Maurice Jarre prend la Route des Indes

Maurice Jarre prend la Route des Indes

A Passage To India est la dernière collaboration entre le réalisateur David Lean et son compositeur attitré Maurice Jarre. Elle leur vaut un troisième oscar, qui suit ceux de Lawrence Of Arabia et Dr. Zhivago. Après plusieurs vies éditoriales, la musique de Jarre nous revient chez Quartet Records complétée de vingt minutes inédites…

Gravité zéro pour Steven Price

Gravité zéro pour Steven Price

A George Clooney, beau parleur et décontracté dans sa combinaison de cosmonaute, qui s’enquiert de ce qu’elle affectionne par-dessus tout dans le vide spatial, Sandra Bullock confesse un penchant certain pour l’immuable silence qui y règne. Une profession
de foi que le réalisateur Alfonso Cuaron, à l’évidence, ne partage pas…

John Scott se taille la part du lion

John Scott se taille la part du lion

Après des années de vaches maigres électroniques, Van Damme voyait sans aucune transition s’offrir à lui les luxes du Munich Symphony Orchestra. A sa présidence, nul autre que le très respecté compositeur de Greystoke et The Final Countdown : John Scott. Au fil d’une œuvre où les nobles récurrences thématiques…

Sautet / Sarde : l’union sacrée

Sautet / Sarde : l'union sacrée

Pour les historiens du cinéma, la vraie naissance de Claude Sautet a eu lieu en 1970 avec Les Choses de la Vie. Aux yeux du petit monde de la musique de film, l’événement compte double, car ce baptême coïncide exactement avec celui de Philippe Sarde, l’enfant terrible de la production hexagonale, qui étrennait là ses talents pléthoriques et virtuoses…

La magnifique magie maléfique de JNH

La magnifique magie maléfique de JNH

Près d’une décennie. C’est le temps qu’il aura fallu à James Newton Howard pour revenir à une œuvre symphonique débarrassée de tous les tics propres à l’écurie Remote Control qui phagocytent sa musique depuis Batman Begins. Dix ans pour s’en extraire et reconquérir sa voix. Orchestrale, chorale, d’une puissance narrative enfin retrouvée…

John Debney, le dernier maître de Lair

John Debney, le dernier maître de Lair

Avec les pleins pouvoirs et les langues de feu dardées par le London Symphony Orchestra à sa disposition, Debney part à l’aventure avec un Main Title homérique, rayonnant d’une majesté farouche, gorgé de cuivres célébrant les noces orgiaques de l’acier et des flammes, plongeant à corps perdu dans le bouillonnement des mythes et des légendes…

La résurrection de Sherlock Holmes

La résurrection de Sherlock Holmes

Broughton délivre un score majeur, très construit, reposant sur une thématique riche qui reflète à la fois la période, l’enthousiasme des jeunes personnages et la complexité de l’enquête. Interprété avec panache par le Sinfonia of London, Young Sherlock Holmes connait enfin, presque trois décennies après sa sortie, une édition officielle…

Yûgo Kanno, l’atout stratégique de la NHK

Yûgo Kanno, l'atout stratégique de la NHK

C’est à Yûgo Kanno, figure incontournable du monde des séries télévisées japonaises, qu’a été confiée la lourde tâche de mettre en musique la vie mouvementée de Yoshitaka « Kanbee » Kuroda, un stratège fameux du XVIème siècle. Gunshi Kanbee marque ainsi une sorte de tournant dans la carrière de ce compositeur talentueux…

Star Trek : la splendeur de l’inouï

Star Trek : la splendeur de l'inouï

Star Trek: The Motion Picture apparait comme une belle réussite, un film de science-fiction osant aller au bout de son propos, et non un film d’aventure dans l’espace à la manière de Star Wars. Sa musique reflète cette distinction. Considérée comme un de ses chefs-d’œuvre, la partition de Goldsmith est paradoxalement peu typique de son auteur…

L’épopée de Superman selon John Ottman

L'épopée de Superman selon John Ottman

Juste à temps pour célébrer le 75ème anniversaire de Superman, La-La Land propose une réédition intégrale de la partition de Superman Returns, et c’est avec respect et admiration pour John Ottman que l’auditeur ressort des deux heures de musique ici restituées. Car plus qu’une réédition, c’est une redécouverte majeure.

Michael Kamen : la mémoire de nos pères

Michael Kamen : la mémoire de nos pères

Grand sujet, grande œuvre - c’est la maxime qu’un artiste voit s’inscrire en exergue de ses pensées lorsqu’il est invité à s’inspirer d’un des grands moments de l’histoire. Band Of Brothers est certainement la musique la plus simple composée par Kamen, mais par le point de vue depuis lequel le compositeur peint le conflit, c’est son œuvre la plus émouvante

Michael Kamen, le rescapé touché au coeur

Michael Kamen, le rescapé touché au coeur

Crusoe propose une relecture inédite du roman de Daniel Defoe. L’histoire, située désormais au 19ème siècle, met en scène un Crusoé américain marchand d’esclaves. Un album a été préparé en 1988 mais le peu de succès rencontré par le film a provoqué l’abandon de son édition. C’est cet arrangement conçu par Kamen que Quartet a rescapé

There can be only one Michael Kamen!

There can be only one Michael Kamen!

Au choix, il y a les homériques joutes à travers les âges, le déchaînement de feu et de lumière du Quickening ou encore le fameux ricanement syncopé de notre Totophe préféré. Et puis bien sûr vient également à l’esprit, lorsqu’on évoque Highlander, la chanson titre scandée toutes cordes vocales dehors par un Freddie Mercury extatique

Road House, le western selon Kamen

Road House, le western selon Kamen

L’environnement musical du film est constitué de chansons blues-rock interprétées notamment par The Jeff Healy Band. C’est parfois une tâche ingrate pour un compositeur que d’essayer de tisser une trame musicale dramatique dans un film dominé par des chansons. Michael Kamen s’acquitte de sa mission avec décontraction et sa malice habituelle

Die Hard 2 : don’t let the music die hard!

Die Hard 2 : don't let the music die hard!

Lors de la sortie de l’album en 1990, le verdict rejeta la partition de Die Hard 2 dans la horde des suites alimentaires inféodées à leur modèle. Pourtant, nul scepticisme ne peut survivre à l’écoute ébahie du double album chargé comme un fusil-mitrailleur qui s’est matérialisé sans prévenir sous la bannière du Varèse CD Club

John Williams et la Voleuse de Livres

John Williams et la Voleuse de Livres

A 81 ans, John Williams a encore suffisamment d’énergie, de curiosité et d’envie pour solliciter Hollywood lorsque le sujet d’un film l’intéresse. Le choix de se tourner vers The Book Thief est tout sauf anodin : des enfants, une période historique dramatique, le savoir par les livres, la Mort, autant de thématiques récurrentes dans son œuvre

Shining Through : Kamen illumine la nuit

Shining Through : Kamen illumine la nuit

Parmi ses nombreuses compositions trop méconnues, retenons Shining Through, première illustration musicale par Kamen d’une fiction située pendant la seconde guerre mondiale. Difficile de ne pas l’écouter, aujourd’hui, à la lumière de son chef d’œuvre Band Of Brothers, qui adopte cette fois le point de vue des militaires américains

Michael Kamen en boulet de canon

Michael Kamen en boulet de canon

Manifeste de son amour pour l’irrationnel et l’imagination toute-puissante, Les Aventures du Baron de Munchausen est la profession de foi du génial Terry Gilliam. On serait d’ailleurs tenté de penser, face à ce bric-à-brac sublime, qu’il y a décidément du Fellini chez lui. A ceci près que Rota n’aurait sans doute pas suivi la voie finalement empruntée par Kamen

Don Davis et la pilule du bonheur

Don Davis et la pilule du bonheur

J’ai vu le futur de la musique de film et son nom est Don Davis. Pour l’auteur de ces lignes, abasourdi par le score à la sortie en salles de The Matrix, il ne faisait aucun doute que ce maelstrom d’action rentre-dedans et de vertiges avant-gardistes marquerait un tournant crucial dans l’histoire de la «grosse zique» hollywoodienne

Goldsmith : chefs-d’œuvre de jeunesse

Goldsmith : chefs-d'œuvre de jeunesse

En 1989, Intrada publiait un disque qui allait devenir une référence chez les béophiles. Goldsmith y dirigeait pour la première fois le London Symphony Orchestra dans une production placée sous le signe du luxe. Et le résultat fut à la hauteur de l’affiche ! Aujourd’hui relooké et remasterisé par Intrada, ce bel objet nous revient enrichi de quelques bonus

Vintage Mutant Ninja Turtle (ou presque)

Vintage Mutant Ninja Turtle (ou presque)

Au cours des années 90, le plus redoutable concurrent du Roi des Monstres fut une gigantesque tortue qui se distinguait par ses incisives recourbées et, surtout, par le réacteur fiché dans un endroit intime de sa personne. Vraiment, tout ça n’a pas l’air très sérieux. Même l’amateur éclairé ne l’avait certainement pas vu venir

Requiem pour un monstre

Requiem pour un monstre

Godzilla Vs. Destoroyah semble avoir été construit sur la base d’un unique argument : la mort de Godzilla ! Pourtant, en marge de ce trépas a eu lieu un autre chant du cygne : Akira Ifukube, l’un des astres les plus solaires ayant illuminé la galaxie Godzilla, tirait en effet sa révérence pour de bon, mettant un terme à 40 ans de collaboration avec le T-Rex atomique

Godzilla 1985 : Tokyo Godzfather

Godzilla 1985 : Tokyo Godzfather

«Godzilla revient, plus grand, plus terrible que jamais…» Un seul mot d’ordre pour les slogans publicitaires qui fleurissaient en 1984 : l’exubérance. Après neuf ans de placard, le Roi des Monstres s’apprêtait à envahir pour la énième fois les grands écrans de l’Archipel. Et l’une de ses missions consistait à piétiner jusqu’au souvenir des 70’s

Les pulsions meurtrières de Pino Donaggio

Les pulsions meurtrières de Pino Donaggio

La carrière de Pino Donaggio est marquée dès le début par le mystère et l’angoisse. Il écrit sa première musique de film en 1974 pour Nicholas Roeg et prend ensuite la relève de Bernard Herrmann pour Carrie de Brian de Palma, dont il devient le compositeur attitré, son lyrisme hyper-expressif s’accordant de manière idéale à la virtuosité de la caméra du réalisateur

Coquillages et crustacé… et Godzilla !

Coquillages et crustacé... et Godzilla !

Pour son retour dans le giron du kaiju eiga et de ses délires naïfs, Masaru Sato a remis les compteurs à zéro. L’horreur martiale d’auparavant s’est évanouie, cédant sa place à un ton métissé où une forme de burlesque le dispute à des montées de suspense on ne peut plus sixties. Mais une menace couve derrière ces gammes exécutées avec vigueur

J. McNeely : un doux écrin pour Tinker Bell

J. McNeely : un doux écrin pour Tinker Bell

Les DisneyToon Studios sont devenus avec les années une seconde maison pour Joel McNeely. A ceux qui d’aventure estimeraient qu’il y perd peut-être son temps et y gâche à coups sûrs ses talents, il répondrait sans doute volontiers que c’est là un choix mûrement réfléchi, et qu’il est tout particulièrement fier de sa collaboration avec le studio californien

Et nos enfants alors ?

Et nos enfants alors ?

