Hook ou la quintessence musicale

Hook ou la quintessence musicale

Avec Hook, John Williams voit aboutir en 1991 un projet qui lui tient à cœur depuis une décennie. Mais c’est avec le temps et l’évolution de son œuvre que le score de Hook a achevé d’acquérir son statut de chef-d’œuvre, tant par sa richesse thématique longuement mûrie que parce qu’il évoque merveilleusement tous les aspects de son sujet…

Gianni Ferrio (1924-2013)

Gianni Ferrio (1924-2013)

Bien entendu, s’ils n’ont fort heureusement pas tardé à saluer la mémoire de Gianni Ferrio, décédé ce lundi 21 octobre 2013 à l’âge de 88 ans, les médias internationaux ont d’abord et avant tout retenu au travers des mêmes communiqués qu’il fut le célèbre auteur de la chanson Parole Parole, destinée à l’origine à Mina et Alberto Lupo

Damon Intrabartolo (1974-2013)

Damon Intrabartolo (1974-2013)

Nous le connaissions avant tout en tant que chef d’orchestre et orchestrateur de John Ottman. Treize années de collaboration qui, de The Cable Guy en 1996 à Valkyrie en 2008, l’ont amené à travailler pour des partitions aussi diverses que celles de Goodbye Lover, Lake Placid, Superman Returns, Fantastic Four, X2 : X-Men United, Gothika, Hide And Seek, Invasion

Ray Harryhausen par Bernard Herrmann

Ray Harryhausen par Bernard Herrmann

En 1957, le producteur Charles H. Schneer, collaborateur de longue date du grand maître des effets spéciaux Ray Harryhausen avec lequel il a déjà créé quelques-uns des fleurons du cinéma de science-fiction des années 50, se lance pour la première fois dans la fantasy avec The 7th Voyage Of Sinbad, adaptation très libre des Contes des 1001 Nuits…

Lawrence Ashmore (1930-2013)

Lawrence Ashmore (1930-2013)

Singulier parcours que celui de Lawrence Ashmore, élève du Trinity College of Music puis du Royal College of Music à Londres où lui sont enseignés la composition et la pratique de la contrebasse et du tuba. Au milieu des années 50, le jeune homme commence sa carrière auprès du compositeur Gerald Finzi puis devient musicien d’orchestre

Armando Trovajoli (1917-2013)

Armando Trovajoli (1917-2013)

«La voix de Rome s’est éteinte.» C’est par ces mots que le maire de la capitale italienne a salué la disparition d’Armando Trovajoli, survenue le 28 février dernier. Cette jolie formule suffit à souligner la place qu’occupait dans le cœur des italiens un musicien dont le nom n’est pas excessivement connu ailleurs, ni des cinéphiles ni des passionnés de musique de film

Le Hobbit : le retour d’Howard Shore

Le Hobbit : le retour d'Howard Shore

Il est évident que le regard de Shore porte loin. Aussi soucieux de la cohérence de son illustration musicale que J.R.R. Tolkien l’était pour l’histoire et la géographie de son monde littéraire, le compositeur a déjà à l’esprit non seulement les deux films suivant qui compléteront le voyage de Bilbo, mais aussi les trois racontant la chute de The Lord Of The Rings

Normand Corbeil (1956-2013)

Normand Corbeil (1956-2013)

Après diverses productions ou co-productions canadiennes, c’est le monde vidéoludique qui apporte la reconnaissance à Normand Corbeil, notamment sa collaboration avec la compagnie Quantic Dream et son travail sur Heavy Rain en 2010, un jeu en forme de film noir interactif qui lui permet de tisser une superbe atmosphère et des thèmes particulièrement envoûtants

Rolf Wilhelm (1927-2013)

Rolf Wilhelm (1927-2013)

Né le 23 juin 1927 à Munich, Rolf Alexander Wilhelm prend ses premières leçons de piano à l’âge de sept ans puis étudie à Berlin avant de rejoindre en 1942, grâce à une dérogation délivrée par la pianiste Grete Hinterhofer, le conservatoire de Vienne où il côtoie un monde musical d’une richesse exceptionnelle, celui de Strauss et de chefs d’orchestre prestigieux

