Godzilla (Alexandre Desplat)

Godzilla (Alexandre Desplat)

A la vue des premières images, montrant des parachutistes crevant un apocalyptique amoncellement de nuages pour découvrir une mégalopole ravagée, les fans du Roi des Monstres avaient senti un délicieux doute fissurer leurs diatribes déjà prêtes à l’emploi. Après le crime de lèse-majesté commis à la fin des années 90 par Roland Emmerich…

Secret Sharer (Guy Farley)

Secret Sharer (Guy Farley)

Pour sa toute première sortie, l’équipe du jeune label allemand Caldera s’est tournée vers Guy Farley. L’album s’ouvre sur le thème principal, d’une beauté envoutante et intemporelle, décliné tantôt au piano, tantôt à l’accordéon ou à la harpe, et soutenu par les cordes. Tel le cargo du film perdu sur les mers du Sud de la Chine, l’auditeur se laisse porter…

The Dead Zone (Michael Kamen)

The Dead Zone (Michael Kamen)

C’est contraint par la Paramount que David collabore avec Kamen pour adapter le roman de Stephen King. Une fois n’est pas coutume et personne ne s’en plaindra puisqu’en l’occurrence, cela a été l’occasion pour le jeune compositeur d’écrire une de ses musiques les plus intéressantes, et ce dès le début de sa carrière pour le cinéma

Event Horizon (Michael Kamen & Orbital)

Event Horizon (Michael Kamen & Orbital)

Le personnage central du film est le vaisseau Event Horizon, délire architectural «techno-médiéval», visuellement attirant et dérangeant. La bande originale a aussi été l’objet d’un parti pris radical. Le réalisateur et son producteur ont demandé au groupe électro Orbital de renforcer de leurs «rythmes musclés» la partition symphonique de Michael Kamen

Renegades (Michael Kamen)

Renegades (Michael Kamen)

Interprétant lui-même le score de Renegades, Michael Kamen va redoubler d’efforts pour créer une atmosphère mystique et primitive avec des moyens réduits. Selon les propos du réalisateur, cette configuration réduite à l’intime a donné une part belle à l’improvisation, ce qui se traduit par moments par le caractère déroutant voire expérimental de la musique

Cloverfield (Michael Giacchino)

Cloverfield (Michael Giacchino)

Quand se met à défiler le générique de fin, et que s’élèvent les premiers arpèges d’un inquiétant pupitre de cordes, plus d’un spectateur pourtant pas réceptif pour deux sous à la musique de film s’est trouvé soudain rivé à son strapontin. Aussi, comment résister à l’aura implacablement évocatrice qui nimbe chacune des dix minutes de Roar ?

Captain Power (Gary Guttman)

Captain Power (Gary Guttman)

Bien qu’ayant une formation classique, Guttman n’avait pas réellement d’expérience dans l’écriture de musique pour l’image. Dirigeant l’orchestre, John Debney l’a épaulé pour constituer le stock de munitions musicales de Captain Power. Comme souvent à l’époque, la musique a été composée et enregistrée bien avant que la production ne batte son plein

After Earth (James Newton Howard)

After Earth (James Newton Howard)

S’enthousiasmer pour le parcours de James Newton Howard ces trois dernières années n’a pas été chose évidente. Ce ne sont pourtant pas les projets a priori excitants qui ont manqué mais ceux-ci, gâtés par des traitements souvent indigents, n’ont suscité de la part du compositeur qu’au mieux des contributions bancales ou génériques

Seven Psychopaths (Carter Burwell)

Seven Psychopaths (Carter Burwell)

Après In Bruges en 2008, il semblerait que Carter Burwell et Martin McDonagh se soient trouvés : après la tragi-comédie dans la célèbre ville belge, le compositeur new-yorkais marque son passage en racontant sa propre histoire malgré des personnages déjantés, un temps de parole réduit et le partage dans le film et sur disque avec des titres existants

Dexter : Season 6 (Daniel Licht)

Dexter : Season 6 (Daniel Licht)

Dexter, la série qui vous fait aimer bien malgré vous les tueurs psychopathes (du moins celui-là), se poursuit pour une sixième saison. Elle bénéficie d’une signature musicale très forte, à commencer par le thème écrit et interprété par Rolfe Kent. Daniel Licht, qui signe les scores de la série depuis le début, est garant du contenu dramatique au sein des épisodes

