstein ayant été jugé trop americana, Horner réussit à trouver l’équilibre entre évocation des grands espaces et sentiments intimes, amenant l’audience à fondre totalement pour le récit de cette jeune fille et son chien loup.

 

 

 

AMAZING STORIES (HISTOIRES FANTASTIQUES) – ALAMO JOBE (1985)

Pour illustrer cet épisode concentré sur un jeune combattant de quinze ans pendant la bataille de Fort Alamo, Horner compose dix minutes d’un score absolument sublime, entrainant et mélancolique, mêlant au sein de l’orchestre trompette, harmonica, guitare acoustique et même castagnettes.

 

 

 

COCOON (1985)

A nouveau un score majeur pour ce film de science-fiction, pour lequel Horner mêle mystère, humour, jazz et beauté dans un ensemble équilibré absolument parfait.

 

 

 

 

 

AN AMERICAN TAIL (FIEVEL ET LE NOUVEAU MONDE) (1986)

De l’influence de la musique russe associée à la famille de Fievel à la magnifique confrontation finale, véritable feu d’artifice des différents thèmes, en passant par la traversée périlleuse de l’océan superbement mise en musique, Horner assure côté score, mais aussi côté chansons. Qui n’a pas fondu lors de la séquence la séquence de Somewhere Out There ?

 

 

*BATTERIES NOT INCLUDED (MIRACLE SUR LA 8ÈME RUE) 1987)

Si le film louche sérieusement vers Cocoon, Horner intègre dans son score davantage de swing avec un recours fréquent au bigband. Le score alterne également des passages dissonants, et d’autres très mélodiques.

 

 

 

 

PROJECT X (PROJET X) (1987)

Premier film mis en musique par Horner dans lequel on voit les personnages piloter des avions… Au-delà de l’influence de The Blue Max (Le Crépuscule des Aigles) de Goldsmith, Horner inclut des percussions exotiques et un thème à la flûte que l’on retrouvera dans Mighty Joe Young.

 

 

 

WILLOW (1988)

Autre réussite majeure d’Horner, qui s’appuie sur plusieurs influences classiques dont les plus évidentes sont Schuman et Mozart, et livre un score superbe qui évoque parfaitement la magie et l’esprit d’aventure.

 

 

 

 

THE LAND BEFORE TIME (LE PETIT DINOSAURE…) (1989)

Drame animé, sans aucune chanson, ce film resté très populaire auprès du jeune public bénéficie d’un des scores les plus spectaculaires de toute la carrière de James Horner. Le thème principal fut utilisé pendant des années pour le festival de Cannes.

 

 

 

 

HONEY, I SHRUNK THE KIDS (CHÉRIE, J’AI RÉTRÉCI LES GOSSES) (1989)

Horner compose un score léger, comique, au rythme soutenu, qui fait la part belle aux cuivres et aux percussions. Il offre de beaux moments d’émotions, notamment à travers la fourmi qui aide à sauver les enfants.

 

 

 

 

THE ROCKETEER (1991)

Avec pour personnage principal un homme volant, le sujet ne pouvait qu’enthousiasmer le compositeur. Horner épate avec ce score incroyablement énergique et évocateur en signant un nouveau chef-d’œuvre.

 

 

 

 

AN AMERICAN TAIL: FIEVEL GOES WEST (FIEVEL AU FAR-WEST) (1991)

Horner revisite l’univers musical du premier film et introduit un thème western nostalgique pour le vieux shérif absolument bouleversant, avec harmonica et banjo. Les chansons sont encore une fois une réussite.

 

 

 

 

ONCE UPON A FOREST (LE VOYAGE D’EDGAR…) (1993)

Pamphlet contre la pollution, ce dessin animé vaut surtout pour le traitement musical majestueux qu’Horner réserve à la forêt et la magnifique chanson interprétée par Michael Crawford (célèbre pour avoir été le rôle-titre du Phantom Of The Opera d’Andrew Lloyd Webber).

 

 

 

A FAR OFF PLACE (KALAHARI) (1993)

Pour ce film où deux enfants fuient les trafiquants d’ivoire à travers le désert du Kalahari pour sauver leurs vies, Horner compose un thème principal somptueux et des morceaux d’actions redoutables.


