Lalo Schifrin : mission accomplie
Les biographies de musiciens de cinéma sont suffisamment rares pour que l’on soit en droit de se réjouir lorsque l’occasion se présente enfin d’étoffer un peu notre maigre bibliothèque de béophile. Surtout lorsqu’il s’agit de l’autobiographie d’un compositeur aussi talentueux et versatile que Lalo Schifrin. L’auteur de Mission : Impossible, Bullitt et Dirty Harry (L’Inspecteur Harry) nous entraine ainsi dans un voyage hors du commun… [...]
Festival de musique de film d’Ubeda : Opus IV
Pour la quatrième année consécutive, l’Andalousie accueillera du 9 au 13 juillet le IVème opus du Festival International de Musique de Film d’Ubeda. Désormais considéré à juste titre par la communauté béophile comme un évènement incontournable, le programme des réjouissances s’avère largement à la hauteur des années précédentes. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir la prestigieuse liste d’invités… [...]
Raymond Lefèvre en ballade
Il serait commode de prétexter qu’il est, dans le domaine musical comme ailleurs, des disparitions plus douloureuses que d’autres. Il est en effet probable que le nom même de Raymond Lefèvre n’évoque absolument rien à une large majorité de béophiles de France et de Navarre. Pianiste pour Franck Pourcel et Paul Mauriat, bien connu des nostalgiques des émissions de Guy Lux… [...]
Jaws : un requin dans le moteur
«Quelque chose s’éveille, un grondement inquiétant, un demi-ton s’élève du plus profond des cordes… alors le rythme démarre, lentement, prend peu à peu de l’ampleur… alors peut-être nous ajoutons un tuba…» La petite idée que John Williams soumet ainsi à un Steven Spielberg dubitatif, un jour de 1975, a fait son chemin. Retour sur une partition exemplaire, l’une des plus abouties de son auteur… [...]
La Symphonie Fantastique de Bernard Herrmann
En 1957, le producteur Charles H. Schneer, collaborateur de longue date du grand maître des effets spéciaux Ray Harryhausen avec lequel il a déjà créé quelques-uns des fleurons du cinéma de science-fiction des années 50, se lance pour la première fois dans la fantasy avec The 7th Voyage Of Sinbad (Le Septième Voyage de Sinbad), adaptation très libre des Contes des 1001 Nuits… [...]
Basil Poledouris : l’adieu au roi
C’est en juillet 2006 que Basil Poledouris prit son envol vers l’Espagne pour participer, en qualité d’invité d’honneur, au Festival International de Musique de Film d’Ubeda. Gravement malade, mais également très enthousiaste, il vécut avec intensité chaque instant de son séjour en Andalousie. Ravi de rencontrer ses fans, enchanté de diriger pour la première fois sa suite symphonique de Conan The Barbarian… [...]
Basil Poledouris : farewell to the king
In July 2006, Basil Poledouris traveled to Spain to be the main guest of the Second International Film Music Festival of the City of Ubeda. Already very ill, he was also unstoppable, and enjoyed every minute of his stay in Ubeda. He was delighted to meet his fans, he loved conducting his Conan The Barbarian symphonic suite in front of the audience, and was moved to tears by the long standing ovation following his powerful performance… [...]
Mr. Kamen’s Opus
Troisième édition des Cinéphonies, après-midi du 16 février 2001. En cette dernière journée de festival, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy occupe la scène du théâtre de Lunéville, mais la salle est encore vide… Quelques heures avant l’entrée des spectateurs, Michael Kamen est en pleine répétition. Lors d’un concert privé donné la veille, en marge du festival, il a lui-même dirigé pour la toute première fois son poème symphonique, A New Moon In The Old Moon’s Arms… [...]
Bernard Herrmann : une notice biographique
► 1911 : Naissance à New York, le 29 juin. Bernard est le premier des trois enfants d’Abraham et Ida Herrmann, venus d’Europe de l’Est dans le courant des années 1880 : suivront Louis (1913) et Rose (1914).
► 1924 : Après avoir dévoré le célèbre Traité d’instrumentation d’Hector Berlioz, le jeune Herrmann se met à composer : il s’agit essentiellement de pièces pour piano, quelques musiques de chambre et les esquisses d’un opéra, Herod… [...]
Speed Racer : l’orchestre en pôle position
Curieux que l’annonce du rattachement de Michael Giacchino au Speed Racer des Frères Wachowski n’ait pas immédiatement, et en tout cas en partie, dissipé les craintes quant à l’orientation musicale du projet. Il est vrai que le sujet (le monde de la course automobile) et les premiers visuels dévoilés, compte-tenu de la mouvance actuelle, pouvaient laisser supposer un traitement essentiellement tourné vers des rythmiques électroniques… [...]
The Happening : le non-évènement
Depuis The Sixth Sense (Le Sixième Sens), tout nouveau rendez-vous entre James Newton Howard et M. Night Shyamalan est un événement dont la perspective rejouit à l’avance. Il faut bien avouer que cette rencontre est peut-être ce qui est arrivé de mieux au compositeur jusqu’ici : s’employant, film après film, partition après partition, à tisser un canevas musical propre à l’univers cinématographique du réalisateur… [...]
El Orfanato : l’art et la manière
Il n’est parfois pas inutile qu’une partition revendique avec force conviction, et de la manière la plus brillante qui soit, que sa réussite tient avant toute chose à son articulation au sein du langage cinématographique qu’elle accompagne. Ne cherchez donc dans cet Orfanato ni l’expression franche et nette d’une personnalité musicale identifiable entre mille, ni même les signes d’une volonté farouche de créativité formelle… [...]
Total Recall : Goldsmith dans les étoiles
C’est à l’occasion du dixième anniversaire du film que Varese Sarabande nous offrait enfin dans son intégralité une partition qui s’était d’ores et déjà imposée comme le mètre-étalon de la musique d’action des années 90. Quoi de neuf dans cette réédition ? D’abord plus de trente minutes inédites réparties en 17 morceaux qui s’ajoutent aux 40 minutes que contenait l’édition précédente… [...]
Sunshine : ode à la famille
Tout imposant qu’il puisse être, l’effectif orchestral a toujours été pour Maurice Jarre avant toute chose un vivier sonore aux ressources certes infinies mais à utiliser avec parcimonie, privilégiant ainsi au sein d’une même partition la succession de combinaisons instrumentales réduites, et réservant l’utilisation pleine et entière de l’orchestre à l’évocation de sentiments d’achèvement bien spécifiques… [...]
La Caduta degli Dei : l’anti-Zhivago
«Sa réputation comme musicien de films l’entraîne à collaborer à des productions (…) de plus en plus internationales jusqu’au fameux Dr. Zhivago (…) dont la mélodie de Lara lui vaudra la gloire… et le tarissement de l’inspiration, car il n’arrivera pas à s’en débarrasser pendant des années dans les films suivants, qui en reprennent presque tous les leitmotiv, plus ou moins arrangés»… [...]





