Gil Mellé (1931 - 2004)
Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Ben écoute moi je sais pas. Je suis allé voir sur ce site. Apparemment l'auteur a même contacté le compositeur pour lui demander d'où lui venait son nom.
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
IMDB n'est pas obligatoirement une source fiable et Gil Mellé était peut-être d'humeur taquine le jour où on l'a appelé pour connaitre l'origine de son nom. va savoir...
Re: Gil Mellé (1931 - 2004)

"Mellé, c'est un nom pas très catholique!"
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Il mellé voiles du PS ?
Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Il faut dire que Gil Mellé était aussi réputé pour son caractère peu amène; il s'est fâché avec beaucoup de gens, notamment Steven Spielberg..La carrière de Gil Mellé ne décollera jamais vraiment
Personnalité haute en couleurs, il racontait que Gene Roddenberry l'avait engagé pour écrire une partition électronique destinée à STTMP, jusqu'au moment où les producteurs l'ont évincé au profit de Jerry Goldsmith.
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Un extrait de The Ultimate Warrior (New York ne répond plus en français)
Et un extrait de The Sentinel (La sentinelle des maudits)
Deux films cultes de ma jeunesse
Et un extrait de The Sentinel (La sentinelle des maudits)
Deux films cultes de ma jeunesse

Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
A l'attention de ceux qui seraient assez téméraires pour s'y risquer, le téléfilm est disponible ici.Manuma a écrit : Pas de Killdozer
Il s'agit effectivement de l'adaptation d'une oeuvre de l'un des grands noms de la science-fiction littéraire:Manuma a écrit :(parait-il tiré d'un bouquin de SF pas mal, pourtant ...)

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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
The Sentinel : que voilà un titre véhiculant une bien curieuse ironie sur les terres d'UnderScores, où les sentinelles, justement, pullulent, rivalisant de vigilance, à l'affût tout contre d'étroites meurtrières ou postées dans les tonneaux ventrus des nids-de-pie au sommet desquels l'on peut, à loisir, détailler les moindres reliefs du vaste paysage béophile. Mais l'impensable a eu lieu : le score de Gil Mellé s'est faufilé entre tous les regards, au point même de berner les tauliers de l'UnderScorama, qui n'ont pourtant pas coutume de laisser filer les productions La-La Land. Le vieux Van Cleef himself, son appétit éveillé par les premières annonces de la bête, doit admettre n'avoir été guère exemplaire. Le hasard, qu'il soit remercié avec force courbettes, a néanmoins rafraichi ma mémoire traitresse. Et me voici en mesure à présent de congratuler la bête, qui le vaut sacrément. Même s'il ne réédite pas ici le coup de force nihiliste d'Andromeda Strain, Mellé n'envisage pas un seul instant de laisser l'épouvante traîner la patte sur les sentiers portant les milliers d'empreintes de ses prédécesseurs trop scolaires. Sous son impitoyable férule, les épanchements de terreur parlent d'une voix sépulcrale à l'intellect autant qu'ils martyrisent l'estomac en l'accablant de noeuds douloureux. The Sentinel est une oeuvre exigeante et moderne, racée quoique rarement aimable, jamais cheap lorsqu'elle triture de menaçants timbres électroniques à des fins sataniques. A vos porte-monnaie, gentlemen !
Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Ca fait un moment qu'il est chez moi, qui l'attendait avec impatience depuis le jour ou j'ai découvert ce film dans les années 70. D'ailleurs le film est sorti en blu-Ray/DVD il n'y a pas longtemps. Et il vaut vraiment le coup.
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Je me souviens que tu t'étais déclaré intéressé au plus haut degré d'incandescence par cet album... Eh bien, justement, bougre de toi ! Au lieu de venir rouspéter chaque semaine que Young et Donaggio ont été frustrés des privilèges du CD, tu aurais pu gratifier ce compositeur trop discret qu'est Mellé d'au moins deux ou trois mots enthousiastes ! Faut bien que quelqu'un se dévoue, puisque toi et moi sommes apparemment les deux seuls valeureux mélomanes à s'être repu de The Sentinel. Hélas ! Au vu de cette foule en liesse, c'est pas demain la veille que surgira du néant post-apocalyptique où il se désagrège l'excellent The Ultimate Warrior, du même Gilou.Mortimer a écrit :Ca fait un moment qu'il est chez moi, qui l'attendait avec impatience depuis le jour ou j'ai découvert ce film dans les années 70.
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Vu le film récemment, acheté le CD, écouté et grandement apprécié !!
Je le recommande vivement à tous. Gil Mellé reste un compositeur sous représenté et sous apprécié qui ne le mérite pas.
(merci du rappel à l'ordre, Lee
)
Je le recommande vivement à tous. Gil Mellé reste un compositeur sous représenté et sous apprécié qui ne le mérite pas.
(merci du rappel à l'ordre, Lee

Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Morty ne veux pas croire que les forumeurs ne sont pas d’ardents lecteurs des rubriques d’Underscores. Et quand Morty écrit qu’il est intéressé par un score cela devrait mettre la puce à l’oreille de chacun car Morty n’est pas,telle une mouche, attiré par de la merde.Lee Van Cleef a écrit :
Je me souviens que tu t'étais déclaré intéressé au plus haut degré d'incandescence par cet album...
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Julien, Manuma, le trop tôt volatilisé Emissary, on en dénombre quelques-uns, dans l'historique au sternum apparent de cette modeste alcôve, qui déplorèrent d'une seule voix chagrine la mauvaise fortune dont fut plus souvent qu'à son tour victime Gil Mellé. Et si les ingrates seventies se gardèrent dans l'ensemble de le combler de bienfaits, quelle malédiction pointer du doigt lors de la décennie suivante ? Le compositeur lui-même, de moins en moins stimulé par les bis en plastoc qui constituaient au cours de ladite période son insipide ordinaire, finit de guerre lasse par rendre les armes, comme l'atteste plutôt éloquemment Starcrossed ; un Starman de pacotille se voulant sans y croire une seconde d'obédience futuriste, et qu'un Mellé semblablement je-m'en-foutiste traduit par des synthés désormais orphelins des hautes et râpeuses exigences de son classique Andromeda Strain. N'eussent été quelques fugaces flammèches d'inspiration, l'on aurait pu jurer avoir affaire ici à n'importe quel mercenaire rompu aux piaulements Bontempi... "It looks like a job for BSX", serait tenté d'ironiser le béophile un tant soit peu routard, quoiqu'il s'agisse en réalité de sa succursale Dragon's Domain, férue dans d'identiques proportions de partoches sans un sou vaillant.
Voici donc, semblerait-il bien, un énième de ces très oubliables albums comme les bougres les sacralisent... Sauf que celui-ci, conçu tel un double feature à destination du plus proche drive-in, a pris soin de nous réserver en ouverture de programme The Intruder Within — qui se révèle d'un gabarit tout autre ! En 1981, Mellé n'avait pas encore égaré ses (bons) réflexes des années 70, et cet ersatz nautique d'Alien en jouit à gros rendement. Quand maints de ses confrères, à l'époque, touillaient avec une ardeur toute relative le porridge coagulé des séries B les plus routinières, l'ami Gillou, pas encore contaminé par l'indolence générale, se livrait comme ici à de passionnantes fusions électro-acoustiques. Il en résulte une atmosphère à couper au hachoir et, dans le dernier tiers notamment, des gerbes de violence où l'ancien jazzman démontre qu'il a su conserver le souvenir du mot tempo. Ne pérorons pas davantage, The Intruder Within est un excellent cru. Pourvu que The Ultimate Warrior ait enfin droit un jour à des honneurs discographiques comparables ! En double programme avec Blood Beach, moi, ça m'irait nickel chrome...
Voici donc, semblerait-il bien, un énième de ces très oubliables albums comme les bougres les sacralisent... Sauf que celui-ci, conçu tel un double feature à destination du plus proche drive-in, a pris soin de nous réserver en ouverture de programme The Intruder Within — qui se révèle d'un gabarit tout autre ! En 1981, Mellé n'avait pas encore égaré ses (bons) réflexes des années 70, et cet ersatz nautique d'Alien en jouit à gros rendement. Quand maints de ses confrères, à l'époque, touillaient avec une ardeur toute relative le porridge coagulé des séries B les plus routinières, l'ami Gillou, pas encore contaminé par l'indolence générale, se livrait comme ici à de passionnantes fusions électro-acoustiques. Il en résulte une atmosphère à couper au hachoir et, dans le dernier tiers notamment, des gerbes de violence où l'ancien jazzman démontre qu'il a su conserver le souvenir du mot tempo. Ne pérorons pas davantage, The Intruder Within est un excellent cru. Pourvu que The Ultimate Warrior ait enfin droit un jour à des honneurs discographiques comparables ! En double programme avec Blood Beach, moi, ça m'irait nickel chrome...
Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Ah oui tiens, c'est sorti en cd ? Il faudra que j'écoute ça. Les disque de Mellé sont tellement rares que ça vaut toujours le coup de les signaler. Sur youtube on peut voir un précieux document. Gil Mellé, qui nous présente son percussotron pour Le Mystère Andromède :
Assez incroyable quand même les sonorités de cet instrument
Assez incroyable quand même les sonorités de cet instrument
- Lee Van Cleef
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Re: Gil Mellé (1931 - 2004)
Évacuons d'emblée les possibles quiproquos : Gold of the Amazon Women n'ébauche pas même l'ombre d'un quelconque brouillon "indianajonesque", ni dans ses péripéties de carton-pâte où le (grand !) spectacle est exclusivement circonscrit aux formes toujours aussi orgueilleuses d'Anita Ekberg, ni dans la musique de Gil Mellé. Chez ce dernier, ne flottent pas davantage de remugles corsés du bon vieux swashbuckler d'antan ou des serials aux péripéties à tire-larigot — de quoi se la prendre et se la mordre, comme l'on dit, avec une inqualifiable vulgarité, pour exprimer le pinacle de la déception ? Franchement, eu égard à l'excellente tenue de l'ensemble, ce serait nigaud de s'adonner à je ne sais quelle mutilation pénienne. Aux antipodes de ses œuvres, disons, "difficiles", le compositeur met le holà sur sa foncière concupiscence envers l'avant-gardisme plus ou moins haillonneux et joue, à bouche que veux-tu, la carte du pur divertissement. Mais il le fait sans rien sacrifier de ses exigences, multipliant les atmosphères de jungle sixties, les roboratives petites trouvailles formelles et les flambées d'action remarquablement construites. Mon vieux chat du Cheshire va prendre son panard, c'est certain ; les autres aussi, pour peu qu'ils claquemurent dans les profondeurs de leur poche, avec un mouchoir glaireux par-dessus, l'aréopage d'expressions faciales guère amènes, entre froncements de sourcils augurant l'orage et lèvres rendues ballantes par le dédain, que les frères Pétard de l'édition BSX et Dragon's Domain drainent ainsi qu'une malédiction séculaire partout où ils vont.