Il en est quelques-uns parmi vous pour qui vivre intensément une passion implique de prononcer un vœu de célibat ou tout du moins de renoncer à toute velléité de fonder un foyer. A ceux-là, d’emblée ce simple et aimable avertissement : à moins de vouloir choyer un filleul, cette chronique n’est de toute évidence pas pour vous

I drink your blood, Jean Rollin

I drink your blood, Jean Rollin

Béni soit Finders Keepers ! Malgré l’estime éternelle que leur vouent les amateurs de musique de film, on imaginait mal Intrada ou La-La Land partir à l’abordage du monde froid et décadent de notre Jean Rollin national. Pareil challenge ne pouvait qu’au contraire exciter l’inaltérable goût de l’éditeur londonien pour les bizarreries musicales non identifiées

The Fury : musique dans les ténèbres

The Fury : musique dans les ténèbres

Bernard Herrmann rôde à pas feutrés au cœur de cette spirale macabre irradiant une séduction maléfique. John Williams a injecté dans cette partition toute la magnificence harmonique, toutes les épatantes cassures de ton et de rythme, toute la générosité et la passion dévorante qui l’ont propulsé dans les constellations ouvertes seulement à l’élite

Les raisins (noirs) de la colère

Les raisins (noirs) de la colère

Herman Stein a été victime de la malédiction ayant accablé d’autres confrères bourrés de talent de l’époque. Ayant glissé son doigt dans l’engrenage de l’horreur et de la science-fiction B, Stein a très vite été catégorisé spécialiste du fantastique, synonyme on ne peut plus commode de faiseur au petit pied, le condamnant à rester captif de ce cercle prétendument infamant

ParaNorman : Jon Brion ressuscite les morts

ParaNorman : Jon Brion ressuscite les morts

Jon Brion partage avec les animateurs à l’oeuvre sur ParaNorman le goût du travail fait à la main. Sa musique, pour nostalgique qu’elle soit du savoir-faire du passé, n’en demeure pas moins habitée d’une âme bien vivante. L’inspiration mélodique dont fait preuve le musicien lui permet d’émouvoir là ou d’autres se seraient perdus dans l’exercice de style stérile

Sa Majesté Navarrete en mode Minor

Sa Majesté Navarrete en mode Minor

Sur le plan musical, Jean-Jacques Annaud s’est toujours montré passionné et a su faire des choix judicieux. Pour Sa Majesté Minor, le réalisateur s’est tourné vers l’espagnol Javier Navarrete. Déjà salué par la critique après la réussite d’El Espinazo del Diablo, Navarrete a rapidement affirmé sa prédilection pour le genre fantastique

Debbie Wiseman, chasseuse de vampires

Debbie Wiseman, chasseuse de vampires

Etant donné la nullité atterrante du film, dont la sortie cinéma a été repoussée puis annulée, on pouvait légitimement redouter une bande originale synthétique et kitsch digne des pires séries Z du genre. Contre toute attente, c’est le contraire qui se produit, comme si tout le budget du long-métrage était passé dans la musique

La virée à Zombieland de John Harrison

La virée à Zombieland de John Harrison

En dépit de la modicité de ses instruments et des embûches jalonnant la production du lugubre huit clos souterrain de George Romero, John Harrison accomplit la gageure de ne jamais faire inutilement doublon avec les images, annihilant du même coup le terme cheap qu’un réflexe pavlovien a trop souvent rendu synonyme de synthétiseur

Skyfall : Thomas Newman obtient la licence

Skyfall : Thomas Newman obtient la licence

Newman reçoit l’insigne mais difficultueux privilège de succéder à l’agent Arnold, un «permis de composer» pour le nouveau James Bond qui s’explique par la présence du réalisateur Sam Mendes. A-t-il eu ne serait-ce que quelques velléités de bouleverser un peu la donne au sein d’une production conservatrice ? Il est probable que non

John Scott ressuscite King Kong

John Scott ressuscite King Kong

À l’instar de Jerry Goldsmith, John Scott a toujours eu le
don d’illustrer le scénario du
film qu’il mettait en musique, bien au-delà du résultat final visible à l’écran. A revoir King Kong Lives, on se dit qu’il devrait exister un prix spécial pour récompenser le mérite du musicien, qui livre ici une partition aussi réussie que le film
est raté

Alien 3, le monstre d’Elliot Goldenthal

Alien 3, le monstre d'Elliot Goldenthal

Le score d’Elliot Goldenthal va s’affirmer à la fois comme le plus mélodique et émotionnel, et comme le plus radicalement avant-gardiste de la tétralogie Alien. Très ambitieux, orchestré par le compositeur lui-même avec une maîtrise qui force l’admiration, il va se charger d’illustrer avec un lyrisme bouleversant le deuil de Ripley et la tragédie qui s’abat sur elle

Joel McNeely et le secret des fées

Joel McNeely et le secret des fées

McNeely poursuit son bonhomme de chemin au sein des DisneyToon Studios, bien établi au générique de la franchise Disney Fairies qui s’enrichit aujourd’hui d’un tout nouveau long-métrage… Bien installé disions-nous ? Certes, mais pas paresseux pour autant : perfectionniste, il affine la magie musicale en fonction des spécificités de chaque récit

La mort va si bien à Etienne Perruchon

La mort va si bien à Etienne Perruchon

Perruchon possède son propre vocable dans lequel les masses de béton aux teintes cendreuses et les silhouettes pathétiques qui peuplent ce magasin des suicides vont s’imbriquer à merveille. Appelé à la rescousse très en amont du projet, le compositeur a eu toute latitude pour créer, en étroite collaboration avec Patrice Leconte, une ample comédie musicale

Snow White And The Huntsman

Snow White And The Huntsman

Tout comme le film, la musique de Newton Howard contient la promesse d’un dépaysement féerique et de quelques frissons enchanteurs. Promesse tenue dès les premières notes : les pages du recueil de contes commencent à tourner et la musique y dessine tours crénelées et jardins enneigés qu’on a envie de parcourir en imagination

Inception : Hans Zimmer, le mentaliste

Inception : Hans Zimmer, le mentaliste

Inception est un score rentre-dedans et pourtant non dénué de finesse. Nolan exprime clairement sa volonté de signer une œuvre si démonstrative qu’elle laisserait les spectateurs pantois. Et à l’instar du réalisateur, Zimmer nous emmène précisément là où il veut, sans oublier de faire trotter quelques questions entre les oreilles de ses auditeurs

Tai-Pan : la fougue romantique de Jarre

Tai-Pan : la fougue romantique de Jarre

Enorme, percussive, bariolée, romantique, fougueuse, Tai-Pan est du «sur-Jarre». Pour ce film d’aventure asiatique adapté du roman de James Clavell, Jarre n’a pas économisé ses forces et a livré une composition symphonique à l’ancienne qui compte incontestablement parmi ses plus débridées. Elle fait partie d’une superbe floraison de partitions orchestrales

Baby Cart : la balade sauvage

Baby Cart : la balade sauvage

Le chambara n’est pas sorti indemne de l’influence du western italien et, à l’instar de son lointain parent transalpin, a vu proliférer les héros revenus de tout. L’impavide Itto Ogami est l’un d’entre eux, et davantage encore : un véritable monument de nihilisme à lui seul, qui a catapulté la saga Kozure Okami (Baby Cart) vers des sommets baroques

Brave : Patrick Doyle et la belle rebelle

Brave : Patrick Doyle et la belle rebelle

C’est du rapport à la tradition qu’il est question dans Brave, et c’est aussi tout l’enjeu de la bande originale confiée à Doyle. Le compositeur passionné par la culture celtique se confronte à trois traditions : le folklore musical écossais, l’accompagnement musical pour un film d’animation et la musique de film symphonique dont il est un des héritiers

Hideaways, les amants maudits d’Eric Neveux

Hideaways, les amants maudits d'Eric Neveux

Il était une fois un art des plus difficile, celui du conte. C’est sans doute le genre où la réussite est la plus périlleuse. Lorsqu’elle advient, difficile d’en déterminer les raisons, et il faut reconnaître tout naturellement que la magie a bien voulu s’en mêler. A la vision de Hideaways, impossible d’en douter : c’est sûr, Eric Neveux a reçu la visite des bonnes fées

The Dark Knight Rises… et Zimmer chute ?

The Dark Knight Rises... et Zimmer chute ?

Conclusion très attendue de la trilogie qui a vu Hans Zimmer entamer une collaboration étroite avec Christopher Nolan, The Dark Knight Rises est plus symptomatique encore des dualités, ambiguïtés et autres conflits intérieurs… d’un compositeur de musique de film. Alors que Bruce Wayne et son alias doutent plus que jamais et que Bane remet en cause l’ordre établi

The Dark Knight : voie(s) sans issue ?

The Dark Knight : voie(s) sans issue ?

Vous souvenez-vous de l’Alka-Seltzer qu’au sortir de votre première écoute de Batman Begins, il y a maintenant trois ans, vous vous êtes empressé d’avaler ? Si oui, vous faites donc certainement partie de ceux (et ils sont quelques-uns) pour qui la pilule concoctée à l’époque par les docteurs Hans Zimmer et James Newton Howard n’a pas eu l’effet escompté

Batman Begins : la naissance d’un monstre

Batman Begins : la naissance d'un monstre

Il y a sept ans, une nouvelle race de chauve-souris faisait son apparition sur les écrans. Batman Begins revenait sur la naissance du héros en repartant sur de nouvelles bases esthétiques, stylistiques et thématiques. Et charge à Hans Zimmer et James Newton Howard de se serrer les coudes pour donner à Batman un écrin musical digne de sa névrose

Streitenfeld dévoile les mensonges d’état

Streitenfeld dévoile les mensonges d'état

Troisième collaboration directe entre Ridley Scott et Marc Streitenfeld, Body Of Lies a tout du projet casse-gueule pour le musicien, qui n’avait pas encore abordé seul un blockbuster. Et sa tâche n’est pas facilitée : après Harry Gregson-Williams, John Powell et surtout Hans Zimmer dont il était l’assistant, il attaque un genre musical déjà maintes fois défriché

L’Ultima Chance : la neige était sale

L'Ultima Chance : la neige était sale

Qui soupçonnerait la présence d’un polar noir derrière l’onctueuse beauté du Main Title écrit par Luis Bacalov pour L’Ultima Chance ? Ce qui pourrait déconcerter au premier abord revêt vite tout son sens. Aujourd’hui tombé dans l’oubli, l’excellent film de Maurizio Lucidi se préoccupe autant que d’une guigne du cahier des charges propre au thriller musclé

Raksin conducts Raksin : un must !

Raksin conducts Raksin : un must !

Réalisé à Londres en 1975 dans la foulée de la mythique série des Classic Film Scores de RCA,ce disque se classe parmi les plus beaux joyaux de la musique de film, aux côtés des grands réenregistrements londoniens de Rozsa et Herrmann pour Decca ou Polydor. Tout ici, des partitions elles-mêmes à l’interprétation et à l’enregistrement, atteint à la perfection

Jerry Goldsmith et les fous du stade

Jerry Goldsmith et les fous du stade

Même les plus grands ont une croix à porter. Dans l’œuvre de Jerry Goldsmith, le fardeau dont ses plus somptueux classiques ont été impuissants à le soulager n’est autre que la décennie des 90’s, pour beaucoup l’emblème d’une inspiration exsangue : le génie a parfois donné l’impression de tendre le bâton (ou plutôt la batte de baseball) pour se faire battre

Elmer et le Chaudron Magique

Elmer et le Chaudron Magique

Avec ses thèmes mémorables et soigneusement déclinés, la partition d’Elmer Bernstein pour The Black Cauldron fait surgir toutes les images promises par le film, bien souvent plus efficacement que les animateurs et peintres y ayant collaboré, et s’impose aux côtés de quelques autres comme une des belles réussites de la fantasy des années 80

L’épreuve de force de Jerry Fielding

L’épreuve de force de Jerry Fielding

Perseverance réédite The Gauntlet avec un contenu identique au disque paru chez Warner en 2001, mais en reprenant l’illustration originale de Frank Frazetta. Le programme est celui du vinyle original, soit une trentaine de minutes. Fort heureusement, elles sont extrêmement denses et doivent beaucoup à la personnalité des deux solistes

Autant en emporte mon nunchaku

Autant en emporte mon nunchaku

De toute évidence, pour les spectateurs de 1971 abasourdis par l’animalité inédite du jeune Bruce Lee, quelque chose clochait. En dépit de sa facture soignée, la musique s’inscrivait sans ambigüité dans le courant chevaleresque initié par les luxueuses productions en costumes de la Shaw, dont les épéistes invincibles dominaient alors sans partage le box-office local

Lennertz a drôlement les dents longues !

Lennertz a drôlement les dents longues !

