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Les lignes mélodiques lancinantes et le style subtilement épuré, pour cordes, harpe, synthétiseurs et chœur de femmes, distillent une mélancolie du plus bel effet, plus brumeuse qu’enténébrée, le plus souvent quasi fantomatique mais non exempt de douceur, et carrément envoûtante par moment. Une redécouverte majeure.
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Belle exhumation. Avec frugalité et sensibilité, Burwell évoque la mélancolie du passé à la façon d’une légende, avec cordes, harpe, voix et perçus cristallines (Trevor Jones n’est pas loin). Les nappes synthétiques typiquement burwelliennes rajoutent de la tension au drame d’un intime hanté.
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Un score dramatique, mélancolique, nostalgique et un brin… chiantique (oui, je sais, mais c’est pour la rime !). Cela devient peut-être un peu plus intéressant sur la fin, en sachant que l’album ne dure que 38 minutes. Si l’ensemble n’est pas mal troussé, le constat est pourtant net et sans appel : je ne suis hélas pas le client rêvé pour ce genre d’œuvres.
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Les marécages du titre se réfèrent au passé trouble du « héros » autant qu’au paysage de sa jeunesse. Burwell se fait éthéré (orchestre, synthés, chœur discret), brumise en passant une émotion sans gros sabots qui est sa marque : parfois transparent, certes, il sait nous inspirer l’air de rien. Une B.O. propice à la rêverie.
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On exhume pas mal de scores de Burwell en ce moment, et c’est tant mieux, autant le faire de son vivant ! Pour ce joli film anglais sur les difficultés à communiquer, le compositeur nous offre une musique à fleur de peau, belle et solennelle. Merci à Quartet Records !
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