Hook ou la quintessence musicale

Hook ou la quintessence musicale

Avec Hook, John Williams voit aboutir en 1991 un projet qui lui tient à cœur depuis une décennie. Mais c’est avec le temps et l’évolution de son œuvre que le score de Hook a achevé d’acquérir son statut de chef-d’œuvre, tant par sa richesse thématique longuement mûrie que parce qu’il évoque merveilleusement tous les aspects de son sujet…

Ray Harryhausen par Bernard Herrmann

Ray Harryhausen par Bernard Herrmann

En 1957, le producteur Charles H. Schneer, collaborateur de longue date du grand maître des effets spéciaux Ray Harryhausen avec lequel il a déjà créé quelques-uns des fleurons du cinéma de science-fiction des années 50, se lance pour la première fois dans la fantasy avec The 7th Voyage Of Sinbad, adaptation très libre des Contes des 1001 Nuits…

Le Hobbit : le retour d’Howard Shore

Le Hobbit : le retour d'Howard Shore

Il est évident que le regard de Shore porte loin. Aussi soucieux de la cohérence de son illustration musicale que J.R.R. Tolkien l’était pour l’histoire et la géographie de son monde littéraire, le compositeur a déjà à l’esprit non seulement les deux films suivant qui compléteront le voyage de Bilbo, mais aussi les trois racontant la chute de The Lord Of The Rings

The Dark Knight Rises : Zimmer over the top

The Dark Knight Rises : Zimmer over the top

«Tu te bats comme un jeune homme, tu donnes tout à chaque coup, sans t’économiser», ironise Bane pendant qu’il martyrise Batman. On a envie de dire la même chose à Zimmer, tant sa musique pour The Dark Knight Rises dégage une énergie phénoménale. C’est que le musicien a les mains libres, James Newton Howard ayant décliné l’invitation

Prokofiev / Eisenstein : l’opéra-cinéma

Prokofiev / Eisenstein : l'opéra-cinéma

La rencontre entre Eisenstein et Prokofiev est considérée comme étant l’une des plus exemplaires de l’histoire du cinéma. Tout au long de sa vie, Sergei Prokofiev a prouvé qu’il possédait un sens assez exceptionnel de l’épopée. Eisenstein savait donc à qui il s’adressait lorsqu’il lui commanda de composer les partitions d’Alexandre Nevski et des deux volets d’Ivan le Terrible

Waldo de los Ríos : un petit air de perversion

Waldo de los Ríos : un petit air de perversion

De notre côté des Pyrénées, si tant est qu’on s’en souvienne, le nom de Waldo de los Ríos fleure bon les arrangements dits « grand public » (avec tout ce que cela insinue de péjoratif au yeux de bien des esprits critiques) de musiques classiques, de films, de standards du jazz ou de variété, particulièrement en vogue jusqu’au début des années 80

Conan : la saga épique de Basil Poledouris

Conan : la saga épique de Basil Poledouris

La partition composée par Basil Poledouris pour le film de John Milius s’ouvre sur une scansion barbare et belliqueuse, une forme d’hommage à la divinité vénérée par Conan. Ce thème puissant et viril est l’incarnation du pouvoir tutélaire du dieu, qui a donné aux hommes le secret de l’acier, comme Prométhée leur a donné le secret du feu

Brainstorm, le chef-d’oeuvre de James Horner

Brainstorm, le chef-d'oeuvre de James Horner

Brainstorm offre un commentaire philosophique en avance sur son temps sur les dégâts possibles de la réalité virtuelle sur la psyché humaine. Musicalement parlant, il constitue aussi une forme de miracle dans l’industrie du cinéma, à la confluence de registres divers, et témoigne de l’étendue de la science et du talent d’un compositeur pas encore trentenaire

Willow : les toiles abstraites de James Horner

Willow : les toiles abstraites de James Horner

La partition composée par James Horner en 1988 pour Willow est particulièrement intéressante si l’on considère l’approche choisie par le compositeur d’un univers familier au spectateur, celui du merveilleux et de l’aventure que George Lucas avait ressuscité dix ans plus tôt avec Star Wars, et pour lequel John Williams avait choisi de créer un lien de familiarité avec le spectateur

The Kentuckian : l’Amérique pionnière

The Kentuckian : l'Amérique pionnière

Autant Garden Of Evil, illustré par Bernard Herrmann l’année précédente, est un western sombre, psychologique et violent, au ton resserré, autant The Kentuckian, réalisé par Burt Lancaster en 1955, repose sur un mythe ancré dans la culture américaine, celui de l’homme honnête, courageux, idéaliste et proche de la Nature…

Garden Of Evil : le crépuscule du western

Garden Of Evil : le crépuscule du western

Garden Of Evil (Le Jardin du Diable), réalisé en 1954 par Henry Hathaway, constitue l’une des rares incursions de Bernard Herrmann dans le genre très codé du western. Concernant le traitement du scénario de Frank Fenton par le réalisateur, le Dictionnaire du cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon pointe pertinemment les accents sur lesquels insiste le récit - le morbide, l’attente et la violence sous-jacente…

L’orchestre sur le bout des doigts

L'orchestre sur le bout des doigts

Quelle que soit la manière dont on envisage sa musique, il paraît bien difficile de dénier à Herrmann le privilège d’incarner, sans doute plus que tout autre musicien américain de l’Age d’Or, l’idée selon laquelle chaque film appelle un traitement musical spécifique, que ce soit en termes d’à-propos dramatique ou d’instrumentation et d’orchestration

La baguette magique de John Williams

La baguette magique de John Williams

En l’espace de 7 tomes et de 5 adaptations cinématographiques, Harry Potter a envahi l’imaginaire de millions d’enfants dans le monde… et celui de leur famille ! Les aventures du jeune apprenti sorcier ont fait la fortune de Joanne Kathleen Rowling, avec plusieurs centaines de millions d’exemplaires vendus autour du globe. Traduit en 47 langues, il a remporté partout le même succès…

Jaws : un requin dans le moteur

Jaws : un requin dans le moteur

«Quelque chose s’éveille, un grondement inquiétant, un demi-ton s’élève du plus profond des cordes. Le rythme démarre, lentement, prend peu à peu de l’ampleur… alors peut-être nous ajoutons un tuba…» La petite idée que John Williams soumet ainsi à un Steven Spielberg dubitatif, un jour de 1975, a fait son chemin. Retour sur une partition exemplaire