Après les très fun Meet The Spartans et Disaster Movie, Christopher Lennertz signe avec Vampires Suck le troisième volet de ce que l’on pourrait appeler sa «trilogie parodique» et conclut ainsi avec brio son épopée au royaume de l’humour musical. Il joue à fond la carte du premier degré, prenant son sujet au sérieux avec une conviction désarmante

Le voyage dans le temps de Mychael Danna

Le voyage dans le temps de Mychael Danna

Pour The Time Traveler’s Wife, c’est à sa fibre émotionnelle et minimaliste que Mychael Danna fait appel, œuvrant une fois encore dans un registre qui le rapproche de Thomas Newman ou d’Alexandre Desplat, puisque le film ne s’intéresse pas à la science-fiction pour elle-même mais se préoccupe plutôt de la romance entre les deux héros

Breaking Dawn : le mélodrame automnal

Breaking Dawn : le mélodrame automnal

Habitué des atmosphères intimistes, Carter Burwell doit s’adapter aux enjeux décuplés de cet épisode de Twilight pour lui conférer une dimension beaucoup plus mélodramatique. Il doit alors délaisser la petite formation employée dans le premier opus pour un grand orchestre symphonique et une chorale, fait plutôt rarissime depuis le début de sa carrière

La couleur du sang selon Frederik Wiedmann

La couleur du sang selon Frederik Wiedmann

Tandis que Frizzell et Ottman se réservent les sorties cinéma, Frederik Wiedmann semble être devenu le nouveau compositeur attitré du studio Dark Castle Entertainment pour les productions vidéo. Comme la majorité des musiques de films de terreur écrites par des gens respectueux du genre, The Hills Run Red distille savamment l’angoisse durant tout le métrage

L’œuvre au noir (et blanc) de L. Bource

L'œuvre au noir (et blanc) de L. Bource

The Artist, en épinglant coup sur coup les Césars puis les Oscars à son tableau de chasse, a conclu sa tournée en apothéose. Hommage à une époque révolue, noir et blanc passéiste, et surtout ce choix de signer une œuvre muette qui, non content de rendre les comédiens aphones, projetait la musique au rang de narrateur omnipotent

Le côté animal de David Newman

Le côté animal de David Newman

David Newman a livré un score de grande qualité qui n’aura pas de mal à enterrer les séquelles fauchées ou les comédies pathétiques sur lesquelles le compositeur travaille depuis des années. Impliqué assez tôt dans le projet, il a ainsi pu réfléchir à la musique bien avant de voir les images et a disposé de beaucoup plus de temps que d’ordinaire

James Newton Howard survit à la légende

James Newton Howard survit à la légende

Voir travailler James Newton Howard sur I Am Legend, l’une des adaptations de SF les plus attendues de ces dernières années, était une bonne nouvelle. Hélas, le film est un ratage complet mais, conformément à un paradoxe bien connu des béophiles, sa musique fait partie de ses travaux qui dépassent largement l’agréable pour se rapprocher de l’excellence

David Newman ou l’esprit de justice

David Newman ou l'esprit de justice

The Spirit de Frank Miller est un navet épouvantable. La seule bonne idée du «metteur en scène» est d’avoir fait appel à David Newman, encore tellement méconnu et si souvent sous-employé. Passé la première surprise, les amateurs se sont réjouis car Newman est parvenu à transcender la médiocrité du film par ses mélodies et ses orchestrations inspirées

Tequila Sunrise pour Michael Gibbs

Tequila Sunrise pour Michael Gibbs

John Woo s’est adjoint les services de Michael Gibbs, un musicien polymorphe qui a toujours préféré traîner ses guêtres parmi les jazz-bands. Il suffit pourtant que le frénétique Hard-Boiled Overture dévide ses notes liminaires pour comprendre que c’est justement cette singularité qui a valu à Gibbs d’être propulsé en première ligne

La magie elfique de John Debney

La magie elfique de John Debney

Grand spécialiste de la comédie familiale, Debney a déjà mis en musique depuis le début de sa carrière pas moins de cinq films consacrés aux fêtes de Noël. Parmi tous ces travaux, Elf est sans doute le plus réussi car il permet de bénéficier d’un condensé de tous les clichés musicaux liés au Noël à l’américaine et constitue donc un parfait best of

Mark McKenzie donne du souffle au Blizzard

Mark McKenzie donne du souffle au Blizzard

McKenzie est réputé pour son don unique de créer des mélodies enchanteresses et son talent pour imprégner ses partitions d’une magie et d’une émotion qui vont droit au cœur. Blizzard est l’exemple-type du film tout à fait anecdotique illustré par une musique au brio hyperbolique, s’affirmant finalement comme l’un des plus beaux fleurons du genre

La jeunesse éternelle de Jerry Goldsmith

La jeunesse éternelle de Jerry Goldsmith

Forever Young bénéficie d’un désir nouveau chez Goldsmith qui, lassé d’écrire des scores d’action, cherchait pendant la première partie des années 90 à composer des partitions plus chaleureuses et romantiques. Issue d’une période du compositeur souvent méconnue ou négligée, cette partition profite grâce à La-La Land d’une nouvelle opportunité d’être (re)découverte

Une Symphonie pour le Seigneur

Une Symphonie pour le Seigneur

Dix ans après la sortie en salles du premier volet de The Lord Of The Rings, Shore continue à faire vivre son œuvre par le biais d’une symphonie en six mouvements. C’est d’ailleurs le label du compositeur qui édite The Lord Of The Rings Symphony, interprétée par le 21st Century Symphony Orchestra & Chorus et dirigée par Ludwig Wicki

Chuck Cirino, le diabolique docteur Z

Chuck Cirino, le diabolique docteur Z

Rendons hommage aux bricoleurs anonymes qui ont patiemment échafaudé une œuvre dont on pourrait dire, à l’instar des séries Z dépenaillées faisant le bonheur de cinéphiles risque-tout, qu’elle s’adresse au premier chef à des oreilles averties. Chuck Cirino, sans le moindre doute, est l’un des plus flamboyants porte-drapeaux de cette horde contrefaite

Vous avez dit vampire, Mr Rubinstein ?

Vous avez dit vampire, Mr Rubinstein ?

George Romero s’est autorisé toutes les audaces sonores en encourageant Donald Rubinstein à contaminer Martin de sa fièvre créatrice. Les envolées gothiques plus conventionnelles d’un James Bernard n’auraient de toute façon guère convenu à ce film qui revisite le mythe du vampire sous un angle novateur et nihiliste

La symphonie cosmique de Barry

La symphonie cosmique de Barry

En 1979, John Barry apporte sa contribution au space opera avec The Black Hole, un film de science-fiction au propos ambitieux et métaphysique produit par les studios Disney. Inspiré par la beauté visuelle du film et ses images grandioses, le compositeur livre une musique originale et fascinante, enfin disponible en intégralité grâce aux efforts d’Intrada

Une traînée de poudre… de Masi arrive !

Une traînée de poudre... de Masi arrive !

Le producteur et cinéaste Fabrizio de Angelis, alléché par le triomphe de First Blood (Rambo), en a immédiatement mis en chantier un quasi remake en appuyant les nombreux éléments «westerniens» de son modèle, ce qu’a su traduire à merveille la musique d’un Francesco de Masi familier de longue date de l’Ouest italien et des déserts pelés d’Almeria

Masada : le péplum selon Goldsmith

Masada : le péplum selon Goldsmith

Enfin, Intrada nous propose au sein d’un double album une édition intégrale de la musique de la minisérie Masada. Le premier disque nous restitue un Jerry Goldsmith de la grande époque dans sa version originale, le second la musique composée par Morton Stevens sur les mêmes thèmes mélodiques. Une intégrale aussi attendue qu’indispensable

Les fantaisies sinistres de Thomas Newman

Les fantaisies sinistres de Thomas Newman

Thomas Newman poursuit son exploration de nouveaux continents et nous surprend à nouveau en signant la partition de Lemony Snicketʼs A Series Of Unfortunate Events. Ce film prend le contrepied du merveilleux habituel, ce qui est forcément stimulant pour l’imagination d’un compositeur volontiers porté sur les excentricités et les expérimentations

Thomas Newman : l’amour à mort

Thomas Newman : l'amour à mort

C’est paradoxalement pour un film globalement assez mal reçu que Thomas Newman a signé l’une de ses plus belles compositions. Malgré son point de départ appartenant au genre fantastique, Meet Joe Black assume totalement son romantisme «fleur bleue», même si l’on ne peut ignorer le ton doux-amer qui lui donne ce cachet particulier

Thomas Newman et le petit robot écolo

Thomas Newman et le petit robot écolo

Après le succès de Finding Nemo, Andrew Stanton a de nouveau fait appel à Thomas Newman, dont la personnalité très affirmée correspond bien à l’univers insolite de son long-métrage. À la vision de WALL-E, l’on constate immédiatement à quel point le traitement musical est à la fois totalement atypique et parfaitement adapté aux besoins du film

Comme un poisson dans l’eau…

Comme un poisson dans l'eau...

Qui eût cru qu’un jour Thomas Newman, compositeur hollywoodien plutôt intimiste, éloigné de tous les genres trop codifiés et peu intéressé par les films d’action, s’attaquerait au cinéma d’animation ? C’est pourtant ce qui s’est passé quand le compositeur a rejoint son cousin Randy aux studios Pixar pour composer la musique de Finding Nemo

Le parfum subtil du laurier blanc

Le parfum subtil du laurier blanc

Thomas Newman n’est pas coutumier de la démonstration ni des mélodies trop évidentes. Quand il compose White Oleander, c’est pour distiller une force dramatique à laquelle il est difficile de ne pas succomber : Newman cultive l’introspection ouverte sur le monde en passant les portes d’une instrumentation étrange et toujours séduisante

Yûgo “Shaolin” Kanno enflamme le terrain

Yûgo "Shaolin" Kanno enflamme le terrain

Comme souvent chez Kanno, la partition de Shôrin Shôjo est interprétée par une formation symphonique à laquelle viennent s’adjoindre guitaristes, batteur, percussionniste ainsi qu’un chœur mixte. Les tendances sont plurielles, allant de l’orchestral le plus pur et le plus hollywoodien à la musique techno en passant par des sonorités ethniques

Quand Patrick Doyle singe la planète

Quand Patrick Doyle singe la planète

Après Thor, Doyle déçoit encore en livrant une musique certes efficace et soignée mais presque entièrement dénuée de personnalité. Dans le film, la partition se remarque assez peu, sauf dans les séquences d’action qui font appel à une avalanche de percussions tribales. Cet élément instrumental est effectivement le plus attendu compte tenu du sujet

Goldsmith, premier chevalier de Camelot

Goldsmith, premier chevalier de Camelot

First Knight, l’un des meilleurs scores de Goldsmith de sa période tardive, est enfin proposé par La-La Land Records dans l’édition complète espérée. Le compositeur impose ici par le traitement musical un chef-d’œuvre épique et symphonique. Les cuivres sont particulièrement présents, donnant au score une sorte de virilité presque palpable

Ceux qui aiment Tiomkin prendront le train

Ceux qui aiment Tiomkin prendront le train

Tout commence sous des auspices on ne peut plus familiers : tandis qu’une carriole traverse un cadre bucolique et baigné de soleil, le Prelude dévide ses notes sémillantes, parmi lesquelles on reconnaîtra sans peine ce léger motif percussif devenu le péché mignon de Tiomkin, un «cataclop» qui évoque le trot paisible d’un cheval de trait

Joshua ou le voyage au coeur des abîmes

Joshua ou le voyage au coeur des abîmes

Pour Joshua, le réalisateur George Ratliff a préféré faire appel à un tout nouveau talent, Nico Muhly, qui a déjà travaillé comme assistant de Glass après avoir été élève de Corigliano. Le jeune compositeur a conçu pour le film une partition aussi austère et minimaliste que les images qu’elle illustre en s’appuyant sur un nombre réduit d’instruments

The Clone Wars : Star Wars selon Kevin Kiner

The Clone Wars : Star Wars selon Kevin Kiner

À la tête du City of Prague Philharmonic Orchestra, Kevin Kiner se lance dans des envolées symphoniques follement enthousiasmantes. Cuivres triomphaux, cordes étourdissantes, percussions martiales, clins d’œil à John Williams : tout est là pour faire de cet énième opus un classique à ranger en bonne place aux côtés des précédents

A l’Ouest, du nouveau…

A l'Ouest, du nouveau...

Les deux partitions de Jarre composées pour El Condor et Villa Rides! présentent entre elles une nette parenté. En effet, il réussit à chaque fois à se couler dans la tradition d’un genre très codé sans abandonner la spécificité de son propre style. Ce faisant, il le renouvelle sous plusieurs aspects, y apportant des registres orchestraux inhabituels

Harry Potter : Desplat déchaîne l’apocalypse

Harry Potter : Desplat déchaîne l'apocalypse

Afin de garantir une continuité artistique entre les deux parties du volet final de la saga Harry Potter, c’est Alexandre Desplat qui conclut l’odyssée musicale du jeune sorcier. Cet ultime épisode aboutissant à la résolution de tous les conflits et intrigues jalonnant l’histoire depuis ses débuts, il acquiert une puissance et une dimension qui s’avèrent littéralement apocalyptiques

Kung Fu Panda : round one !

Kung Fu Panda : round one !