 

 

 

WE’RE BACK! A DINOSAUR’S STORY (LES 4 DINOSAURES…) (1993)

Un nouveau dessin animé avec des dinosaures dont l’action se situe dans un New-York contemporain. Sans doute le score le plus lumineux d’Horner pour un film d’animation : un thème principal formidable, un aspect comique très travaillé (avec sifflets et bruits étranges, sonorités synthétiques et soli déjantés de tuba) et un des plus beaux morceaux de sa carrière, Flying Forward In Time.

 

 

THE PAGEMASTER (RICHARD AU PAYS DES LIVRES MAGIQUES) (1995)

Combinaison de prises de vues réelles et d’animation, le film permet à Horner de s’exprimer sur une diversité de scènes, allant de l’effrayant au merveilleux en passant par l’action. Par contre la chanson, composée par Horner, est dispensable.

 

 

 

 

CASPER (1995)

Une nouvelle réussite dont la pierre angulaire est la magnifique berceuse Casper’s Lullaby, dans laquelle le piano, les chœurs d’enfants et les cordes font merveille. L’aspect comique fait écho à Honey, I Shrunk The Kids.

 

 

 

 

BALTO (1995)

Dernier long métrage d’animation mis en musique par Horner, et même si le film est moins connu, le compositeur propose un score dynamique, coloré et passionnant. Le thème principal est exaltant et chacune de ses apparitions propulse le score dans la stratosphère.

 

 

 

JUMANJI (1995)

Fort d’une thématique solide, le score de Jumanji décrit les dangers du jeu, mettant l’accent sur l’action et l’aventure, tout en illustrant par un thème doux et nostalgique l’enfance perdue d’Alan Parrish, petit garçon aspiré par le jeu dont il s’échappe trente ans plus tard.

 

 

 

THE MASK OF ZORRO (LE MASQUE DE ZORRO) (1998)

Qui d’autre que James Horner pouvait imposer un danseur de claquettes sur une partition hollywoodienne ? Après le succès planétaire de Titanic, Horner, très attendu au tournant, délivre un score hispanisant très énergique qui laisse pantois du début à la fin.

 

 

 

MIGHTY JOE YOUNG (MON AMI JOE) (1998)

Fort d’un aspect ethnique très réussi, ce score est couronné par l’ultime piste, Dedication & Windsong, où l’orchestre et le chœur chantant en swahili semblent célébrer l’âme primitive de l’Afrique sauvage. A (re)découvrir de toute urgence.

 

 

 

 

HOW THE GRINCH STOLE CHRISTMAS (LE GRINCH) (2000)

Un score de Noël très réussit, alliant la loufoquerie du Grinch (les musiciens de la section des vents soufflent dans toute sorte d’objets) avec la bonté des sentiments de la jeune héroïne, notamment dans le mélodieux The Sleigh Of Presents. Hélas, l’album est très mal conçu, avec moult extraits de dialogues par-dessus la musique.

 

 

 

THE SPIDERWICK CHRONICLES (LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK) (2008)

Probablement le dernier score orchestral de cette sélection avant qu’Horner n’adopte un style plus épuré et plus électronique. Le thème principal du film rappelle la berceuse de Casper. Les passages d’action sont très enlevés.

 

 

 

 

AVATAR (2009)

James Cameron refusant une thématique marquée, Horner se concentre sur une esthétique quasi-magique pour illustrer le monde de Pandora. Mixant des strates électroniques, la musique porte tout de même la marque de la sensibilité d’Horner. Dommage que la partie score de l’album s’achève de façon abrupte après le fantastique War.

 

 

THE KARATE KID (KARATÉ KID) (2010)

Après Avatar, Horner poursuit son œuvre en incluant bien plus d’électronique qu’auparavant, ou du moins met davantage en avant cette composante au sein de l’orchestre et d’instruments asiatiques.

 

 

 

 

THE AMAZING SPIDER-MAN (2012)

Horner, de plus en plus réfractaire à travailler pour les superproductions hollywoodiennes, signe pourtant pour ce reboot, d’une part parce qu’il accroche bien avec le jeune réalisateur mais aussi parce qu’il voit l’opportunité de se concentrer sur le personnage féminin principal, appelé à mourir dans la suite. A la lecture du script du second opus, il jettera l’éponge… Encore beaucoup d’électronique, et une thématique en deçà de ce à quoi les années 80 et 90 nous avaient habitués.