Richard Rodney Bennett (1936-2012)

Richard Rodney Bennett (1936-2012)

Diplômé de la Royal Academy Of Music, dépositaire d’un style musical parfois dénommé «sérialisme post-romantique» et auteur de plusieurs centaines de musiques de chambre, concertos, symphonies, œuvres chorales et opéras, Richard Rodney Bennett jalonne une large partie de sa carrière de partitions pour le grand écran. Retour sur une carrière exemplaire

Ravi Shankar (1920-2012)

Ravi Shankar (1920-2012)

L’annonce de sa disparition aura mis en émoi la communauté musicale toute entière : les hommages qui se sont bousculés dans la presse et sur les réseaux sociaux suffisent sans doute à donner la mesure de l’influence, tant artistique que spirituelle, que le musicien indien Ravi Shankar a exercé de par le monde tout au long d’une longue carrière débutée en 1938

Bernardo Bonezzi (1964-2012)

Bernardo Bonezzi (1964-2012)

Si les cinéphiles français avertis associeront volontiers les noms du réalisateur Pedro Almodóvar et de son actrice fétiche d’alors, Victoria Abril, au mouvement artistique émancipatoire la Movida madrileña, peu d’entre eux par contre se souviendront que le compositeur Bernardo Bonezzi en fut l’une des figures majeures, et l’un des visages les plus juvéniles

The Dark Knight Rises : Zimmer over the top

The Dark Knight Rises : Zimmer over the top

«Tu te bats comme un jeune homme, tu donnes tout à chaque coup, sans t’économiser», ironise Bane pendant qu’il martyrise Batman. On a envie de dire la même chose à Zimmer, tant sa musique pour The Dark Knight Rises dégage une énergie phénoménale. C’est que le musicien a les mains libres, James Newton Howard ayant décliné l’invitation

Joel Goldsmith (1957-2012)

Joel Goldsmith (1957-2012)

Né le 19 novembre 1957, Joel baigne dès son plus jeune âge dans la musique et le cinéma et c’est tout naturellement qu’il rejoint ces deux milieux dès la fin des années 70 en tant que mixeur son pour le producteur Charles Band. En compagnie du frère de celui-ci, Richard Band, il débute bientôt sa carrière de compositeur en co-signant avec lui la musique de Laserblast

Le mot de la fin ?

Le mot de la fin ?

«Musique élégante écrite par un homme élégant.» C’est avec cette formule signée par le compositeur William Ross que se clôt aujourd’hui notre hommage à Georges Delerue

Rencontre avec Colette Delerue

Rencontre avec Colette Delerue

Colette Delerue nous a ouvert les portes de sa maison. Là, dans un intérieur paisible et serein, nous n’avons aucun mal à imaginer un compositeur au travail, à ce qu’il surgisse

John Scott

John Scott

Encore aujourd’hui, je suis un grand admirateur de Delerue. J’ai eu la chance de pouvoir le fréquenter. Il habitait au coin de la rue, près de chez moi, dans les collines d’Hollywood

Florent Groult

Florent Groult

Chez Delerue, cette simplicité de langage qui a si souvent été pointée d’un doigt accusateur n’aura finalement jamais été qu’une apparence, une illusion digne du 7ème Art

Cédric Delelée

Cédric Delelée

Georges Delerue a été le premier compositeur que j’ai rencontré. C’était au festival de Cannes, au début des années 90. Il était venu donner une conférence avec Morricone

Richard Kraft

Richard Kraft

L’une des personnes les plus importantes pour Delerue lors de sa période américaine a certainement été son agent, Richard Kraft qui était aussi l’agent de Jerry Goldsmith

William Flageolet

William Flageolet

J’ai mixé beaucoup de musiques de Georges Delerue. C’était un vrai plaisir de travailler avec lui, même s’il considérait que sa musique n’avait pas besoin d’être remaniée au mixage

Christophe Héral

Christophe Héral

Georges Delerue est simplement quelqu’un qui a posé des jalons, des points de repères dans mon parcours musical. Il est mon père, mon grand frère, mon tuteur