Kung Fu Panda étant une production Dreamworks, c’est inévitablement Zimmer qui fait la loi. Il a donc choisi de se charger lui-même du score avec son comparse John Powell. On sait que les deux artistes, chacun de son côté, se sont illustrés à de multiples reprises dans le genre du film d’animation. Que pouvaient-ils donc encore avoir à dire ?

WhiteOut : Frizzell explore le Grand Nord

WhiteOut : Frizzell explore le Grand Nord

Ceux qui regrettaient le John Frizzell des débuts pourront se réjouir puisqu’on le retrouve ici plus ou moins débarrassé des expérimentations et de l’aspect peu mélodique qui pouvaient rendre ses derniers travaux difficiles d’accès. WhiteOut se présente comme sa partition la plus abordable depuis longtemps et devrait ramener à lui les béophiles précédemment refroidis

Bill Conti ne plaisante pas avec le rire !

Bill Conti ne plaisante pas avec le rire !

Contrairement à ce que s’imaginent beaucoup de spectateurs, la comédie est un genre délicat et périlleux. Concernant Wrongfully Accused, le mélomane, en revanche, se félicitera qu’un Bill Conti très en verve ait su faire abstraction du je-m’en-foutisme de son réalisateur pour écrire une musique flamboyante, chevillée à un premier degré salvateur

Beowulf ou la légende d’Alan Silvestri

Beowulf ou la légende d'Alan Silvestri

Douzième collaboration entre Zemeckis et Silvestri, la musique de Beowulf témoigne une fois encore de la synergie artistique unissant les deux compères. Beaucoup moins prolifique que par le passé, Silvestri avait livré en 2006 des partitions plutôt décevantes, mais ce nouveau score marquait le retour du compositeur sur le devant de la scène

Le petit Livre Rouge de Jerry Goldsmith

Le petit Livre Rouge de Jerry Goldsmith

Suspense haletant et violence sèche ont beau être ses intraitables mots d’ordre, The Chairman jouit toutefois d’une discrète part de romantisme. Transcendé par le frémissement des cordes et des bois, le Love Theme déborde à ce point de panache et d’émotion que grande est la tentation de le considérer comme l’une des pièces maîtresses du compositeur

Des intrus chez Christopher Young

Des intrus chez Christopher Young

Seul artiste à sauver de cet énième remake peu inspiré d’un film d’horreur asiatique, Christopher Young prend vraiment le genre au sérieux. Dès le générique d’ouverture, le musicien nous propose ce qui élève chacun de ses scores au-dessus du tout-venant en matière de musique de thriller horrifique : une splendide mélodie et des orchestrations au top niveau

Spartacus : le bruit et la fureur

Spartacus : le bruit et la fureur

Spartacus est une œuvre assez exceptionnelle dans la carrière d’Alex North. Associé très tôt au projet, le compositeur a travaillé un an et demi sur la partition et mené à bien un réel travail de recherche musicographique. Attendu comme le Graal par de nombreux fans, le coffret édité par Varèse Sarabande comprend pour la première fois l’intégralité de la musique

Joe Hisaishi dessine le château ambulant

Joe Hisaishi dessine le château ambulant

Depuis toujours, Miyazaki accorde beaucoup d’importance à la musique pour l’image. Sa collaboration avec Hisaishi en est la preuve, de même que le soin apporté à l’édition de la musique de chaque long métrage du studio Ghibli, en particulier celle du Château Ambulant, tant l’image album et le soundtrack album apparaissent comme complémentaires

Le discours d’Alexandre Desplat

Le discours d’Alexandre Desplat

Alexandre Desplat est de ces compositeurs qui excellent à immiscer leurs interventions à l’écran sans qu’on les remarque vraiment. Et c’est exactement ce qu’il offre au film de Tom Hooper : un soutien musical ciselé avec le plus grand soin, de la part d’un musicien qui avoue volontiers que seule l’image peut motiver chez lui l’acte de création

Le souffle romanesque selon Ryô Yoshimata

Le souffle romanesque selon Ryô Yoshimata

Ce qui frappe à l’écoute d’Atsuhime, c’est non seulement la puissance de son souffle romanesque mais, surtout, sa richesse thématique. Là où un musicien hollywoodien aurait écrit une ou deux mélodies fédératrices, Ryô Yoshimata en a composé une cinquantaine, toutes différentes quoique issues de la même source d’inspiration

Quand Morricone fait l’éloge du plaisir

Quand Morricone fait l'éloge du plaisir

Personne ne pourrait contester au délicieux Chi Mai une aura qui lui vaut maintenant encore de trotter dans nos esprits. Ces superbes staccato de cordes et cet émouvant clavecin, frappés de l’inimitable sceau du Maestro, charrient des flots d’images et d’émotions que seul un lien impalpable relie les unes aux autres

JN Howard & Elton Gnome : haut les nains !

JN Howard & Elton Gnome : haut les nains !

Après Harry Gregson-Williams et Hans Zimmer, le réalisateur Kelly Asbury reprend la riche idée qu’il avait eue pour Spirit, Stallion Of The Cimarron : associer un nom très bankable de la musique de film et un nom très bankable de la scène rock/pop. À la place de Hans Zimmer, il fait appel à l’autre compositeur des Batman, James Newton Howard, et remplace Bryan Adams par Elton John

Harry Potter 7 : la subtile magie de Desplat

Harry Potter 7 : la subtile magie de Desplat

Il faudra sans doute attendre la sortie de la seconde partie de Harry Potter And The Deathly Hallows pour estimer l’ampleur et l’impact du travail effectué par Alexandre Desplat, mais il n’en paraît pas moins évident que dès cette première partie, le musicien a livré un score des plus réussis, efficace dans le film mais surtout passionnant en écoute isolée

Perfect Blue, le cauchemar éveillé

Perfect Blue, le cauchemar éveillé

Cette unique collaboration entre Satoshi Kon et Masahiro Ikumi pour Perfect Blue a engendré trente minutes de musique originale, complétée ici par les chansons entendues dans le film. Bien que le compositeur n’ait pas réellement percé par la suite, son travail soutient, par sa grande force évocatrice, chaque moment de cette pièce maîtresse du réalisateur

Haunted Summer, un conte envoûtant

Haunted Summer, un conte envoûtant

La partition de Haunted Summer illustre la rencontre, au-delà du temps, entre Lord Byron, Mary Shelley et… Christopher Young ! Quiconque laisse libre cours à son imagination n’aura aucun mal à se laisser entraîner par son pouvoir d’évocation car Young a été particulièrement motivé par le scénario de ce conte pour adultes, obscur et nuancé. Laissez-vous envoûter…

John Barry : il était une fois dans la vallée

John Barry : il était une fois dans la vallée

Totalement ignoré par un public rejetant sa vision sans fard des atrocités de la guerre et ses personnages ambigus, The Last Valley est resté pour ses artisans le film de tous les regrets. Entre autres ceux de feu John Barry qui, faisant montre d’un considérable investissement, a écrit ce qui aurait dû être unanimement reconnu comme un véritable classique

Shout At The Devil : parole de Jarre !

Shout At The Devil : parole de Jarre !

Shout At The Devil est un peu à Maurice Jarre ce que Take A Hard Ride est à Jerry Goldsmith : une musique ludique, énorme, fougueuse, généreuse, bref une musique qui en fait trop pour un film qu’il est difficile de prendre au sérieux tant il mélange allègrement les genres et fait feu de tout bois. Et que faire face à un film de ce genre sinon jouer le jeu au premier degré ?

Narnia : l’odyssée de David Arnold

Narnia : l'odyssée de David Arnold

Pour ce nouvel opus du Monde de Narnia, c’est David Arnold qui reprend le flambeau. Un choix des plus rassurants pour tous ceux qui s’inquiétaient de ne pas retrouver l’atmosphère épique et merveilleuse des scores signés Gregson-Williams. Afin d’assurer une certaine cohérence d’un film à l’autre, David Arnold fait d’ailleurs appel au célèbre thème écrit par son prédécesseur

Prince Caspian : retour à Narnia

Prince Caspian : retour à Narnia

Gregson-Williams nous revient pour le second opus de la franchise de C.S. Lewis. Prince Caspian lui permet ainsi de revoir ses ambitions à la hausse. Fort d’un univers mythique installé avec conviction dans l’épisode précédent, le compositeur peut évoluer à partir de bases solides et conférer en toute liberté une ampleur supplémentaire à sa nouvelle partition

La symphonie fantastique de Narnia

La symphonie fantastique de Narnia

Après son superbe Kingdom Of Heaven, Harry Gregson-Williams était tout désigné pour mettre en musique l’adaptation de The Chronicles Of Narnia. Le prestige et la popularité des romans de C.S. Lewis ainsi que leur profusion de décors et de personnages constituent une source d’inspiration idéale pour laquelle il a composé ce qui restera sans doute comme le sommet de sa carrière

Kentaro Haneda, le charmeur de serpent

Kentaro Haneda, le charmeur de serpent

Aventurier intrépide, incorrigible épicurien raffolant de la bonne chère, mâchouillant son éternel cigare, courtisant les créatures plus plantureuses, gouailleur face au danger : tel est Cobra, l’un des plus charismatiques héros de la bande dessinée japonaise. Et du panache, du style et de l’invention, Haneda en avait à revendre

L’inquiétant journal de Kenji Kawai

L'inquiétant journal de Kenji Kawai

Alors que l’on pensait que Kenji Kawai avait exploré à fond le côté obscur de son écriture en travaillant sur les kwaidan de Hideo Nakata, son expédition dans le froid pour Antarctic Journal du coréen Pil-Sung Yim s’éloigne de l’horreur nippone pour proposer une musique originale que l’on pourrait étiqueter comme étant un pendant poétique à Dark Water

Le miracle de Noël de Bruce Broughton

Le miracle de Noël de Bruce Broughton

Bruce Broughton était tout désigné pour exceller avec la musique d’un film de Noël. La richesse de son écriture et une utilisation élégante des mélodies classiques de Noël font de Miracle On The 34th Street un score savoureux et recommandable qui engage à (re)découvrir l’oeuvre de ce compositeur hélas trop souvent oublié

Santa Claus, le Noël fondateur de Mancini

Santa Claus, le Noël fondateur de Mancini

Du début à la fin, Mancini nous transporte d’enchantement en enchantement à grand renfort d’envolées de cordes radieuses et de fanfares chaloupées, sans oublier quelques passages plus jazzy. Humour, fantaisie, lyrisme échevelé, marches endiablées, le score de Santa Claus : The Movie est un classique incontournable à réécouter à chaque fin d’année

James Horner fête Noël en grande pompe

James Horner fête Noël en grande pompe

How The Grinch Stole Christmas constitue une bonne surprise car le score de James Horner évite l’autoplagiat pour s’avérer d’une fraîcheur inattendue et tout à fait réjouissante. Efficace et très agréable dans le film, la musique est tour à tour malicieuse, émouvante, épique, dantesque et merveilleuse, jusqu’à un finale de toute beauté. Une sidérante réussite

Patton, chef d’oeuvre discret de Goldsmith

Patton, chef d'oeuvre discret de Goldsmith

Avec Patton, nous revenons à un tournant des années 60/70 qui constituent dans la carrière de Jerry Goldsmith ce que l’on peut considérer comme le début de la période classique au cours de laquelle les composantes essentielles du style du compositeur s’épanouissent naturellement, où inventions rythmiques et imagination orchestrale fusent et foisonnent

Sombre réveillon de Noël pour Haslinger

Sombre réveillon de Noël pour Haslinger

Un malaise s’installe dès l’ouverture grâce au décalage entre les voix innocentes des jeunes filles interprétant un chant de Noël et des cordes tendues, créant une atmosphère menaçante qui se prolonge via une mélodie envoûtante mêlant piano, clochettes et cordes lancinantes. Le cadre est posé : ambiance hivernale et imminence de la catastrophe

The Polar Express : Silvestri à toute vapeur

The Polar Express : Silvestri à toute vapeur

Pour ce conte de Noël classique, Alan Silvestri a été confronté à un nouveau challenge : écrire des chansons constituant les points d’orgue du film, comme dans les classiques de Walt Disney. Et pour cet exercice auquel il s’était peu livré jusqu’à ce jour, il s’associe avec le compositeur et parolier Glen Ballard, qu’il retrouvera par la suite sur Beowulf et A Christmas Carol

Alan Silvestri : le fantôme de tous les Noëls

Alan Silvestri : le fantôme de tous les Noëls

Silvestri renoue avec la veine chaleureuse et enjouée qu’on lui connaît, concevant pour le film de Zemeckis un thème principal marquant et réussi qui structure la partition avec un art et une conviction admirables. À la fois majestueux et dynamique, ce thème très entraînant est un classique instantané au même titre que les autres cantiques de Noël