Resident Evil : Retribution (tomandandy)

Resident Evil : Retribution (tomandandy)

Après Resident Evil : Afterlife, c’est de nouveau à tomandandy que Paul Anderson fait appel pour «mettre en musique» (attention, il y a un piège) ses nouvelles gaudrioles jeu-vidéoïsées. Alterner avec Paul Haslinger pour bosser avec un réalisateur dont le bon goût n’est plus à démontrer, voilà bien une tâche dont le duo s’acquitte avec un zèle tout à fait admirable

Soul Of The Ultimate Nation (Howard Shore)

Soul Of The Ultimate Nation (Howard Shore)

En 2004, alors qu’il n’était pas encore tout à fait remis de l’emprise de l’Anneau de Pouvoir, Howard Shore entamait la composition du score du jeu vidéo Soul Of The Ultimate Nation, un jeu de rôle en ligne. L’influence de The Lord Of The Rings était en fin de compte de bon aloi au regard de l’univers médiéval et fantastique de ce MMORPG coréen

Transformers Prime (Brian Tyler)

Transformers Prime (Brian Tyler)

Le succès des films Transformers ont poussé Hasbro à produire de nouvelles séries animées mettant en scène les célèbres robots. Transformers Prime voit le jour en 2010 avec Brian Tyler à la baguette. Le Californien n’a jamais caché son appréciation du style musical initié par Hans Zimmer et appliqué sur les films de Michael Bay par Steve Jablonsky

Total Recall (Harry Gregson-Williams)

Total Recall (Harry Gregson-Williams)

Alors qu’HGW a rarement marqué les esprits durant sa carrière, accepter le remake d’un film de SF mythique serait-il le moyen pour lui de se rappeler à nos bons souvenirs ? En tous cas, les nettes préférences du compositeur pour les instrumentations à dominante électronique semblent s’exprimer sans retenue dans cette version 2012 de Total Recall

The Bourne Legacy (James Newton Howard)

The Bourne Legacy (James Newton Howard)

Jason Bourne n’a pas fini de se faire courir après, pour le meilleur et à présent pour le pire. L’on sait James Newton Howard sur une pente savonneuse, atomisant son intégrité artistique par la signature de contrats purement alimentaires… En acceptant celui de The Bourne Legacy, le compositeur glisse davantage par son désintérêt manifeste envers le sujet

Men In Black 3 (Danny Elfman)

Men In Black 3 (Danny Elfman)

Bracelet éponge, collier à clous, chevelure permanentée, c’est la Stratocaster au poing et le solo destructeur au bout des doigts que Danny Elfman nous attend à l’entrée de son Men In Black 3. Le compositeur bénéficie-t-il, à l’instar d’un chef d’état de république bananière, d’une telle aura que plus personne n’ose le contredire ? Mais que viennent donc faire ici les riffs de guitares ?

The Grey (Marc Streitenfeld)

The Grey (Marc Streitenfeld)

Complice de Ridley Scott depuis A Good Year, Marc Streitenfeld semble voir sa filmographie s’épanouir avec le réalisateur de Prometheus. Et en participant à The Grey, il impose sa présence particulière dans un domaine inexploré. Car ce territoire-là est à l’image du musicien : ouvert, plus enclin à l’incertitude, aux doutes… et à la découverte

Prometheus (Marc Streitenfeld)

Prometheus (Marc Streitenfeld)

Streitenfeld nous abandonne sur le territoire de l’angoisse et de la tragédie et inaugure sa composition pour le retour de Ridley Scott à l’univers des aliens dans le droit fil de deux de ses prédécesseurs, Elliot Goldenthal et Jerry Goldsmith. Le compositeur revendique la filiation et il embrassera d’ailleurs directement son héritage musical dans la dernière partie de l’album

Dark Shadows (Danny Elfman)

Dark Shadows (Danny Elfman)

A l’annonce d’une nouvelle collaboration entre les deux artistes, et d’autant plus si le film dégage un parfum gothique, le public attend de Tim Burton qu’il retrouve les splendeurs passées de Sleepy Hollow ou d’Edward Scissorhands. Et Danny Elfman de devoir se mesurer aux scores légendaires qu’il composa dans les années 90 pour l’échevelé de Burbank. Que faire alors ?