Jacques Dubrulle

Jacques Dubrulle

C’est Georges Delerue qui m’a encouragé à faire un focus sur la musique de film. Son enthousiasme et surtout sa disponibilité pour nous aider était formidable

Concert-hommage mémorable à Roubaix

Concert-hommage mémorable à Roubaix

Ce samedi 3 mars se tient le deuxième concert que la ville consacre à Georges Delerue, et les strapontins de la grande salle du Colisée sont pour l’occasion presque entièrement garnis

Sylvain Morizet

Sylvain Morizet

Il avait cette capacité d’écrire une musique se mariant merveilleusement à l’image, mais restant tout aussi splendide sans support visuel. Rares sont les compositeurs capables

Jérôme Lemonnier

Jérôme Lemonnier

Il est souvent intéressant de découvrir ce qu’ont écrit les compositeurs de musique de film en dehors du cinéma. J’ai découvert il y a peu le premier quatuor de Delerue

Roger Feigelson

Roger Feigelson

Je me souviens avoir assisté en 1988 au concert de musique de film du festival de Sundance, où Delerue jouait du piano tout en dirigeant son Hommage à François Truffaut

Erwann Kermorvant

Erwann Kermorvant

J’ai beaucoup appris en le regardant travailler. Sa façon d’interagir avec l’orchestre pour en extraire le meilleur dans une ambiance détendue m’a beaucoup influencé

Conrado Xalabarder

Conrado Xalabarder

Le tandem Delerue/Truffaut fait partie des duos de compositeurs et réalisateurs qui sont entrés dans l’histoire, comme Williams/Spielberg, Herrmann/Hitchcock

Robert Townson

Robert Townson

Georges aimait la vie, les gens, était absolument passionné par la musique. Il reste le plus sympathique et le plus chaleureux des hommes que j’ai jamais rencontré

Philippe de Broca

Philippe de Broca

Georges s’accordait à trouver des correspondances entre mon univers et la valse : un mouvement perpétuel, une ronde des sentiments où rien n’accroche

Nick Redman

Nick Redman

J’ai toujours aimé la musique de Georges Delerue, ses mélodies d’une simplicité trompeuse et d’une sensibilité unique. Je suis tombé amoureux de La Nuit Américaine

Randall D. Larson

Randall D. Larson

Dans son approche des sujets macabres, Delerue dévoile le cœur poétique d’histoires sombres et y instille une clarté élégiaque qui appelle à la consolation

Bruce Beresford

Bruce Beresford

Georges était très gentil par nature, très aimable. Il était intensément musical et semblait savoir absolument tout sur la musique de tous les pays du monde

José M. Benitez

José M. Benitez

Delerue était unique dans sa manière de représenter la vie intérieure des personnages qu’il abordait, accordant une attention particulière à leurs pensées les plus intimes

Sophie Loubière

Sophie Loubière

Le visage de Georges Delerue est un roc derrière lequel un torrent de créativité se déverse sans bruit, sans même agiter à la surface deux sourcils en buisson. Doté d’une infinie douceur

Gérard Dastugue

Gérard Dastugue

C’est dans la noirceur et les ténèbres que se loge selon moi le Delerue le plus riche. Police Python 357 fut, et demeure, un choc : le générique avec ses chœurs d’outre-tombe

Henri Verneuil

Henri Verneuil

Delerue m’a accompagné pendant 20 ans et trois longs-métrages. Ce n’était pas un compositeur qu’on allait chercher : c’était le sujet même du film qui vous l’imposait

Christoph Zirngibl

Christoph Zirngibl

La première fois que je suis entré en contact avec le maestro Delerue, je ne savais pas grand-chose de lui. Sa musique m’a accroché dès la première note

Frédéric Gimello-Mesplomb

Frédéric Gimello-Mesplomb

Les vingt ans de la disparition de Georges Delerue sont aussi l’occasion d’évoquer ce qui s’est passé depuis ce mois de mars 1992. Au risque d’apporter sans doute un bémol