The Bernard Horror Picture Shaw

The Bernard Horror Picture Shaw

Faisant fi des habitudes chinoises de piller les scores hollywoodiens, le compositeur James Bernard a su saisir l’opportunité d’emmener ses habituels (et brillants) scores d’épouvante vers un horizon pas nécessairement neuf, mais riche de possibilités nouvelles, résumant ses travaux passés sans s’embourber dans l’auto-citation

Reznor & Ross créent leur réseau social

Reznor & Ross créent leur réseau social

Si Trent Reznor n’est pas le premier musicien issu du monde du rock à s’immiscer dans celui de la musique de film, cette incursion n’est pas le fruit du hasard. Le duo qu’il forme avec Atticus Ross pour The Social Network démontre que la célébrité auprès du grand public n’ouvre pas automatiquement les portes de l’industrie cinématographique

Moonacre ou la magie de Christian Henson

Moonacre ou la magie de Christian Henson

Très loin des expérimentations de ses débuts, Christian Henson s’attaque pour la première fois au genre de la fantasy et livre une partition très classique mais parfaitement appropriée à son sujet. Très mélodique, admirablement équilibrée, colorée, contrastée, la musique y connaît plusieurs moments de grâce qui susciteront rapidement l’addiction de l’auditeur

La bonne formule de Bill Conti

La bonne formule de Bill Conti

The Formula appartient à une période où Bill Conti occupait le devant de la scène, porté par le succès des premiers Rocky. Il y démontre ses qualités dans un style plus sérieux, plus soutenu que celui de ses grands tubes, avec une partition sombre, souvent chambriste et dont l’écriture dissonante frôle parfois l’atonalité. Peut-être la plus moderne de toute sa production

Clinton Shorter en plein apartheid

Clinton Shorter en plein apartheid

Pour mettre en musique District 9, le réalisateur Neill Blomkamp s’est naturellement tourné vers le compositeur qui avait déjà signé le score du court-métrage ayant servi de base scénaristique à ce premier long. Auteur d’une trentaine de scores écrits pour des courts-métrages et pour la TV, Clinton Shorter trouve à son tour l’occasion de passer au devant de la scène

Godzilla : Go-Go, Ifukube, yeah !

Godzilla : Go-Go, Ifukube, yeah !

Inoshiro Honda l’avait imaginé comme une cauchemardesque incarnation du traumatisme post- atomique dont le Japon portait encore les horribles stigmates. Et la partition de l’immense Akira Ifukube, l’un des plus prestigieux compositeurs du cinéma japonais, est au juste diapason de ce film matriciel : sombre, étouffante, agressive et d’une violence sans détour

Michael Wandmacher à la pêche au gros

Michael Wandmacher à la pêche au gros

C’est sans complexe que Wandmacher emploie un gros orchestre pour créer un score construit en grande partie sur les cordes et les cuivres, saturé de sonorités électroniques qui vrillent les oreilles. Un peu sous-mixée dans le film, la musique crée la tension nécessaire, mais c’est sur l’album qu’elle donne sa pleine mesure

Un été pourri mais un Lalo Schifrin radieux

Un été pourri mais un Lalo Schifrin radieux

Cet honnête thriller témoigne avec éloquence de la créativité bouillonnante de Schifrin. A une époque où nombre de musiciens camouflaient une inspiration en berne derrière quelques synthés faméliques, Schifrin mettait tout son savoir-faire à l’œuvre pour métamorphoser ce qui n’aurait pu être qu’un petit score routinier en un très efficace exercice de suspense

Alexandre Desplat à la croisée des mondes

Alexandre Desplat à la croisée des mondes

La présence d’Alexandre Desplat au générique de The Golden Compass avait au premier abord de quoi surprendre. Plutôt connu pour des travaux assez intimistes, le compositeur allait devoir rassurer tous ceux qui pouvaient douter de ses capacités à mettre en musique un film à grand spectacle, riche en thèmes marquants et en séquences d’action

Andrew Lockington au centre de la terre

Andrew Lockington au centre de la terre

Pas originale mais brillamment écrite, outrancière mais jouissive, saturée d’un mauvais goût délicieux, à la fois impersonnelle et nourrie de références prestigieuses, la musique de Journey To The Center Of The Earth procure un plaisir aussi intense que coupable et laisse augurer du meilleur pour Andrew Lockington, qui frappe à nouveau très fort

Trevor Rabin, l’apprenti compositeur

Trevor Rabin, l'apprenti compositeur

Visiblement assez peu amateur de grands défis depuis quelques années, Trevor Rabin semble s’être résolument limité aux films de ses amis et aux productions Disney. Cette nouvelle version de The Sorcerer’s Apprentice lui permet de combiner les deux en renouant avec le tandem Jerry Bruckheimer / Jon Turteltaub. Ni la grande musique qu’on aurait pu attendre

Course à l’inspiration pour Trevor Rabin

Course à l'inspiration pour Trevor Rabin

Très proche des studios Disney grâce à son ami de toujours Jerry Bruckheimer, c’est sans surprise que Trevor Rabin est embarqué dans Race To Witch Mountain. Le générique donne tout de suite le ton avec son mélange de guitare électrique, de cordes véhémentes et de cuivres criards, le tout nappé d’une abondance de boucles synthétiques technoïdes

Karaté Kid : l’art (martial) de l’émotion

Karaté Kid : l'art (martial) de l'émotion

Après avoir passé l’essentiel de 2009 sur Avatar, Horner a créé la surprise en acceptant de composer le score du remake de Karate Kid. Aérienne et ample, sa partition contribue à donner au film une véritable crédibilité et retrouve la beauté d’un Spitfire Grill, y ajoutant les thèmes de l’innocence et de l’initiation auxquels se greffe l’influence de la musique asiatique

La séduction maléfique de Jerry Goldsmith

La séduction maléfique de Jerry Goldsmith

Souvent reléguée au second plan de la production musicale du compositeur, The Haunting n’en reste pas moins un score virtuose exécuté avec un brio qui le situe bien au-dessus de la moyenne. Pas aussi présente et écrasante qu’on aurait pu le redouter, la musique de Goldsmith crée une tension sourde et lancinante, offrant quelques splendides morceaux de bravoure

JN Howard transcende The Last Airbender

JN Howard transcende The Last Airbender

Doué d’un talent inné pour les mélodies, mais aussi le rythme et les orchestrations, faisant usage avec la même habileté et la même expressivité du pupitre des cordes, des bois ou des percussions, James Newton Howard nous donne ici une nouvelle preuve de son talent protéiforme et va plus loin encore que dans tous ses autres scores composés pour M. Night Shyamalan

Predators: Debney sur les traces de Silvestri

Predators: Debney sur les traces de Silvestri

Si revenir à la créature du chef-d’œuvre matriciel de John McTiernan constitue pour les fans de la franchise un motif de soulagement, Predators ne marque pas pour autant le grand retour de Silvestri, qui avait pourtant signé avec Predator et Predator 2 de vrais morceaux d’anthologie. Le producteur Robert Rodriguez a en effet choisi de faire appel à Debney

Alien Vs. Predator : un duo pour deux duels

Alien Vs. Predator : un duo pour deux duels

Sans parler de la médiocrité des films sur lesquels ils ont dû travailler, comment Harald Kloser et Brian Tyler ont-ils assumé l’héritage de monstres sacrés tels que Goldsmith, Horner, Silvestri et Goldenthal ? Voilà bien pour ces deux jeunes compositeurs un défi aussi féroce que le combat entre ces deux créatures mythiques du cinéma de science-fiction

Predator 2 : symphonie pour jungle urbaine

Predator 2 : symphonie pour jungle urbaine

Trois ans après le phénoménal succès de Predator, une suite est mise en chantier et Silvestri est toujours de la partie. Bonne nouvelle pour ceux qui ont apprécié le score du premier film : celui-ci est tout aussi excellent, voire meilleur. En effet, le compositeur a gardé ce qui avait bien fonctionné, à savoir les nombreux thèmes qui la structurent

Predator : Silvestri en mode commando

Predator : Silvestri en mode commando

Une musique d’action brutale et tribale, emportée par les cuivres et les percussions et capable de générer l’angoisse par ses sonorités étranges : avec Predator, Silvestri nous offrait bien plus qu’un score plein d’adrénaline et de furie et signait un classique instantané. A l’occasion de sa réédition récente chez Intrada, retour sur un chef-d’œuvre incontournable

Iron Man 2 : Debney, l’homme de fer

Iron Man 2 : Debney, l'homme de fer

Pour ce second opus à nouveau réalisé par Jon Favreau, c’est Debney qui prend les commandes, un changement qui indique que Djawadi ne devait pas être le premier choix du réalisateur. Ceux qui attendaient un score de super-héros plus traditionnel avec grand orchestre et mélodies mémorables vont donc sans doute être satisfaits

Iron Man s’envole, Ramin Djawadi s’écrase

Iron Man s'envole, Ramin Djawadi s'écrase

Après deux collaborations avec John Debney (Elf et Zathura), on pouvait tout naturellement s’attendre à ce que Jon Favreau retrouve le compositeur pour ce premier opus d’Iron Man, nous garantissant une partition symphonique grisante comme l’auteur de Cutthroat Island sait si bien les faire. Hélas, Debney a été écarté du projet et remplacé par Ramin Djawadi

Troll : Richard Band ouvre son sac à malices

Troll : Richard Band ouvre son sac à malices

Aux yeux de l’amateur transi ou de ceux du simple néophyte ne connaissant que les classiques immortels du genre, il y a peu de chances que les frères Band trônent parmi les plus somptueuses collaborations entre réalisateur et compositeur. Nos deux lascars font pourtant les délices de quelques cinéphiles férus de kitscheries fantastiques et d’excentricités musicales

Eclipse : Shore, vous avez dit Shore ?

Eclipse : Shore, vous avez dit Shore ?

Dès le second opus, New Moon, le mot d’ordre semble avoir été de changer de compositeur à chaque film de la saga Twilight dans un apparent renoncement à toute continuité sur le plan musical. Après Carter Burwell et Alexandre Desplat, c’est donc au tour d’Howard Shore de mettre en musique les aventures romantico-fantastiques de Bella, Edward et Jacob

New Moon : le vertige des sentiments

New Moon : le vertige des sentiments

On ne peut que se réjouir du choix d’Alexandre Desplat qui, pour ce second film, prend le relais de Carter Burwell. Tout comme ce dernier, le musicien français a sans doute eu fort à faire pour s’imposer face aux chansons qui occupent une place importante tout au long du film et captent l’attention du public adolescent. Désireux d’imposer à son tour sa personnalité

Twilight : un automne mélancolique

Twilight : un automne mélancolique

Lorsqu’il n’est pas occupé par sa collaboration avec les frères Coen, Carter Burwell peut se montrer très versatile et œuvrer avec succès dans de multiples genres. Dans tous les cas, il enrichit son univers et garantit des musiques intelligentes et dont l’écoute isolée présente toujours un intérêt. Pour Twilight, il évite avec bonheur bon nombre de clichés

Outland : l’étoile du marshall Goldsmith

Outland : l'étoile du marshall Goldsmith

Si Outland arbore la plupart des oripeaux du cinéma de science-fiction, il n’en reste pas moins qu’il relève plutôt du western, ne serait-ce que par l’imposante présence d’un Sean Connery portant l’insigne d’un intraitable marshall du futur. Eu égard au somptueux passif de Jerry Goldsmith dans ce genre ô combien emblématique de l’industrie hollywoodienne

Kérity: le conte musical de Christophe Héral

Kérity: le conte musical de Christophe Héral

Si Christophe Héral peut mettre en sons et en musiques des projets aussi divers que des documentaires, des jeux vidéo et des films d’animation, c’est parce qu’il possède ce talent rare d’appréhender le langage d’une image et d’en recréer, parfois de toutes pièces, la sensibilité. Donner une âme à un film, c’est ce que fait Christophe Héral, et il le fait bien

The Kentuckian : le western selon Herrmann

The Kentuckian : le western selon Herrmann

On a parfois dit que Herrmann, considéré par certains comme le plus grand musicien hollywoodien, était paradoxalement un compositeur limité. Sa musique pour The Kentuckian, western réalisé par Burt Lancaster, irait plutôt en ce sens, dans la mesure où le compositeur se limite par des options créatives fortes et affirmées