Hook (John Williams)

Hook (John Williams)

Spielberg vante les mérites de Williams qui, en quelques semaines et alors que le montage de Hook est en évolution constante, accouche d’une partition gigantesque. Williams offre une vingtaine de thèmes et motifs, du jamais vu pour un seul film. L’édition La-La Land Records propose 65 minutes de musique supplémentaires par rapport à l’album original

A Troll In Central Park (Robert Folk)

A Troll In Central Park (Robert Folk)

On a lieu de se réjouir que le label Intrada ait choisi d’exhumer la partition de Robert Folk pour ce film de Don Bluth et Gary Goldman datant de 1994 et inédit en France. Habitué des univers de fantasy à destination d’un public en manque de rêve et de merveilleux, Folk se montre extrêmement à l’aise sur A Troll In Central Park et signe l’un de ses meilleurs travaux

John Carter (Michael Giacchino)

John Carter (Michael Giacchino)

Un univers de fantasy foisonnant de créatures et de décors extra-terrestres, une princesse en danger, un héros archétypal… Un rêve pour tout compositeur ambitieux, et une opportunité que Michael Giacchino n’avait pas l’intention de rater. Le compositeur se lâche donc sans retenue dans des élans romantiques et épiques d’une grande richesse

The Island At The Top Of The World (Jarre)

The Island At The Top Of The World (Jarre)

Improbable voyage au cœur de l’Arctique pour une poignée d’aventuriers à la recherche d’un fils perdu, mais simple incursion dans l’univers merveilleux des productions de l’oncle Walt pour Maurice Jarre : si la contribution apparaît tout à fait anecdotique dans une filmographie alors déjà fort bien fournie, cette partition n’en demeure pas moins un solide soutien aux images

Journey 2 (Andrew Lockington)

Journey 2 (Andrew Lockington)

Même si une circonstance plus originale aurait sans doute été préférable, c’est non sans plaisir que nous accordons ici d’emblée à Andrew Lockington un satisfecit pour avoir accepté un second séjour familial placé sous le signe de Jules Verne. Si la démarche ne présente aucune originalité, cela n’implique nullement qu’il ait accompli sa tache à la légère

Overboard (Alan Silvestri)

Overboard (Alan Silvestri)

A la fin des années 80, le CV d’Alan Silvestri pour le cinéma est littéralement partagé entre le synthé aux mélodies simples et énergiques et l’écriture symphonique écrasante et musclée. Cette dualité va être mise au profit d’Overboard avec deux angles de travail : d’un côté, le décalage social entre les personnages, et de l’autre leur amour fragile naissant

War Horse (John Williams)

War Horse (John Williams)

Une nouvelle partition de John Williams pour un film de Steven Spielberg constitue toujours un évènement, et cette vingtième-huitième collaboration entre les deux hommes ne fait pas exception. De toute évidence, War Horse a puissamment inspiré le compositeur, comme le démontrent rapidement les multiples émotions ressenties lors d’une première écoute

Man On A Ledge (Henry Jackman)

Man On A Ledge (Henry Jackman)

Henry Jackman gardera sans doute en mémoire cette année 2011 qui lui a apporté une jolie notoriété auprès des béophiles, le compositeur ayant au minimum montré d’intéressantes dispositions à fournir des divertissements musicaux de qualité dont on ne peut que souhaiter qu’ils lui ouvrent bientôt des portes vers des projets nettement plus ambitieux

In Time (Craig Armstrong)

In Time (Craig Armstrong)

Andrew Niccol s’est offert les services d’un compositeur différent pour chacun de ses quatre films. Tant mieux pour Craig Armstrong car il faut bien avouer qu’après un petit passage à vide dans le domaine qui nous intéresse, cela fait du bien de voir l’Ecossais puiser dans ce qu’il sait faire de mieux, c’est à dire l’électro-orchestral avec une pointe de romantisme

Immortals (Trevor Morris)

Immortals (Trevor Morris)

Assez mystérieusement, la filmographie de Tarsem Singh ne compte jamais deux fois le même compositeur, et ce malgré la signature visuelle très forte du réalisateur. Il est loin le temps où l’esthétisme, certes outrancier, de The Cell prenait tout son sens grâce à la musique d’Howard Shore ! Aujourd’hui, c’est Trevor Morris qui est amené à fréquenter ces Immortels