Frédéric Talgorn

Frédéric Talgorn

Seules certaines personnes peuvent, au cours d’une vie, exercer une grande influence. Georges faisait pour moi partie de ces personnes-là. La première fois que je l’ai rencontré

John Bender

John Bender

Le Roi de Cœur m’a pris complètement au dépourvu. A l’époque, je n’avais jamais rien vu de pareil. Ce film, sa résonance poétique et sa conception lyrique

François Truffaut par Georges Delerue

François Truffaut par Georges Delerue

En 1960, Georges Delerue rencontre pour la toute première fois le réalisateur François Truffaut, alors en quête d’un compositeur pour son second film

Jack Smalley

Jack Smalley

J’ai eu une relation unique avec Georges. J’étudiais à Paris en 1948 et je jouais de la contrebasse au Club Saint-Germain. Georges jouait de l’orgue à l’église de la place

François Truffaut

François Truffaut

Depuis Tirez sur le Pianiste, je travaille avec le même musicien, Georges Delerue, qui est devenu mon musicien de film préféré, parce qu’il est le plus cinéphile des musiciens

Eric Neveux

Eric Neveux

Delerue maniait les films avec une grande dextérité, passant d’une comédie de Gérard Oury à un film de François Truffaut avec aisance, habité par le plaisir fondamental de composer

Claude Miller

Claude Miller

Ma collaboration avec Georges Delerue a été courte mais intense. Pourtant, a priori, je n’aurais pas songé à lui pour un polar psychologique comme Garde à Vue

Alexandre Tylski

Alexandre Tylski

Ce qui me frappe à chaque fois, à chaque concert et à chaque écoute, c’est la nature très française de la musique de Georges Delerue, même lorsqu’il composa pour Hollywood

Stephan Eicke

Stephan Eicke

Comment est-il possible de rendre chaque mélodie à ce point mémorable, laissant un souvenir durable pour les jours et les semaines qui suivent la première écoute ?

Cyril Morin

Cyril Morin

J’ai toujours été fasciné par la musique de Georges Delerue, par sa vitalité et par l’émotion unique que sa musique dégage, sans oublier sa virtuosité dans l’écriture

La mise en musique du film selon Delerue

La mise en musique du film selon Delerue

Je ne crois pas qu’une excellente partition puisse sauver un très mauvais film, par contre, une mauvaise musique peut gêner l’épanouissement d’un très bon film

Paul Stevelmans

Paul Stevelmans

J’ai entendu pour la première fois la musique de Georges Delerue au milieu des années 70 quand j’ai vu Women In Love (Love) de Ken Russell. Je connaissais le thème

Henri Colpi

Henri Colpi

Georges Delerue, c’est plus de 200 partitions pour le cinéma, mais aussi une veine mélodique foisonnante. S’il l’avait voulu, il aurait pu être un important compositeur de chansons

Ken Russell

Ken Russell

J’avais remarqué la musique de Jules et Jim. Elle me semblait aussi forte que le film en lui-même. Le lyrisme de la promenade à bicyclette est absolument magique

Georges Delerue par François Porcile

Georges Delerue par François Porcile

En 1964, c’est un jeune François Porcile, âgé de 20 ans tout juste, qui a la charge d’un dossier consacré aux musiciens de cinéma destiné à la revue Cinéma 64

Cyril Durand-Roger

Cyril Durand-Roger

La force de Delerue, c’est d’avoir su traverser les modes et les continents en gardant son style mélancolique et généreux, aussi à l’aise dans le mélo, la comédie ou le polar

Jean-Claude Petit

Jean-Claude Petit

Je n’ai pas travaillé avec Georges. Je l’ai rencontré de temps en temps, et s’est nouée une amitié entre nous deux, car Georges était un homme absolument charmant

Howard Shore

Howard Shore

Son écriture semblait si claire et généreuse, d’une grande finesse dans les plus infimes détails de l’orchestration. L’examen de ses partitions m’a permis de conforter ce jugement

Laurent Lafarge

Laurent Lafarge

Deux points de repère dans la découverte de la musique de Georges Delerue : Le Corniaud et Le Cerveau, des airs qui vous trottent dans la tête bien après la projection

