Achats Blu-ray

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Dadid
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Re: Achats Blu-ray

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:shock: 8-)
Extraordinaire ! Deux "merveilles" en effet, que j'ai heureusement déjà dans des éditions DVD peu prestigieuses, sinon j'aurais du débourser pour celles-ci... à moins que, alléché par des bonus...

TERREUR... est bien sympa en effet, avec ses créatures frisbies volantes et un Martin Landau en transe. :D (Pas vu à sa sortie ciné, mais marqué par un extrait à la tété !)

HUMANOID... c'est très bien aussi : un festival pré MeToo de pauvrettes dénudées poursuivies par des hommes-poissons libidineux et dégoulinants d'algues, plus Vic Morrow ET le sublimissime Doug McClure. Et une chouette fin. Que demande le peuple !? Mon 1er film interdit aux moins de 13 ans. :mrgreen:
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Lee Van Cleef
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Re: Achats Blu-ray

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Ce poster d'Humanoids from the Deep, par tous mes érémitiques aïeux ! Une pure merveille d'horreur vintage, attribuée tantôt au grand Renato Casaro, tantôt à un Bob Larkin pas beaucoup moins excellent — et qui me semble être le plus crédible des deux candidats. Comme de bien entendu, le film, fac-similé avarié du triomphal Jaws, ne se hisse jamais à de si adorables hauteurs graphiques. Mais le latex pas si vilain moulé à l'économie par Rob Bottin, tout proche à l'époque de frapper aux portes de la gloire, et la musique tonitruante, l'oeuvre d'un autre néophyte de génie qu'il ne paraît cette fois point utile de nommer en ces doctes lieux, aident à pardonner bien d'apathiques mollesses... au même titre qu'un quota de tétons turgescents réfutant toute pingrerie.
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DarkCat
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Re: Achats Blu-ray

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Et c'est d'ailleurs bel et bien l'affiche de ce "Monstres de la mer", qui illustre la couverture du premier volume de "Ze Craignos Monsters", de ce cher (surtout quand on voit les prix actuels des trois premiers tomes :lol: ) JPP.
Scorebob
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Re: Achats Blu-ray

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Terreur extra-terrestre sorti 3 ans après CEOTK et dont le titre Anglais était Without Warning je crois avec ce chasseur extra-terrestre lanceur de shurikens vivants genre étoiles de mers vampires , le sous titre Français était amusant:

http://cosmofiction.unblog.fr/2014/08/1 ... stre-1980/

L'ancêtre à faible mobilité du Prédator en quelque sorte.
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Lee Van Cleef
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Re: Achats Blu-ray

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Les esprits curieux qui auront donné sa chance à Il Profumo della Signora in Nero en pensant se régaler d'un Gaston Leroux all'italiana en seront pour leurs frais. Et sans doute l'incipit du film, où Mimsy Farmer en laborantine de fortune déambule au milieu d'éprouvettes multicolores tout en débitant quelques lambeaux de dialogues ciselés ("Qu'est-ce que vous faites, là ? — Ben, je vérifie la température. — Ah, c'est très bien."), leur fera-t-il craindre a contrario un nanar de l'eau la plus tourbeuse. Néanmoins, passé une première bobine dont on ne peut effectivement guère dire qu'elle envoie du pâté en croûte, se dévoile par touches dosées avec une habileté diabolique un récit fascinant. Parachutée loin du Pays des Merveilles, la blonde Alice de Lewis Carroll, que le film cite littéralement à plusieurs reprises, se débat tant qu'elle peut dans les méandres de terrifiantes névroses qui font d'elle la soeur de sang de Catherine Deneuve dans Répulsion... Jusqu'à ce qu'un épilogue en forme de sidérant électrochoc ne brouille un peu plus encore des cartes déjà livrées au chaos. Et Il Profumo... de s'achever transi de froid et perclus de ténèbres, tandis que se dévide une dernière fois l'envoûtante berceuse de Nicola Piovani.
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Lee Van Cleef
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Re: Achats Blu-ray

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Les séries noires casant dans leur galerie de personnages un toiletteur pour chiens en cheville avec de peu fréquentables sires, on n'en croise déjà pas à tous les coins de rue. Mais combien de chances avais-je d'en visionner deux à quelques jours d'intervalle seulement ? Cet improbable doublé a d'abord pris forme avec Dogman, où l'ami des bêtes est interprété par les incisives protubérantes et le cou préhensible de Marcello Fonte, acoquiné bien malgré lui à un Hercule gentiment cinglé dont il ne se libèrera qu'au terme d'une farandole de combines minables et de mesquineries blêmes. Le tout serti comme un colifichet sans éclat dans l'urbanisme lépreux qui ronge les côtes italiennes...