A Very Harold & Kumar 3D Christmas

A Very Harold & Kumar 3D Christmas

Orchestrateur de renom, William Ross est également un compositeur de talent, ce que l’on a hélas trop tendance à oublier vu la confidentialité des projets sur lesquels il travaille. Il faut dire que peu de ces films ont donné lieu à des éditions discographiques et que ce n’est certainement pas A Very Harold & Kumar 3D Christmas qui lui apportera la notoriété

Mimic (Marco Beltrami)

Mimic (Marco Beltrami)

Profitant de la remasterisation de Mimic pour la sortie en Blu-Ray dans une version remontée par son réalisateur, Varèse Sarabande sort dans sa collection CD Club un véritable cadeau du ciel : une version complète de la toute première collaboration entre Guillermo Del Toro et Marco Beltrami, dans laquelle ce dernier confirmait le talent annoncé avec Scream

Arthur Christmas (Harry Gregson-Williams)

Arthur Christmas (Harry Gregson-Williams)

Harry Gregson-Williams nous revient en cette fin d’année 2011 avec Arthur Christmas, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas dans l’originalité ! A l’instar de ses derniers travaux, ce score ne s’éloigne jamais de ce qu’il a pu effectuer depuis ses débuts mais il se révèle fort satisfaisant par son professionnalisme et son enthousiasme

Scream (Marco Beltrami)

Scream (Marco Beltrami)

En juin dernier, Varèse Sarabande a créé la surprise en éditant un nouvel album consacré à Scream. Allongée pour l’occasion à une durée de 65 minutes, cette nouvelle édition permet enfin d’apprécier dans sa quasi-totalité le travail d’orfèvre musical qui propulsa Marco Beltrami au devant de la scène grâce au succès surprise du film de Wes Craven

Contagion (Cliff Martinez)

Contagion (Cliff Martinez)

Après Solaris, Steven Soderbergh retrouve Cliff Martinez pour un film choral où les personnages sont victimes d’un virus se propageant partout dans le monde. Les partis pris naturels du compositeur font ici logiquement écho au titre et à l’approche clinique du film : dès le début, c’est un climat anxiogène qui s’installe, privilégiant la «marche» du virus

Johnny English Reborn (Ilan Eshkeri)

Johnny English Reborn (Ilan Eshkeri)

Contre toute attente, les premières aventures de Johnny English semblent avoir eu suffisamment de succès pour permettre de relancer la franchise huit ans plus tard, avec un Rowan Atkinson ayant toujours bon pied bon œil. Ilan Eshkeri a reçu pour consigne de marcher sur les traces d’Edward Shearmur en adoptant presque les mêmes choix musicaux

The Resident (John Ottman)

The Resident (John Ottman)

La carrière de John Ottman n’en finit plus de sembler décoller pour sombrer à nouveau dans le marasme… A ce titre, l’année 2011 est fort éloquente avec deux scores de thrillers sans âme et sans saveur, dont The Resident. Le compositeur a beau y s’échiner comme un diable, la sauce ne prend jamais et le spectateur baille d’ennui quand il ne pleure pas de pitié

Dream House (John Debney)

Dream House (John Debney)

La partition de Dream House, film saturé de clichés et porté par des stars fatiguées, constitue pourtant une surprise. John Debney, archétype du rouleau-compresseur hollywoodien formaté à l’extrême et totalement sclérosé depuis plusieurs années dans la comédie romantique et familiale, en revient enfin à un peu plus d’exigence et c’est tant mieux

Warhammer 40,000 (Velasco & Dikiciyan)

Warhammer 40,000 (Velasco & Dikiciyan)

Cris Velasco et Sascha Dikiciyan sont aujourd’hui des vétérans du jeu vidéo. Warhammer 40,000 : Space Marine, nouvelle aventure vidéoludique dans l’univers créé par la compagnie de jeux de plateau Games Workshop, est la plus ambitieuse partition des compositeurs, selon leurs propres mots : elle bénéficie de l’interprétation par un véritable orchestre

Fright Night (Ramin Djawadi)

Fright Night (Ramin Djawadi)

Auteur de plusieurs scores médiocres, Ramin Djawadi avait donné l’impression qu’il était peut-être le pire compositeur des studios Remote Control Productions. Après un premier essai raté dans le genre horrifique (l’inécoutable The Unborn), le musicien persévère et nous force à reconnaître qu’il a su progresser et trouver le ton juste. Et ce n’est déjà pas mal !