Ruben Franco Menendez

Ruben Franco Menendez

Tous les grands compositeurs auront toujours une place dans le cœur des amateurs de musique de film, parce que celle-ci continue à avoir une vie au-delà des images

David Doncel Barthe

David Doncel Barthe

Jamais personne n’a saisi comme lui le côté humain de la musique, sa passion, sa beauté, son ardeur et sa captivante intensité. Georges était le compositeur de la vie

Le Nord rend hommage à Georges Delerue

Le Nord rend hommage à Georges Delerue

Pour le 20ème anniversaire de sa disparition, l’Orchestre National de Lille a rendu hommage au compositeur roubaisien en proposant trois concerts de sa musique

Oliver Stone

Oliver Stone

On dit de la musique qu’elle est l’âme du film. J’écris le film, je le mets en scène, et quand la musique intervient, c’est comme une sorte de réécriture du film lui-même

Georges Delerue ou l’éloge de la légèreté

Georges Delerue ou l'éloge de la légèreté

Georges Delerue est le troisième compositeur auquel Prelight Films consacre un film-portrait. Projeté à plusieurs reprises lors de festivals, il sera bientôt disponible en DVD

Claudio Fuiano

Claudio Fuiano

Georges Delerue est l’un de mes héros. J’ai toujours aimé sa musique depuis que je suis enfant. J’ai grandi en collectionnant et en écoutant ses partitions

Debbie Wiseman

Debbie Wiseman

Il estimait que sa musique ne devait être entendue que lorsque les mots ou les effets sonores n’étaient pas suffisants, et que cette musique devait être une dynamique

Ryan Shore

Ryan Shore

Le don de Georges Delerue pour la mélodie et sa polyvalence à travers tant de médias a laissé un héritage musical impérissable. Il était un compositeur formidable et prolifique

Pierre Schoendoerffer

Pierre Schoendoerffer

D’ordinaire, Georges Delerue devait se plier aux contraintes de l’image. Dans Dien Bien Phu, c’est moi qui me suis plié à sa musique. Le film était au service de sa partition

Mark Isham

Mark Isham

Sa belle partition pour Le Conformiste est devenue l’une de mes principales sources d’inspiration. C’est à travers elle que j’ai pris conscience de son vrai génie

James Peterson

James Peterson

Sa musique a laissé une empreinte importante sur moi. Ses thèmes sont tellement mémorables, délicats et vraiment beaux sans être excessivement sentimentaux

Diego Navarro

Diego Navarro

Sa contribution à la Nouvelle Vague, en particulier sa collaboration avec le réalisateur François Truffaut, a constitué un point culminant dans la carrière musicale de Delerue

Promenade avec l’amour, la mort et Delerue

Promenade avec l'amour, la mort et Delerue

Women In Love de Ken Russell foule aux pieds les mœurs aristocratiques des années 20, avec la complicité d’un Delerue renchérissant brillamment dans ce jeu de dupes

Christopher Gordon

Christopher Gordon

Sa capacité à résumer la teneur émotionnelle d’une image avec juste quelques notes et phrases musicales bien choisies est une leçon pour chaque compositeur de cinéma

Godwin Borg

Godwin Borg

Je n’ai jamais eu la chance de connaître Georges en personne, mais d’une certaine façon, il me semble que je le connais de par sa musique passionnée qui vibre avec amour, force, passion

Jean-Michel Bernard

Jean-Michel Bernard

La musique de Georges respirait la fantaisie comme la gravité suivant l’histoire, mais toujours avec ce point commun qu’est l’élégance discrète.
C’est très rare

James Fitzpatrick

James Fitzpatrick

C’était un adorable gentleman, aussi charmant que sa musique, laquelle a toujours eu et a toujours une grande influence sur ma vie professionnelle de producteur

Joel McNeely

Joel McNeely

J’ai été frappé par l’élégante simplicité de sa musique, par la manière avec laquelle elle sonne si merveilleusement avec si peu sur la partition. Il savait exactement quoi écrire

Delerue par Delerue

Delerue par Delerue

La passion du cinéma m’a atteint très jeune, et si je ne suis pas devenu metteur en scène, mais compositeur de musique, comme par hasard, je compose pour le cinéma