Avatar : le souffle épique de James Horner

Avatar : le souffle épique de James Horner

Malgré leurs différents sur Aliens, c’est vers James Horner que James Cameron avait choisi de revenir pour Titanic, pour une partition devenue le plus gros succès commercial de tous les temps dans la catégorie des bandes originales. C’est donc sans surprise que le compositeur se retrouve embarqué sur le vaisseau à destination de Pandora

Descente aux enfers avec David Julyan

Descente aux enfers avec David Julyan

Du chef-d’œuvre de Neil Marshall au navet de Jon Harris, le seul ingrédient du diptyque The Descent et The Descent Part 2 à maintenir un niveau de qualité constant est la musique de Julyan. Ce dernier, dont les collaborations avec Christopher Nolan constituent ses principaux titres de gloire, se verra hélas écarté de Batman Begins

Big City : l’Ouest en héritage

Big City : l’Ouest en héritage

Première collaboration de Kermorvant avec Djamel Bensalah, Big City permet au compositeur, qui avait déjà rendu hommage au cinéma US avec sa partition pour Mais Qui A Tué Pamela Rose ?, de s’attaquer ici à un univers cinématographique riche en possibilités : celui du western. L’héritage musical qui motive le score s’avère ici complètement assumé

Le merveilleux rêve éveillé de C. Burwell

Le merveilleux rêve éveillé de C. Burwell

Placé sous les feux de la rampe par Twilight, Burwell ne s’est pas pour autant transformé en compositeur de blockbusters. Pour Where The Wild Things Are, il partage la vedette avec Karen O, et tous deux sont crédités au même titre au générique. Il est alors intéressant de voir à quel point leur travail est complémentaire, de sorte qu’aucun ne peut exister sans l’autre

Du Fred Katz en boutique chez Corman & Cie

Du Fred Katz en boutique chez Corman & Cie

Ayant depuis sa sortie accédé au statut d’œuvre culte, The Little Shop Of Horrors est une comédie gentiment horrifique dont l’aspect artisanal peut aujourd’hui prêter à sourire, mais qui demeure toujours un moment de cinéma particulièrement réjouissant. Il n’est du reste pas difficile de mesurer combien la musique de Fred Katz ne fait que renforcer cet enthousiasme

Città Violenta : le polar selon Morricone

Città Violenta : le polar selon Morricone

C’est un cliché qui perdure encore aujourd’hui lorsque l’on s’essaye à mesurer l’influence d’Ennio Morricone : une image irrésistible, celle d’un monolithe colossal, dont l’ombre aurait dévoré jusqu’aux moindres recoins du paysage cinématographique italien et réduit les musiciens transalpins à de laborieuses et vaines tentatives de mimétisme

Edge Of Darkness : noir c’est noir…

Edge Of Darkness : noir c'est noir...

25 ans après la mini-série qu’il a réalisée, Martin Campbell met en scène son adaptation pour le grand écran, avec Mel Gibson en flic têtu enquêtant sur l’assassinat de sa fille, et Howard Shore succèdant au regretté Michael Kamen. L’auteur de Crash y démontre qu’il n’y a pas que David Cronenberg pour lui inspirer la plus ténébreuse des musiques

Robin Hood : plus d’une corde à son arc

Robin Hood : plus d'une corde à son arc

En trois films avec Ridley Scott, Streitenfeld n’était pas encore parvenu, loin s’en faut, à égaler les réussites de ses glorieux aînés pour le cinéaste britannique. On nourrissait donc de sérieux doutes quant à ses capacités, voire à sa légitimité sur un projet de l’envergure de Robin Hood. Le résultat est à la fois une très belle surprise et un grand soulagement

P.S. : we love you, John Powell

P.S. : we love you, John Powell

Si l’auteur de How To Train Your Dragon s’est surtout illustré dans les domaines de l’action et de l’animation, il a également brillé dans celui du drame et de la comédie romantique. C’est encore d’émotion qu’il est question ici dans le film de Richard LaGravenese où l’occasion nous est donnée d’apprécier les talents de John Powell dans un registre qu’il est loin de déshonorer

JAG : Broughton & Bramson dans l’US Navy

JAG : Broughton & Bramson dans l'US Navy

Lorsqu’il lance la série J*A*G en septembre 1995, le producteur Donald P. Bellisario confie aux bons soins du vétéran Bruce Broughton la musique du pilote. Celui-ci composera pour le thème principal une marche militaire énergique et mémorable qui, fait plutôt rare, restera intacte, sans aucune variation, pendant les dix saisons que durera la série

James Brett explore la Planète 51

James Brett explore la Planète 51

Pour mettre en musique Planet 51, on aurait pu s’attendre à voir débarquer n’importe quel clone de Powell ou Gregson-Williams en provenance de Remote Control, qui semblent habituellement avoir le quasi-monopole de ce type de productions. Mais surprise, c’est le nom de James Seymour Brett, presque inconnu des béophiles jusqu’à aujourd’hui

Jasper : Florian Tessloff brise la glace

Jasper : Florian Tessloff brise la glace

Premier long-métrage du metteur en scène allemand Eckart Fingberg adapté d’après la série télé animée qu’il avait créée, Jasper Und Das Limonadenkomplott surfe sur la vague d’engouement qui existe à l’encontre des pingouins et manchots depuis quelques années. Compatriote du réalisateur, le jeune compositeur Florian Tessloff est encore un illustre inconnu

RoboCop : la chair et l’acier

RoboCop : la chair et l'acier

Ayant déjà collaboré avec Basil Poledouris pour Flesh + Blood, Paul Verhoeven se tourne à nouveau vers lui pour RoboCop. D’abord, Poledouris et Verhoeven envisagent d’inclure un maximum d’électronique dans la musique, voire de s’orienter vers le rock. Mais Poledouris est attiré par le mariage de la musique électronique et de l’orchestre

Sur la route avec Nick Cave et Warren Ellis

Sur la route avec Nick Cave et Warren Ellis

Réalisateur en 2003 d’un court-métrage d’animation intitulé Nick Cave & The Bad Seeds: Babe, I’m On Fire, John Hillcoat a toujours été très proche de Cave, au point de lui confier non seulement les musiques de tous ses films mais également les scénarios de deux de ses opus précédents. Depuis 2005, il semble avoir rejoint le rang des «vrais» compositeurs de cinéma

Goonies, le souffle de la grande aventure

Goonies, le souffle de la grande aventure

Un choix déroutant que celui du respectable Dave Grusin. La réussite allait pourtant s’avérer totale. Plutôt que de souligner à grand renfort d’un mickey mousing sautillant l’humour bon enfant dont le script déborde, Grusin a judicieusement choisi de faire montre du plus grand sérieux, empruntant sans complexe aux fanfares héroïques du swashbuckler

Astro Boy : l’envol triomphal d’Ottman

Astro Boy : l’envol triomphal d'Ottman

Manga créé en 1952, Astro Boy nous revient en 2009. John Ottman signe ici son premier score pour un film d’animation après s’être érigé depuis près d’une décennie en spécialiste des super-héros. Sa partition pour Astro Boy constitue sans doute son plus bel effort depuis Superman Returns et s’imposera peut-être comme son meilleur travail à ce jour

Stephen Trask fait son cirque (du vampire)

Stephen Trask fait son cirque (du vampire)

Puisque les producteurs de The Vampire’s Assistant ne pouvaient pas s’offrir Danny Elfman, ils ont choisi Steve Bartek, son orchestrateur attitré depuis ses débuts. Ainsi chapeauté, Stephen Trask ne pouvait pas faire d’erreur et il signera donc exactement le score que l’on attendait de lui, efficace mais dénué de génie et de personnalité

John Powell, la musique dans la peau

John Powell, la musique dans la peau

Si l’identité civile du personnage de Matt Damon est une inconnue, son identité musicale a laissé son empreinte dans l’équation posée par les deux premiers volets. Le travail de Powell aboutit enfin et donne définitivement à l’ensemble de ses compositions pour ce triptyque cinématographique le titre de pierre angulaire de la musique d’action de ce début de siècle

La suprématie explosive de John Powell

La suprématie explosive de John Powell

John Powell est de retour et se montre une nouvelle fois à la hauteur, prolongeant le projet musical mis en place deux ans auparavant dans The Bourne Identity tout en conservant une cohérence admirable, revisitant la thématique et le canevas sonore sans pour autant se répéter et faisant évoluer l’identité musicale de la franchise vers de nouveaux horizons

L’identité musicale de John Powell

L'identité musicale de John Powell

Il y a huit ans déjà, John Powell donnait le coup d’envoi de la trilogie cinématographique des aventures de Jason Bourne. Son travail sur la franchise inspirée des livres de Robert Ludlum s’y inscrit comme un véritable renouveau musical dont l’efficacité narrative n’a d’égale que sa consistance en écoute seule

Green Zone : John Powell au coeur de l’action

Green Zone : John Powell au coeur de l'action

Après The Bourne Supremacy et The Bourne Ultimatum, le trio se reforme : Paul Greengrass, Matt Damon et John Powell se sont de nouveau réunis pour Green Zone, fiction adaptée d’un livre-reportage du journaliste Rajiv Chandrasekaran. A priori, on ne peut qu’être ravi de retrouver le compositeur qui a accompagné Jason Bourne dans ses pérégrinations

Amelia : la grâce aérienne de Gabriel Yared

Amelia : la grâce aérienne de Gabriel Yared

Il ne fait guère de doute que les aventuriers du ciel représentent aux yeux de Gabriel Yared une intarissable source d’inspiration, comme l’ont été les étendues désertiques pour Jarre et les océans si chers à Scott. Le gracieux Amelia s’inscrit dans la droite lignée de ces partitions aux atmosphères subtiles et à la thématique généreuse

Jerry Cotton : du rififi à Berlin

Jerry Cotton : du rififi à Berlin

Plus proche d’un OSS 117 ou d’un Matt Helm que de James Bond, Jerry Cotton est une figure de la littérature populaire appréciée en Allemagne. Les récits d’action qui mettent en scène à New York cet enquêteur du FBI se comptent par milliers depuis sa création en 1954, et pas moins d’une centaine d’auteurs a été jusqu’ici chargée

Orphan ou la perversion de l’innocence

Orphan ou la perversion de l'innocence

Visiblement satisfait de sa première collaboration avec John Ottman sur House Of Wax, Jaume Collet-Serra a de nouveau fait appel à lui pour mettre en musique son dernier film, Orphan. Déjà auteur de partitions telles que Gothika, Urban Legends 2 ou encore Halloween H20 qui ont fait de lui l’un des principaux maîtres de la peur depuis la fin des années 90

Le fantôme de Monsieur Desplat

Le fantôme de Monsieur Desplat

Composer pour un film de Roman Polanski est toujours un cadeau. Alexandre Desplat a été sollicité pour travailler sur celui-ci, l’un des meilleurs d’un cinéaste qui compte déjà un nombre impressionnant de réussites. The Ghost Writer s’inscrit pour le compositeur dans la continuité d’une carrière exceptionnelle, parsemée de rencontres avec des réalisateurs

Pope Joan, fable médiévale de Jarre

Pope Joan, fable médiévale de Jarre

C’est toujours un plaisir de retrouver une partition inédite du grand Maurice Jarre, disparu il y a déjà un an. Basé sur le récit (tenu pour légendaire par les historiens) d’une femme qui, déguisée en moine, aurait accédé au pontificat vers la fin du VIIIème siècle, Pope Joan, sorti en 1972, est passé relativement inaperçu malgré un casting prestigieux

Le dragon sans coeur d’Alex North

Le dragon sans coeur d'Alex North

En acceptant de composer la partition de Dragonslayer, Alex North tombe d’accord avec les producteurs pour s’inspirer de Prokofiev, qui constituait déjà une source avouée d’inspiration pour Spartacus. Exigeante, la musique de Dragonslayer n’en est pas pour autant aussi hermétique que sa réputation le laisse parfois entendre

Daybreakers : une symphonie nocturne

Daybreakers : une symphonie nocturne

Si son nom n’est pas surexposé en permanence comme d’autres peuvent l’être, Christopher Gordon fait partie de ces musiciens dont on guette néanmoins chaque nouvelle partition avec le plus grand intérêt. Pour le comprendre, encore faut-il avoir à l’esprit les scores qui ont fait sa réputation. On ne saurait donc trop conseiller aux néophytes

L’Ennemi Intime, funèbre et onirique

L'Ennemi Intime, funèbre et onirique

L’Ennemi Intime représentait pour Alexandre Desplat un défi passionnant. Face à l’importance du sujet, à la puissance des images, la musique se devait d’apporter avant tout une dimension pertinente et se fondre dans une trame sombre et tragique. Le récit voit en effet se succéder les questionnements existentiels des hommes au combat