Cowboys & Aliens (Harry Gregson-Williams)

Cowboys & Aliens (Harry Gregson-Williams)

Après une première infidélité sur Iron Man, Jon Favreau fait de nouveau faux bond à Debney en embauchant Harry Gregson-Williams. On se demande bien ce que ce dernier vient faire là, sachant que jusqu’à maintenant il ne s’est illustré qu’une seule fois dans le genre du western, avec un résultat beaucoup plus atmosphérique qu’héroïque. Et pourtant…

Shark Night 3D (Graeme Revell)

Shark Night 3D (Graeme Revell)

On se demande ce qui a poussé David R. Ellis, qui a jadis travaillé avec Bruce Broughton, Shirley Walker et John Ottman, à faire appel à Graeme Revell pour son dernier film. En effet, le compositeur des brillants mais lointains The Crow et The Saint est plus que jamais has-been. Pour faire des économies, sa partition est entièrement électronique

The Three Musketeers (Paul Haslinger)

The Three Musketeers (Paul Haslinger)

Pour répondre à la demande de ses employeurs, Paul Haslinger s’est essayé au son à la mode : imaginez… Imaginez Hans Zimmer qui aurait mangé Steve Jablonsky. Le membre de feu Tangerine Dream cède d’abord au clicheton des ostinati de cordes dont le ton vaguement tragique est immédiatement phagocyté par des coups de boutoir synthétique

Final Destination 5 (Brian Tyler)

Final Destination 5 (Brian Tyler)

Spécialiste ès-récupération de franchises à la dérive, Brian Tyler avait repris en main celle des Final Destination en 2009. Après un score qui avait apporté davantage de modernité à la saga via des orchestrations très rock, que pouvait maintenant proposer de neuf le compositeur pour Final Destination 5 ? La réponse est admirable de simplicité : rien !

The Help (Thomas Newman)

The Help (Thomas Newman)

La participation de Thomas Newman à The Help, film chaleureux et coloré semblant renouer avec l’univers de Fried Green Tomatoes, qui avait si bien lancé sa carrière, s’avérait fort attendue. Certes, on lui sait gré de préférer la sobriété aux débordements lacrymaux mais cette nouvelle partition n’apporte pas vraiment le réconfort espéré

The Debt (Thomas Newman)

The Debt (Thomas Newman)

Après The Adjustment Bureau, Thomas Newman se lance dans le thriller d’espionnage avec The Debt, remake du film israélien de quatre ans son aîné. Autant dire que l’originalité ne semble pas être le point fort du film de John Madden mais celle, intrinsèque, du style de Newman sauve les meubles de l’inondation. En effet, il y a injecté sa personnalité particulière

Another Earth (Fall On Your Sword)

Another Earth (Fall On Your Sword)

Il arrive parfois qu’en écoutant certains groupes, on se dise que leur musique «fait musique de film» ; c’est justement le cas de Fall On Your Sword dont le travail pour Another Earth est véritablement une «musique visuelle». C’est un score à dominante électronique que FOYS a créé, avec toutefois quelques interventions vocales et acoustiques

The Smurfs (Heitor Pereira)

The Smurfs (Heitor Pereira)

Connu depuis longtemps pour ses collaborations avec son mentor Hans Zimmer, Heitor Pereira s’attaque aujourd’hui à la version cinéma des Schtroumpfs, libre adaptation du classique de la BD belge dans laquelle les petits bonshommes bleus passent de leurs maisons-champignons à la Grosse Pomme. Une partition qu’on attendait aussi peu que le film…

Nicostratos (Panayotis Kalantzopoulos)

Nicostratos (Panayotis Kalantzopoulos)

Pour Nicostratos le Pélican, dont l’action se situe en Grèce, le réalisateur Olivier Horlait a fait appel à un musicien du cru, Panagiotis Kalantzopoulos, qui a jusque-là composé surtout pour des courts-métrages, des séries télévisées et des films grecs. Il lui offre ainsi la possibilité de toucher un plus large public et de se faire davantage connaître au-delà des frontières de son pays