Zeltia Montes

Zeltia Montes

Ma première rencontre avec sa musique s’est faite à travers Le Mépris. Seuls les vrais maîtres ont le don de créer quelque chose qui garde éternellement toutes ses vertus

Incorrigible Georges Delerue

Incorrigible Georges Delerue

Douzième collaboration avec De Broca, L’Incorrigible n’est pas le projet le plus abouti du réalisateur. Mais Delerue y répond avec un pragmatisme et une sensibilité désarmants

Bruce Broughton

Bruce Broughton

Je ne connais personne comme lui. Il était plus qu’un compositeur. Il était un homme, de ceux qui pouvaient tisser des liens affectifs forts, dont les gens ressentent l’absence

Arnau Bataller

Arnau Bataller

Georges Delerue avait le don de créer des thèmes incroyables qui touchaient le public. C’est aussi ce qui est arrivé la première fois que j’ai entendu le Thème de Camille

Georges Delerue (1925-1992)

Georges Delerue (1925-1992)

Georges Delerue nous a quittés il y a tout juste vingt ans. Pour commémorer cet anniversaire, la rédaction d’UnderScores s’est mobilisée pour vous offrir différents témoignages

Russell Garcia (1916-2011)

Russell Garcia (1916-2011)

Russel Garcia fut dans un premier temps un jeune musicien épris de jazz, au talent précoce et largement autodidacte. Il intègre l’équipe du département musique de la NBC où ses talents d’arrangeur ne passent pas inaperçus. Il rejoint finalement en 1950 la petite compagnie Lippert Pictures et compose ses premières partitions au cinéma

Pete Rugolo (1915-2011)

Pete Rugolo (1915-2011)

Le 16 octobre dernier, le compositeur et arrangeur Pete Rugolo a discrètement tiré sa révérence, paisiblement, à l’âge de 95 ans. Paul Desmond, Stan Kenton, Harry Belafonte, Miles Davis, Nat King Cole… Rugolo faisait avant tout partie de la grande famille du jazz. Mais combien de temps un artiste tel que lui pouvait-il résister aux sirènes du cinéma ?

Jack Hayes (1919-2011)

Jack Hayes (1919-2011)

Il était un artiste de l’ombre, l’un de ces hommes dont le nom côtoie discrètement celui des plus grands sans pour autant que rejaillisse sur lui leur notoriété. Compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, Jack Hayes demeurait surtout l’un des orchestrateurs les plus talentueux d’Hollywood, dont la gentillesse et le savoir-faire étaient appréciés par tous

Fred Steiner (1923-2011)

Fred Steiner (1923-2011)

Il est probable qu’aujourd’hui, le nom de Fred Steiner n’évoque guère plus qu’une homonymie qui a souvent fait de ce compositeur, à tort, un parent plus ou moins éloigné du grand Max. C’est pour la télévision que Steiner va bâtir l’essentiel de sa carrière au sein des plus célèbres productions des années 50-60 : Gunsmoke, The Twilight Zone, Perry Mason, Star Trek

John Williams : le triomphe de l’émotion

John Williams : le triomphe de l'émotion

Initialement conçu pour faire partie du livre consacré à John Williams récemment paru aux éditions L’Harmattan, ce long texte biographique s’est vu considérablement réduit pour des contraintes de place. Nous sommes heureux de vous présenter sur UnderScores, pour la toute première fois, la version intégrale couvrant l’ensemble de la carrière du compositeur

John Barry (1933-2011)

John Barry (1933-2011)

John Barry nous a quittés ce 30 janvier, à l’âge de 77 ans. Ainsi disparaît l’un des derniers grands noms de la musique de film, laissant derrière lui un héritage musical riche de partitions légendaires et s’étendant sur près d’un demi-siècle. Rares sont les compositeurs de cinéma à avoir atteint une telle notoriété. Retour sur une carrière exemplaire