Gray Lady Down : Fielding en eaux troubles

Gray Lady Down : Fielding en eaux troubles

Film catastrophe de facture classique sorti en 1978, Gray Lady Down retrace, dans un style quasi-documentaire typique des années 70, le sauvetage de l’équipage du Neptune, un sous-marin nucléaire de la marine américaine. Jerry Fielding apporte à ce film une partition précise, exigeante, particulièrement bien construite, dans ce style caractéristique

Le “Poème de la mer” de Jerry Goldsmith

Le "Poème de la mer" de Jerry Goldsmith

Adapté d’un roman en partie autobiographique d’Hemingway, Islands In The Stream est la cinquième collaboration de Goldsmith avec Schaffner. Comme beaucoup de ses partitions majeures, elle possède une unité thématique extrêmement forte. Le compositeur construit chaque pièce sur un matériau issu des deux thèmes principaux

Nate & Hayes : Trevor Jones à l’abordage

Nate & Hayes : Trevor Jones à l'abordage

Après avoir été le premier label à sortir un score hors des coffres réputés inviolables des films Paramount, La-La Land Records continue l’exploration des archives du studio avec Nate & Hayes, l’un des premiers scores de Trevor Jones après la révélation que fut sa partition flamboyante pour The Dark Crystal. Longtemps réclamé, ce score ravive le souvenir de ce que furent les débuts de Jones

Freud : Goldsmith et l’inconscient

Freud : Goldsmith et l’inconscient

Après Lonely Are The Brave, voici une seconde parution majeure qui nous renvoie aux toutes premières années de la carrière de Jerry Goldsmith. Freud fait partie des quelques partitions majeures du compositeur américain n’ayant encore fait à ce jour l’objet d’aucune édition CD satisfaisante. Varèse Sarabande vient de remédier de belle manière à cette lacune

Americans : l’Amérique de John Barry

Americans : l'Amérique de John Barry

Pour un compositeur officiant l’essentiel de son temps à destination des salles obscures, s’adonner à une écriture libre, loin des contraintes habituelles liées à l’image, constitue une expérience qu’on imagine volontiers salvatrice. Cette bouffée d’oxygène, John Barry se l’offre pour la première fois en 1976, en plein fastes d’une carrière d’ores et déjà fructueuse

Goldsmith : retour à la planète des singes

Goldsmith : retour à la planète des singes

Trois ans après sa partition légendaire pour Planet Of The Apes de Franklin J. Schaffner, Jerry Goldsmith revenait à la saga simiesque avec cet Escape From The Planet Of The Apes. On connaissait déjà cette musique par la suite de 16 minutes proposée en bonus de l’intégrale de Planet Of The Apes. Varèse Sarabande nous offre maintenant l’intégralité de la partition

Trick ‘R Treat : Halloween selon D. Pipes

Trick 'R Treat : Halloween selon D. Pipes

Trick ‘R Treat nous présente la nuit d’Halloween à travers un prisme constitué d’un mélange d’humour noir, d’angoisse et de gore, respectueux envers les films du genre qui ont fait les grandes heures des années 70 et 80 tout en inversant habilement les codes du genre pour mieux les exploiter. Pour concrétiser sa vision, le réalisateur a fait appel à Douglas Pipes

Le Voyage en Ballon : la France vue du ciel

Le Voyage en Ballon : la France vue du ciel

Sorti en 1960, le Voyage en Ballon, bien qu’un peu oublié aujourd’hui, a acquis une reconnaissance internationale et est encore considéré à ce jour comme un classique du film pour jeune public. Réalisé par Albert Lamorisse, le film suit les mésaventures d’un jeune garçon et de son grand père aéronaute, voyageant en ballon à travers la France

L’hymne au cow-boy solitaire de Goldsmith

L’hymne au cow-boy solitaire de Goldsmith

Lonely Are The Brave semble être le seul film remarquable de David Miller, qui a su retranscrire avec simplicité le script de Dalton Trumbo, regard désenchanté sur les derniers jours d’un cow-boy solitaire rétif à l’autorité. C’est aussi le premier grand film de Goldsmith, 1962 étant en quelque sorte l’année de naissance du compositeur pour le grand écran

La zone crépusculaire de Jerry Goldsmith

La zone crépusculaire de Jerry Goldsmith

Film hommage à une série TV mythique prise en main par une génération de jeunes cinéastes admirateurs de l’univers créé par Rod Serling, Twilight Zone : The Movie a présenté une occasion unique pour un de ses compositeurs pionniers, Jerry Goldsmith, celle de travailler sur l’intégralité des quatre épisodes rassemblés en un seul long métrage

La grande entreprise de James Horner

La grande entreprise de James Horner

Ou comment Horner s’est retrouvé propulsé à 28 ans au firmament des compositeurs qui comptent… Après avoir côtoyé les partitions de Goldsmith et de Williams, il lui revient, armé de ses diplômes du Royal College Of Music, de prouver qu’il est possible de poursuivre la tradition classique au cinéma et de prendre le relais de Goldsmith. Rien que ça !

Zatoichi : Keiichi Suzuki croise le fer

Zatoichi : Keiichi Suzuki croise le fer

A l’origine de l’absence de Joe Hisaishi au générique du film de Takeshi Kitano, sa partition pour Dolls : Hisaishi avait composé près d’une heure de musique orchestrale et s’est vu contraint par son alter ego insatisfait de réécrire vingt minutes de musique électro-synthétique. Le réalisateur aurait dit par la suite qu’il ne correspondait pas à l’univers de Zatoichi

Akira Ifukube : Contatto con l’Oriente

Akira Ifukube : Contatto con l'Oriente

C’est un hommage bien singulier qui se tient en ce 15 mars 1988 à l’église San Giuseppe. Le lieu est contre toute attente plein à craquer, et le programme qui y est proposé apparaît des plus disparates : s’y succèdent ainsi une formation orchestrale, un chœur, un ensemble de musique de chambre, des musiciens de jazz, une imposante batterie de synthétiseurs

James Horner et le carnaval des Enfers

James Horner et le carnaval des Enfers

Something Wicked This Way Comes est un projet très singulier de cette période des années 80 durant laquelle les studios Disney acceptaient de soutenir des productions à la marge de sa philosophie, certes centrées sur l’émerveillement et l’enfance, mais laissant une plus grande place aux forces obscures dans des manières que les chefs-d’œuvre de l’animation

La beauté du combat de Norma Rae

La beauté du combat de Norma Rae

Norma Rae, divorcée et mère de deux enfants, est ouvrière du textile dans une petite ville du sud des Etats-Unis. A l’arrivée d’un délégué syndical de New York, elle se lance à ses côtés dans un combat contre le patronat et ce malgré l’hostilité générale. Combien de films américains parlent de l’exploitation, notamment celle du monde ouvrier ?

Last Embrace, ou quand Rozsa fait du Rozsa

Last Embrace, ou quand Rozsa fait du Rozsa

Un critique avait écrit il y a longtemps à propos de la bande originale de Frances : «Quand John Barry s’amuse à faire du John Barry, c’est quand même très beau». On pourrait dire la même chose de ce disque. Last Embrace est un thriller à l’intrigue assez complexe où l’on retrouve la CIA, Roy Scheider et un final à la Hitchcock, en haut des chutes du Niagara

L’élégie aux braves de John Williams

L'élégie aux braves de John Williams

Le seul film mis en scène par Frank Sinatra est un essai plus mémorable pour ses intentions humanistes mettant à égalité les deux anciens ennemis de la guerre du Pacifique, que pour sa mise en scène, conventionnelle et manquant de souffle. Un écrin idéal permettant à Johnny Williams d’exercer ses muscles dramatiques

L’odyssée musicale de Natty Gann

L'odyssée musicale de Natty Gann

Attendue depuis un quart de siècle, la partition composée par Horner pour cette production Disney est enfin disponible grâce au travail du remarquable éditeur Intrada. Sorti en 1985, ce film qui tient une place à part dans le canon cinématographique de la compagnie de Mickey fait partie des expériences que le studio tente à l’époque

Coraline : une question de mise en scène

Coraline : une question de mise en scène

Hasard des opportunités sans doute, Bruno Coulais semble ces derniers temps avoir trouvé de nouvelles marques au sein des longs processus de production des films d’animation. Ce sont en effet pas moins de trois projets de cette nature qui ont vu le jour en trois ans, le Coraline d’Henry Selick étant le dernier en date sur nos écrans, et pas le moindre

La force vitale d’Arthur B. Rubinstein

La force vitale d'Arthur B. Rubinstein

Ken Harrison est un sculpteur qui se retrouve paralysé suite à un accident de voiture. N’ayant plus que l’usage de la parole, il entreprend alors des démarches judiciaires pour avoir le droit de mourir… Cette très belle adaptation de la pièce de Brian Clark est aussi la première collaboration entre John Badham et Arthur B. Rubinstein

Anthony Zimmer : élégance et raffinement

Anthony Zimmer : élégance et raffinement

Même en France, la production chaotique d’un film peut bouleverser l’impact qu’il aurait pu avoir sur les amateurs de musique de film. Pour Anthony Zimmer, Bruno Coulais s’est vu débarqué, son travail ayant été rejeté par les producteurs. Aussi raffiné que puisse être Frédéric Talgorn, doit-on se réjouir qu’un compositeur doive livrer en si peu de temps

Frédéric Talgorn fait la guerre des cheveux

Frédéric Talgorn fait la guerre des cheveux

A comédie poilue, disque touffu! Les esprits fantasques d’Alain Chabat et des Robins des Bois ont en effet engendré une édition discographique plutôt spéciale de la musique du film emballée dans un prestigieux boîtier velu. La partition composée par Frédéric Talgorn est enthousiaste, l’orchestration est comme toujours ciselée avec soin et précision

Goldenthal: Seriously Weird Atonal Thunder

Goldenthal: Seriously Weird Atonal Thunder

Galvanisé par les échos urbains de S.W.A.T., Elliot Goldenthal a inventé la musique de film qui s’écoute comme du bon hard-rock, et que vous pouvez mettre en voiture sans souffrir du problème du joueur de triangle au fond à droite que l’on n’entend pas derrière les 3000 tours/minute de votre bolide lancé à fond sur l’autoroute. Autant dire que ça dépote !

Michel Legrand à travers l’Histoire

Michel Legrand à travers l'Histoire

Avec The Three Musketeers, Michel Legrand retrouvait le ton léger, irrévérencieux et l’humour de certains films qu’il avait mis en musique dans les années 60, y ajoutant la dimension épique d’une grande production internationale au casting luxueux. On découvre avec ahurissement que le compositeur n’a bénéficié que de deux semaines pour composer une musique aussi généreuse

Jusqu’en enfer avec Christopher Young

Jusqu'en enfer avec Christopher Young

De par sa substance et son traitement, Drag Me To Hell est typiquement le genre de projet propre à combler les aspirations d’un Young épris de macabre depuis toujours. Ce qui interpelle en effet dès les premières notes, c’est bien l’enthousiasme manifeste avec lequel il empoigne l’affaire, fermement décidé à s’en donner à cœur joie

Crank 2 : quand Mike Patton électrise la BO

Crank 2 : quand Mike Patton électrise la BO

Après plus de vingt ans d’une carrière ahurissante, Mike Patton s’attèle pour la première fois à la composition de la musique d’un long métrage, succédant ainsi à Paul Haslinger pour illustrer la suite des aventures de Chev Chelios qui est affublé cette fois d’un cœur artificiel qu’il doit régulièrement alimenter par des décharges électriques

In Harm’s Way : Goldsmith monte à l’assaut

In Harm's Way : Goldsmith monte à l'assaut

La musique composée par Goldsmith pour le film d’Otto Preminger n’est pas seulement une œuvre d’une grande force dramatique : c’est aussi l’un des premiers témoignages d’un jeune compositeur entrant en pleine possession de son style. Et quel compositeur ! Goldsmith trouve en effet ici pour la première fois matière à déployer de larges forces orchestrales

Dennis McCarthy aux portes de l’univers

Dennis McCarthy aux portes de l’univers

Pendant près de 20 ans, McCarthy a été aux commandes de la musique des séries tirées de l’univers de Gene Roddenberry, et la dernière déclinaison en date ne fait pas exception à la règle. L’illustration musicale de Star Trek possède en effet une qualité particulière qui garantit une certaine cohérence entre les différentes déclinaisons de la saga

