Shadow Of The Wolf (Agaguk) (Maurice Jarre)

Le Chant du Loup

Disques • Publié le 26/06/2019 par

Shadow Of The WolfSHADOW OF THE WOLF (1992)
AGAGUK
Compositeur :
Maurice Jarre
Durée : 46:37 | 7 pistes
Éditeur : Milan Music

 

5 Stars

 

Le producteur français Jaques Dorfmann s’est frotté plusieurs fois à la mise en scène. Capable du meilleur (Le Palanquin des Larmes) comme du pire (Vercingétorix), il nous livre avec Shadow Of The Wolf (Agaguk) un film sympathique. Agaguk, c’est le nom d’un jeune Inuit qui vit dans une tribu traditionnelle dans le Grand Nord canadien au début du vingtième siècle. Il se retrouve accusé d’un meurtre et n’a guère plus qu’une seule solution : fuir pour échapper à un destin funeste. Il est pourchassé par un policier monté dans les étendues sauvages du Grand Nord…

 

Très content de sa collaboration avec Maurice Jarre sur Le Palanquin des Larmes (score injustement inédit), Dorfmann fait une fois encore appel à lui, offrant à Jarre l’occasion de nous démontrer que malgré une décennie de scores synthétiques derrière lui, il est encore capable de composer de très grand morceaux symphoniques. Shadow Of The Wolf marque justement le retour, dans un même film, de segments joués par un grand orchestre et de parties un peu plus minimalistes composées pour des claviers synthétiques (et quelques ondes Martenot). L’ouverture du disque est impressionnante avec ses chants (que l’on suppose Inuits) puis son grand thème puissant et orchestral. Le second morceau purement synthétique, avec ses rythmes syncopés et ses sons un peu vieillots (qui font un peu penser à Tron) jure un peu par rapport au précédent. L’écoute du disque souffre un peu de ce manque d’homogénéité. Mais le sujet du film, le choc des civilisations et la sauvagerie de la nature, justifie l’emploi de ces deux formes musicales. Le morceau final devrait ravir les amateurs de grands morceaux symphoniques généreux avec chœurs, cuivres, orchestre et percussions. Un disque qui demande à être écouté plusieurs fois avant d’en apprécier les formes et contours variés. Le disque se clôt par une chanson des plus adaptées aux paysages neigeux du Canada, interprétée par Nathalie Carsen et composée par Jarre.

 

Shadow Of The Wolf