Maurice Jarre : pompe et dissonances

Maurice Jarre : pompe et dissonances

Eternel nomade, musicien des fresques du passé et des ailleurs exotiques, des épopées et des horizons lointains, et pourtant bien français, tel était Maurice Jarre. Figure quasi-légendaire de la musique de film, sa musique avait la générosité, le souffle naturellement large et puissant des natures hors normes et toujours une présence immédiate et fascinante

Maurice Jaubert : une notice biographique

Maurice Jaubert : une notice biographique

Disparu il y a soixante-dix ans, Maurice Jaubert s’est toute sa vie prononcé pour une musique populaire mais jamais simpliste, qu’elle soit destinée au concert, au théâtre ou au cinéma. Retour sur une carrière à jamais inachevée mais qui n’en reste pas moins féconde, celle d’un pionnier méconnu et bien trop souvent oublié du paysage cinématographique français

Prokofiev / Eisenstein : l’opéra-cinéma

Prokofiev / Eisenstein : l'opéra-cinéma

La rencontre entre Eisenstein et Prokofiev est considérée comme étant l’une des plus exemplaires de l’histoire du cinéma. Tout au long de sa vie, Sergei Prokofiev a prouvé qu’il possédait un sens assez exceptionnel de l’épopée. Eisenstein savait donc à qui il s’adressait lorsqu’il lui commanda de composer les partitions d’Alexandre Nevski et des deux volets d’Ivan le Terrible

Waldo de los Ríos : un petit air de perversion

Waldo de los Ríos : un petit air de perversion

De notre côté des Pyrénées, si tant est qu’on s’en souvienne, le nom de Waldo de los Ríos fleure bon les arrangements dits « grand public » (avec tout ce que cela insinue de péjoratif au yeux de bien des esprits critiques) de musiques classiques, de films, de standards du jazz ou de variété, particulièrement en vogue jusqu’au début des années 80

Gil Mellé, l’Avant-Garde à Hollywood

Gil Mellé, l'Avant-Garde à Hollywood

Pionnier dans les domaines de la musique électronique et de la fusion musicale entre jazz et classique, figure importante du jazz post-bop, ce grand artiste à l’œuvre sans doute trop radicale et innovatrice en son temps pour séduire une large audience n’aura de son vivant jamais reçu véritablement la reconnaissance qu’il méritait. Une redécouverte de sa carrière s’impose !

Miklós Rózsa, un cantor à Hollywood

Miklós Rózsa, un cantor à Hollywood

L’art de Miklos Rozsa procède en quelque sorte d’un mariage de contraires. Si sa musique est caractéristique d’une Europe cultivée, il y a aussi au cœur de ses compositions une vigueur rude, une verdeur qui a quelque chose de primitif. Une force naturelle, rustique, qui s’exprime pourtant dans le langage et les formes du classicisme le plus raffiné

Jerry Fielding, du swing à l’avant-garde

Jerry Fielding, du swing à l’avant-garde

Il est l’un des rares musiciens que l’on peut identifier en quelques secondes en voyant un film. Une rumeur sourde montant aux cordes, un motif rythmique dans le grave du piano, une petite phrase descendante des bois… A des traits a priori banals, il a su imprimer une griffe inimitable. C’est un bien curieux parcours musical que celui de Jerry Fielding

Conan : la saga épique de Basil Poledouris

Conan : la saga épique de Basil Poledouris

La partition composée par Basil Poledouris pour le film de John Milius s’ouvre sur une scansion barbare et belliqueuse, une forme d’hommage à la divinité vénérée par Conan. Ce thème puissant et viril est l’incarnation du pouvoir tutélaire du dieu, qui a donné aux hommes le secret de l’acier, comme Prométhée leur a donné le secret du feu

Brainstorm, le chef-d’oeuvre de James Horner

Brainstorm, le chef-d'oeuvre de James Horner

Brainstorm offre un commentaire philosophique en avance sur son temps sur les dégâts possibles de la réalité virtuelle sur la psyché humaine. Musicalement parlant, il constitue aussi une forme de miracle dans l’industrie du cinéma, à la confluence de registres divers, et témoigne de l’étendue de la science et du talent d’un compositeur pas encore trentenaire