Terminator 4 : une mécanique bien huilée

Terminator 4 : une mécanique bien huilée

Octobre 1984 : James Cameron effectue avec The Terminator une entrée fracassante dans le petit monde du blockbuster. Le compositeur Brad Fiedel apporte sa pierre à l’édifice. Si, pour des raisons budgétaires, sa partition est uniquement synthétique, son thème mécanique et implacable marque instantanément les esprits tant il est simple, direct et efficace

Species : la série B selon Christopher Young

Species : la série B selon Christopher Young

Qu’est-ce qu’une série B de luxe ? Une trame digne des films cheap des années 50 dans lesquels les extraterrestres et le loufoque se côtoyaient allègrement, combinée à une production de très haut niveau : une photographie superbe, un soin particulier apporté aux décors et costumes, des acteurs de premier plan, et bien sûr une musique soignée

Marco Beltrami dans la brume électrique

Marco Beltrami dans la brume électrique

Qu’il est bon d’entendre une musique de film qui possède une texture, qui témoigne d’une véritable réflexion sur l’instrumentation, les couleurs, les sonorités ! Une musique dont le compositeur s’est efforcé de créer un univers sonore propre, témoignant d’une véritable option artistique et créative, au lieu de se reposer sur des formules toutes prêtes

Michael Giacchino : cap sur les étoiles

Michael Giacchino : cap sur les étoiles

Aucune franchise télévisuelle et cinématographique ne fait l’objet d’une admiration comparable à celle dont bénéficie la saga Star Trek, non seulement des fans hardcore mais également des amateurs de musique de film. En 45 ans d’existence, les cinq séries TV ont vu défiler une illustre galerie de compositeurs : Alexander Courage, Fred Steiner, Jerry Fielding…

Russkies : nostalgie eighties

Russkies : nostalgie eighties

Editeur du LP à l’époque, Varèse Sarabande profite de son Club pour exhumer cette musique bizarrement très demandée par les fans du compositeur. A la réécoute, on saisit un peu mieux pourquoi : bien qu’entièrement synthétique et fortement datée eighties, elle fait preuve d’une réelle maîtrise dans l’art de communiquer des émotions via une écriture ultra-mélodique

Chérie, j’ai écouté James Horner !

Chérie, j'ai écouté James Horner !

Concluant une prolifique année 1988, cette partition permet de mettre en lumière le style si particulier du compositeur grâce à cette nouvelle collaboration avec le London Symphony Orchestra. Comment approcher ce sujet pour le compositeur américain ? Par une forme particulière de l’incongru et du fantasque, un cirque musical, au bon sens du terme

Ricky : P. Rombi aux frontières du réel

Ricky : P. Rombi aux frontières du réel

Il est réjouissant qu’un compositeur français trouve dans son propre pays matière à une collaboration artistique vraiment significative. Malgré quelques «infidélités» occasionnelles de la part du réalisateur, Philippe Rombi a très naturellement trouvé dans le cinéma de François Ozon, en plus d’un partenaire privilégié, un terrain d’expression

Quand Max Steiner sonnait la charge…

Quand Max Steiner sonnait la charge…

The Charge Of The Light Brigade est en 1936 le premier travail que Max Steiner signe pour la Warner Bros et son directeur musical d’alors, Leo F. Forbstein. Le premier d’une longue série, doit-on s’empresser d’ajouter, puisque la partition inaugure en effet une bonne trentaine d’années de contributions en faveur du célèbre studio

L’Ile du Dr. Moreau : moderne et primitif

L'Ile du Dr. Moreau : moderne et primitif

Voici enfin, grâce à La-La Land Records, une édition CD officielle de cette composition du discret Laurence Rosenthal. Ecrite en 1977 pour l’adaptation du roman de HG Wells par Don Taylor, The Island Of Dr. Moreau est sans doute une des meilleures partitions de son auteur, et serait même paraît-il sa préférée. Malgré une brillante et exubérante musique

Les mélodies enfantines de Frédéric Talgorn

Les mélodies enfantines de Frédéric Talgorn

2008 aura été une bonne année pour Frédéric Talgorn. Ouverte avec sa partition pour Astérix aux Jeux Olympiques, il l’aura close avec son très joli score pour Les Enfants de Timpelbach. Balayons d’emblée l’argument qui a fait de l’ombre à la carrière du film : pas sûr qu’il se serait monté sans le succès mondial d’un trio de gosses dominant leur univers

Maurice Jarre : retour aux sources

Maurice Jarre : retour aux sources

Si on ne remerciera jamais assez Lukas Kendall et FSM d’avoir permis la mise à disposition discographique de ces oeuvres de jeunesse, on peut également décerner le césar de l’amnésie et du mépris aux éditeurs français qui ne l’ont pas fait, tout comme aux médias qui n’ont pas évoqué la récente récompense berlinoise de Maurice Jarre

The Day The Music Stood Still

The Day The Music Stood Still

Succéder à un compositeur de la trempe de Herrmann sur un remake n’est pas chose aisée. Les plus chevronnés s’y casseraient les dents. Tyler Bates rapporte lui-même dans un entretien que la chose n’était à ses yeux pas envisageable pour la simple raison que les thèmes de Herrmann ne pouvaient pas s’adapter à cette nouvelle lecture

The Tale Of Despereaux : noblesse oblige

The Tale Of Despereaux : noblesse oblige

Orchestrateur parmi les plus réputés d’Hollywood depuis plus de vingt ans et collaborateur attitré d’Alan Silvestri, William Ross a toujours fait passer sa carrière de compositeur au second plan, malgré la qualité de certaines de ses partitions, notamment l’excellent Tin Cup, le touchant My Dog Skip ou encore le champêtre Tuck Everlasting

John Paul Jones : swashbuckler et glamour

John Paul Jones : swashbuckler et glamour

Après avoir privilégié les inédits ou les versions expanded, Lukas Kendall (ici épaulé par Craig Spaulding de Screen Archives) semble s’orienter de plus en plus vers la ressortie d’éditions LP de scores pas forcément très connus des compositeurs de l’Âge d’Or hollywoodien. Une louable entreprise, comparable à celles effectuées par Elmer Bernstein

Et Après : la poésie de l’instant

Et Après : la poésie de l'instant

Le nom d’Alexandre Desplat s’inscrit à nouveau sur les écrans français, cette fois au générique du nouveau film de Gilles Bourdos. Si on a pu quitter 2008 un brin déçu par la solide mais froide partition pour le blockbuster creux de Jérôme Salle, c’est avec beaucoup plus d’attention qu’on attendait de savoir

Gold : tout ce qui brille n’est pas or…

Gold : tout ce qui brille n'est pas or...

Intrada commence cette année 2009 avec une réédition souhaitée par nombre de fans de Bernstein. Composée en 1974 pour un film d’aventure se déroulant dans l’exploitation minière en Afrique, la musique de Gold se situe quelque part entre les scores de Roy Budd et ceux des James Bond de l’époque. Autant dire que le programme est aussi varié que daté

Star Wars: Episode I, l’édition fantôme

Star Wars: Episode I, l'édition fantôme

Alors qu’il avait fallu attendre plus de 15 ans pour disposer enfin du coffret de la trilogie originelle édité par Arista Records, et 4 ans de plus pour bénéficier du double album RCA pour chacun des trois premiers films, l’année 2001 vit arriver, pour la première fois dans l’histoire de la saga Star Wars, la version complète de la partition d’un des épisodes

Hellboy 2, grain de sable dans la mécanique

Hellboy 2, grain de sable dans la mécanique

Il est certain que Marco Beltrami est bien loin de faire l’unanimité. A tort ou à raison, son style est souvent jugé froid, distant, dépouillé, sans âme et peu inventif et il ne serait, aux yeux de ses détracteurs, au mieux qu’un compositeur de second plan, maladroit dans l’action et tout à fait incapable de trousser une ligne mélodique

The Mummy : la malédiction en Egypte

The Mummy : la malédiction en Egypte

Remake du classique d’Universal, The Mummy permettait à Goldsmith de renouer avec le metteur en scène Stephen Sommers après une première collaboration sur Deep Rising. Egypte antique, malédiction, aventures : voilà un cocktail nécessitant une partition somptueuse ! The Mummy confirmait l’état de grâce dans lequel se trouvait alors Goldsmith

Quantum Of Solace : another way to score

Quantum Of Solace : another way to score

Après la levée de boucliers provoquée par la chanson Another Way To Die (alors que le duo Alicia Keys / Jack White se la joue Live & Let Die meets Miami Vice avec un bel entrain), on était fort curieux d’entendre le score de David Arnold et Nicholas Dodd pour ce nouvel opus de la renaissance de 007 : allaient-ils renouveler l’exploit de Casino Royale ?

La résurrection du Cid

La résurrection du Cid

Après nous avoir offert en 2007, centenaire de la naissance de Rozsa, un Private Life Of Sherlock Holmes de très haute tenue, James Fitzpatrick et l’équipe de Tadlow Music présentent aujourd’hui le réenregistrement le plus attendu de l’année : l’intégralité de la partition composée par le maître hongrois pour le célèbre film d’Anthony Mann

Speed Racer : l’orchestre en pôle position

Speed Racer : l'orchestre en pôle position

Il est curieux de constater que l’annonce du rattachement de Michael Giacchino au Speed Racer des Frères Wachowski n’ait pas immédiatement dissipé les craintes quant à l’orientation musicale du projet. Il est vrai que le sujet et les premiers visuels dévoilés, compte-tenu de la mouvance actuelle, pouvaient laisser supposer un traitement tourné vers des rythmes électro

The Happening : le non-évènement

The Happening : le non-évènement

Depuis The Sixth Sense, tout nouveau rendez-vous musical entre James Newton Howard et M. Night Shyamalan est un événement dont la perspective rejouit à l’avance. Il faut bien avouer que cette rencontre est peut-être ce qui est arrivé de mieux au compositeur jusqu’ici : s’employant, film après film, partition après partition, à tisser un canevas musical

El Orfanato : l’art et la manière

El Orfanato : l'art et la manière

Il n’est parfois pas inutile qu’une partition revendique avec force conviction, et de la manière la plus brillante qui soit, que sa réussite tient avant toute chose à son articulation au sein du langage cinématographique qu’elle accompagne. Ne cherchez donc pas dans cet Orfanato l’expression franche et nette d’une personnalité musicale identifiable entre mille

Total Recall : Goldsmith dans les étoiles

Total Recall : Goldsmith dans les étoiles

C’est à l’occasion du dixième anniversaire du film que Varèse Sarabande nous offrait enfin dans son intégralité une partition qui s’était d’ores et déjà imposée comme le mètre-étalon de la musique d’action des années 90. Quoi de neuf dans cette réédition ? D’abord plus de trente minutes inédites qui s’ajoutent aux 40 minutes que contenait l’édition précédente

Sunshine : ode à la famille

Sunshine : ode à la famille

Tout imposant qu’il puisse être, l’effectif orchestral a toujours été pour Maurice Jarre avant toute chose un vivier sonore aux ressources certes infinies mais à utiliser avec parcimonie, ce qui lui permet de privilégier ainsi au sein d’une même partition toute une succession de combinaisons instrumentales réduites, et réservant l’utilisation pleine et entière de l’orchestre

La Caduta degli Dei : l’anti-Zhivago

La Caduta degli Dei : l'anti-Zhivago

«Sa réputation comme musicien de films l’entraîne à collaborer à des productions (…) de plus en plus internationales jusqu’au fameux Dr. Zhivago (…) dont la mélodie de Lara lui vaudra la gloire… et le tarissement de l’inspiration, car il n’arrivera pas à s’en débarrasser dans les films suivants, qui en reprennent presque tous les leitmotiv.»

Enola Gay : Jarre en pilote automatique

Enola Gay : Jarre en pilote automatique

Quoi de plus explicite que le titre de ce téléfilm pour lequel Maurice Jarre retrouvait le contexte de la Seconde Guerre Mondiale, cette fois du côté du Pacifique. Si cette partition est loin de parvenir à se hisser au niveau de ses plus illustres aînées (Night Of The Generals ou Paris Brûle-t-il ?), l’un des partis pris exposés a au moins le mérite d’interpeler l’auditeur

Almost An Angel : une pincée de magie…

Almost An Angel : une pincée de magie...

Paul Hogan se prend pour un ange ? Il lui faut bien pour cela un brin de magie… Pourquoi pas celle, musicale, de Maurice Jarre par exemple ? D’accord, en fin de compte cela n’aura pas été suffisant mais c’est en tout cas ce que le compositeur français a apporté : un peu de sa magie et de ses talents, juste ce qu’il faut en fait pour flatter l’oreille