Le film s'avère tout à fait réussi, mais je confesse un penchant certain pour l'autre volet de mon étrange diptyque canin. Mieux encore : The Black Marble (soyons charitables, et n'épiloguons pas sur son bouleversifiant titre français : Flics-Frac) est un authentique coup de coeur, un de ces petits miracles d'émotion et de charme qui ne payent pas de mine, mais vous attrapent avec une facilité déconcertante et font de vous ce qu'ils veulent. Autour du chantage au clébard qu'ourdit cahin-caha le formidable Harry Dean Stanton, deux flics abimés par la vie se toisent en... chiens de faïence, découvrent l'un sur le compte de l'autre des choses qui les bouleversent, puis, son cynisme à elle se dissolvant au contact de sa morne solitude à lui, finissent par soupirer d'aise devant le jeunot James Woods en sympathique violoneux des rues — flanqué pour la circonstance d'un Maurice Jarre tout feu tout flamme à l'idée de gratifier d'un baise-main un classique des romances russes. Merci au chevelu Jean-Baptiste Thoret d'avoir inclus à sa collection Make my day ! ce merveilleux "petit" film.
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Re: Achats Blu-ray

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Je voulais simplement saluer ici le travail remarquable des équipes du Chat Qui Fume; j'ai reçu ce matin l'ultra HD bluray de mon fétiche LINK, et le travail effectué sur l'image et le son (enfin en V.O. !!!!!!!) est simplement ébouriffant !
Continuez de nous ressusciter des pépites les gars ! :) [monkey] et merci !!!
Where ignorance is bliss, 'tis folly to be wise...
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Dadid
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Re: Achats Blu-ray

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Le gros défaut c'est que la VO est en mono, dommage (car n’existant pas en stéréo ?), la BO en pâtit, et la version américaine est la plus courte (il y manque quelques scènes intéressantes) bien que comportant la scène d'ouverture "bricolo de seconde équipe" hors de propos avec le chat (qui sent le rajout projo test)... ceci dit c'est mieux que rien, on a le choix, et au moins de la HD sur la version courte. :D
BOF79370
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Re: Achats Blu-ray

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Le Chat qui fume propose 3 versions du film : l'américaine (la + courte) dont on peut douter de l'intérêt, la version "internationale" qui figure sur le disque 4k et une version composite bien plus longue.
Je n'ai regardé que la version 4k et ai vraiment apprécié ce film que j'avais loupé à sa sortie. Et quelle musique de Jerry Goldsmith...
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Lee Van Cleef
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Re: Achats Blu-ray

Message non lu par Lee Van Cleef »

La faute à pas de bol, n'ai-je plus qu'à me répéter en guise d'un peu de consolation. N'empêche que si j'avais découvert quelques mois plus tôt Bian Yuan Ren (Man on the Brink), second film d'Alex Cheung après un Cops and Robbers déjà bardé ici même d'une rutilante batterie de médailles par mes mains parcheminées, je me serais fait un plaisir de caser dans mes papiers "spécial Hong Kong" cet indiscutable morceau du polar local où baguenaudent quelques notes de musique familières — en l'occurrence celles de Jaws 2 et Rocky. De très répréhensibles combines, il est vrai, mais qui n'entachent en rien la beauté âpre d'une oeuvre coup-de-poing-dans-les-molaires. Rarement le genre du "flic sous couverture" m'aura autant pris aux tripes, et jamais peut-être je n'avais vu l'un de ses représentants mettre si rageusement en pièces les idéaux de son héros, victime ici d'un terrible chemin de croix au bout duquel l'attend un destin sans rien de commun avec les rêves chevaleresques qu'il puisait parfois au fond de quelques cannettes de bière. Sacré film.
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Lee Van Cleef
Inside Man
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Re: Achats Blu-ray

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Robert Jabbaz voyait grand, pas d'erreur. Selon ses dires, Ku Bei (The Sadness), son galop d'essai derrière la caméra, se veut un miroir grotesquement déformant de l'infinie frustration qui nécrose l'actuelle société taïwanaise, entre le joug toujours plus menaçant de Pékin et les nuées de téléphones dessinant une titanesque barricade derrière laquelle se retranchent des citoyens hagards. Et le vieux Van Cleef est passé à deux doigts de mordre à l'hameçon devant la mémorable scène du métro, où la promiscuité inhérente aux lieux, boursouflée de rancoeur et de quant-à-soi, explose soudain en d'écarlates torrents. Évidemment, c'était trop édénique pour durer. Dès la bobine suivante, la routine quelque peu cyclique de l'horreur de série B reprend ses droits, amoncelant péripéties hystériques et morts brutales avec l'aide d'un budget hémoglobine qu'on suppose colossal.

Un peu d'iconoclasme dénude encore parfois ses crocs, en premier lieu dans cette allocution hénaurme où le président chinois, visiblement prêt à saisir la fallacieuse aubaine de marcher sur Taïwan, goûte à son corps défendant à un sandwich à la grenade. C'est néanmoins un peu frugal, une parenthèse vite close dans un récit calibré qui cite les premiers bouquins de James Herbert, le comic book extrémiste Crossed et The Crazies de Romero. Ku Bei se cramponne pourtant avec obstination à la mémoire, cristallisant son irréfutable impact autour des terrifiants sourires qui sont comme des croissants barbouillés de rouge sur les visages des badauds infectés, soulagés par un mal mystérieux de toutes leurs inhibitions et rendus à une essence primitive où clignotent en lettres au néon deux uniques désirs : massacrer et baiser. La quiddité définitive de la race humaine ?
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