 

 

 

MILIO LATIMIER – Rédacteur pour UnderScores depuis 2011


48 HRS. (48 HEURES) (1982)

Ce funk mélangeant jazz et orchestre a tellement cartonné qu’il a eu plein de rejetons (pas forcément signés Horner), dont le sombre et poignant Gorky Park et le bruyant et décérébré Commando.

 

 

 

 

KRULL (1983)

Exalté, aventureux, poétique avec un sens du merveilleux étourdissant, tel un démiurge, Horner insuffle la vie à tout un monde de créatures fantastiques et attachantes. Mon Horner de chevet. Il faut une version concert !

 

 

 

 

BRAINSTORM (1983)

Le London Symphony Orchestra et les chœurs des Ambrosian Singers donnent corps à une partition entre rêve et cauchemar, entre vie et mort. Le sens narratif et émotionnel du compositeur y est saisissant.

 

 

 

 

STAR TREK III: SEARCH FOR SPOCK (À LA RECHERCHE DE SPOCK) (1984)

Il fallait choisir entre Battle Beyond The Stars, Star Trek II et III… Les trois sont énormes. J’ai pris celui-là pour les variations sur le thème de Spock, l’émotion plus contemplative et l’exotisme suranné.

 

 

 

 

AMAZING STORIES (HISTOIRES FANTASTIQUES) – ALAMO JOBE (1985)

Ces dix petites minutes condensent tout ce que j’aime dans la musique d’Horner : un excellent thème sur une cadence endiablée ! La même année il signe le magnifique The Journey Of Natty Gann où l’on retrouve l’harmonica.

 

 

 

 

THE NAME OF THE ROSE (LE NOM DE LA ROSE) (1986)

Pari risqué : quelques synthés et samples étranges enluminent de manière inattendue l’atmosphère glaçante et hallucinatoire de l’enquête de William de Baskerville. Percent également quelques rayons d’humanité…

 

 

 

 

ALIENS (ALIENS, LE RETOUR) (1986)

Trouvez l’frein et stoppez l’train ! Horner retrouve la SF pour mon plus grand bonheur avec cette intense partition martiale et horrifique, d’une noirceur jouissive. Chaque minute dynamite la précédente. Mon préféré avec Krull.

 

 

 

 

SNEAKERS (LES EXPERTS) (1992)

Les couleurs instrumentales frappantes de ce score aussi ludique que prenant m’ont souvent apparu comme le pendant sérieux et « évolué » des délires jazzy des débuts d’Horner. Un must, décliné ensuite de nombreuses fois…

 

 

 

 

 

HOUSE OF SAND AND FOG (2003)

Typiquement le score de l’auteur qui aurait dû m’ennuyer à mort. Lent et blafard, des recettes rabâchées… Pourtant, l’émotion est là, à chaque écoute. Inexplicablement, j’y reviens régulièrement. Un vrai mystère !

 

 

 

 

WOLF TOTEM (LE DERNIER LOUP) (2015)

Après avoir laissé Horner de côté pendant de longues années, cet album a fait l’effet d’une réconciliation inattendue. D’une beauté sauvage aboutie et d’une assurance dramatique qui force le respect (et qui serre le cœur).

 

 

 

 

 

 

Olivier Soude

Olivier Soude

Contributeur (2008-2018)
Jamais la conscience du rôle de la musique pour l’écran n’aurait jailli si tôt sans les repiquages (avec les bruits ambiants de la pièce !) de génériques de dessins animés et de génériques de fin de (télé)films dès le début des années 80. A force d’écouter en boucle, forcément, l’intérêt grandit. En 1984, quand sort Indiana Jones And The Temple Of Doom, c’est le choc musical! La K7 de la bande originale du film constitue la toute première pièce de sa collection. Ceci explique sans doute pourquoi pour lui, aujourd’hui encore, l’œuvre de John Williams reste inégalée. Au début des années 90, à la faculté d’Amiens, sa rencontre avec d’autres mordus de béos enracine définitivement sa passion et sa curiosité pour cet art particulier. En 1996, au Barbican Center de Londres, après un concert, il échange quelques mots avec John Williams. Peu de temps avant de débuter la carrière d’enseignant à laquelle il se destine, en 1998, il commence à participer au fanzine Dreams To Dreams. Il s’entretient alors avec certains des compositeurs anglo-saxons qui le fascinent. Sa rencontre à Lunéville en 1999 avec Michael Kamen restera le point culminant des années passées en tant que rédacteur de Dreams Magazine.
Olivier Soude