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Desplat marque habilement de son empreinte le film de Tarik Saleh : une approche trouble, tour à tour frappante lorsqu’interviennent piano, percussions et aboiements de flûte, ou plus insidieuse grâce à des sinuosités de cordes et un beau duo hautbois-cor anglais. Dans l’esprit (plus que dans la forme), la chose évoque The Ghost Writer.
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Pour sa première collaboration avec le réalisateur Tarik Saleh, Desplat développe une intéressante musique dramatique non dénuée d’une certaine ironie. On sent le côté film noir teinté de nostalgie, d’où émerge parfois des sonorités orientales. Au fait, vous connaissez l’histoire de la raie publique ? [CENSURÉ]
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Al-Sissi n’étant pas impératrice mais juste Président, Desplat traite sans trop de déliés ce récit de doublure en mode thriller, ses forces restreintes aux limites de la transparence parfois mais avec, comme toujours, un soin des couleurs et de l’écriture qui font dresser l’oreille. Un hommage à Goldsmith, au début ?
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La trilogie égyptienne de Saleh se conclut musicalement toute en subtilité chambriste (on a l’habitude maintenant) par un Desplat inspiré par les intrigues de couloir. Un score tendu mais non dénué de charme, grâce à l’instrumentation et au mode pentatonique hérité de la musique nubienne. Envoûtant mais manquant de serres et de coups de bec.
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Alexandre le grand termine une année somptueuse avec un thriller d’espionnage où les moyens sont moins flagrants. Qu’à cela ne tienne, le compositeur fait dans l’inventivité avec une petite formation et de l’électronique. On pense parfois à son travail pour Wes Anderson.
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