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Considérant les habitudes d’Edgar Wright, la place accordée ici à la musique de Price est plus importante qu’à l’accoutumée. On regrette d’autant plus que ce dernier n’apporte guère plus qu’un remplissage électro-orchestral qui, s’il participe pleinement à l’esthétique rétro-futuriste, ne fait que rythmer bruyamment l’action.
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Steven Price se place dans les pantoufles musicales d’Harold Faltermeyer et de ses synthés so eighties. Est-ce une demande du réalisateur Edgar Wright, avec lequel il collabore pour la quatrième fois, ou une réelle proposition personnelle ? Au final, le score ressemble à une sorte d’hommage modernisé, souvent trop bruyant et bourrin.
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Le Price du danger ? L’arythmie cardiaque du thème donne le ton : il va falloir courir pour survivre. Le film présentant un futur vu des eighties, la B.O. évoque en partie cette époque et son rock synthétique, ça pulse sans pitié et le reste du temps ça meuble électro. Pas mon genre de sport, mais avec les bonnes chaussures…
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Oscillant entre une mauvaise musique pour jeu vidéo décérébré des années 2000, des références électro-nippones, un temp track allant d’une esthétique à la Tron des Daft Punk (en bien moins orchestral) à un minimalisme de gratte-guitare à la Santaollala, voilà une B.O. qui ne devrait laisser personne indifférent. En bien ou en mal.
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Wright/Price, opus 4. Et on comprend pourquoi, les deux semblent sur la même longueur d’ondes. Je ne suis vraiment pas déçu du voyage ! Un score frénétique, en mouvement – normal ! – et une tonne de motifs et de thèmes. On saute parfois du coq à l’âne dans le même morceau et c’est enthousiasmant. Une réussite pour l’homme qui court.
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