Alex North : une notice biographique

Alex North : une notice biographique

De l’apprentissage aux planches de Broadway, de la danse au théâtre, c’est une odyssée vers les cîmes d’Hollywood et ses partitions monumentales pour des spectacles qui ne le sont pas moins, celle de la foisonnante carrière d’Alex North, reflet d’un âge d’or désormais révolu, qui est ici passée au crible, jusqu’aux ultimes accords du compositeur

Willow : les toiles abstraites de James Horner

Willow : les toiles abstraites de James Horner

La partition composée par James Horner en 1988 pour Willow est particulièrement intéressante si l’on considère l’approche choisie par le compositeur d’un univers familier au spectateur, celui du merveilleux et de l’aventure que George Lucas avait ressuscité dix ans plus tôt avec Star Wars, et pour lequel John Williams avait choisi de créer un lien de familiarité avec le spectateur

L’adieu à Maurice Jarre

L'adieu à Maurice Jarre

Maurice Jarre, c’est sans doute avant toute chose la destinée extraordinaire de cet apprenti ingénieur radio de quinze ans qui décide tardivement, au détour d’une rhapsodie hongroise, de se consacrer corps et âme à la musique… Né à Lyon le 13 septembre 1924, Maurice Jarre aura été l’élève de Jacques de la Presle, Louis Aubert, Arthur Honegger, Jean-Wilfrid Garrett

The Kentuckian : l’Amérique pionnière

The Kentuckian : l'Amérique pionnière

Autant Garden Of Evil, illustré par Bernard Herrmann l’année précédente, est un western sombre, psychologique et violent, au ton resserré, autant The Kentuckian, réalisé par Burt Lancaster en 1955, repose sur un mythe ancré dans la culture américaine, celui de l’homme honnête, courageux, idéaliste et proche de la Nature…

Garden Of Evil : le crépuscule du western

Garden Of Evil : le crépuscule du western

Garden Of Evil (Le Jardin du Diable), réalisé en 1954 par Henry Hathaway, constitue l’une des rares incursions de Bernard Herrmann dans le genre très codé du western. Concernant le traitement du scénario de Frank Fenton par le réalisateur, le Dictionnaire du cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon pointe pertinemment les accents sur lesquels insiste le récit - le morbide, l’attente et la violence sous-jacente…

L’orchestre sur le bout des doigts

L'orchestre sur le bout des doigts

Quelle que soit la manière dont on envisage sa musique, il paraît bien difficile de dénier à Herrmann le privilège d’incarner, sans doute plus que tout autre musicien américain de l’Age d’Or, l’idée selon laquelle chaque film appelle un traitement musical spécifique, que ce soit en termes d’à-propos dramatique ou d’instrumentation et d’orchestration

La baguette magique de John Williams

La baguette magique de John Williams

En l’espace de 7 tomes et de 5 adaptations cinématographiques, Harry Potter a envahi l’imaginaire de millions d’enfants dans le monde… et celui de leur famille ! Les aventures du jeune apprenti sorcier ont fait la fortune de Joanne Kathleen Rowling, avec plusieurs centaines de millions d’exemplaires vendus autour du globe. Traduit en 47 langues, il a remporté partout le même succès…

Jaws : un requin dans le moteur

Jaws : un requin dans le moteur

«Quelque chose s’éveille, un grondement inquiétant, un demi-ton s’élève du plus profond des cordes. Le rythme démarre, lentement, prend peu à peu de l’ampleur… alors peut-être nous ajoutons un tuba…» La petite idée que John Williams soumet ainsi à un Steven Spielberg dubitatif, un jour de 1975, a fait son chemin. Retour sur une partition exemplaire

Bernard Herrmann : une notice biographique

Bernard Herrmann : une notice biographique

Né New York, le 29 juin 1911, Bernard est le premier des trois enfants d’Abraham et Ida Herrmann, venus d’Europe de l’Est dans le courant des années 1880 : suivront Louis (1913) et Rose (1914). en 1924, après avoir dévoré le célèbre Traité d’instrumentation d’Hector Berlioz, le jeune Herrmann se met à composer : il s’agit essentiellement de pièces pour piano, quelques musiques de chambre et les esquisses d’un opéra, Herod…