Captain America (Alan Silvestri)

Captain America (Alan Silvestri)

Après des partitions routinières et un peu décevantes, Alan Silvestri renoue avec ses grandes musiques d’action des années 90 et tout ce qui a fait la rutilance de son style depuis ses débuts. L’intégralité de la musique se situe en fait dans la droite lignée de tout ce qu’il a pu composer par le passé : mêmes orchestrations, mêmes motifs mélodiques

Beastly (Marcelo Zarvos)

Beastly (Marcelo Zarvos)

Peu avant The Beaver, Marcelo Zarvos s’était essayé à un genre nouveau pour lui et plutôt inattendu : le fantastique. Cela dit, il ne fallait pas s’attendre de la part du compositeur à un véritable score gothique façon Danny Elfman ! Beastly étant avant tout une relecture de La Belle et la Bête, l’accent est mis sur les relations entre les personnages plutôt que sur le surnaturel

Metropolis (Gottfried Huppertz)

Metropolis (Gottfried Huppertz)

La découverte en 2008 de séquences perdues de Metropolis a permis le montage d’une nouvelle version totalisant environ 2h30 et de multiples projections ont eu lieu à travers le monde, notamment à Berlin où l’Orchestre Symphonique de la Radio de Berlin a interprété en direct sous la baguette de Frank Strobel la partition originale de Gottfried Huppertz

Meek’s Cutoff (Jeff Grace)

Meek's Cutoff (Jeff Grace)

Le travail de Jeff Grace pour Meek’s Cutoff a de quoi interpeller. Ce compositeur se démarque toujours par une approche volontaire, souvent osée et parfois avant-gardiste. Alors que l’on ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui, ce qu’il propose pour le film de Kelly Reichardt est à l’image de ses travaux précédents. Autant dire que la surprise est de taille

Kung Fu Panda 2 (Hans Zimmer/John Powell)

Kung Fu Panda 2 (Hans Zimmer/John Powell)

Ce qui s’impose très vite à l’écoute de cette nouvelle collaboration Zimmer/Powell, c’est d’abord la prédominance du style de ce dernier sur l’ensemble de l’album, les phrases musicales de Zimmer identifiables comme telles étant à la fois rares et plutôt en retrait. En particulier, le travail sur les orchestrations est tout à fait caractéristique du musicien britannique

The Beaver (Marcelo Zarvos)

The Beaver (Marcelo Zarvos)

Plus de quinze ans après son dernier film, Jodie Foster revient à la réalisation et échange le compositeur Mark Isham, auteur des scores de Little Man Tate et de Home For The Holidays, contre le très en vogue Marcelo Zarvos. Habitué aux univers intimistes et dramatiques et aux petites formations, Zarvos trouve en The Beaver un projet qui lui correspond en tous points

Hop (Christopher Lennertz)

Hop (Christopher Lennertz)

Si on connaît Christopher Lennertz aujourd’hui, c’est d’abord grâce à ses scores vidéoludiques. Pour Hollywood, Lennertz compose plutôt pour des films indépendants et ses plus grosses productions hollywoodiennes sont des parodies débiles et des films familiaux à base d’animaux de synthèse. Une longue liste à laquelle vient désormais s’ajouter Hop

Cars 2 (Michael Giacchino)

Cars 2 (Michael Giacchino)

Attendue au tournant, cette suite de Cars semble le prendre en contre-braquage, autant scénaristiquement que musicalement. Après Randy Newman, c’est Michael Giacchino qui prend la pôle position pour accompagner Flash McQueen dans ses aventures autour du monde, débridant son moteur et distillant le parfum sixties qui flottait déjà dans le premier film

Transformers 3 (Steve Jablonsky)

Transformers 3 (Steve Jablonsky)

Même s’il fallait bien se douter que Michael Bay apporterait une conclusion homérique à la trilogie des robots venus de l’espace, il était difficile d’imaginer comment Steve Jablonsky achèverait ce qui est son œuvre la plus ambitieuse à ce jour. Le moins que l’on puisse dire est que Transformers : Dark Of The Moon se termine en une apothéose musicale rarement atteinte au cinéma

Hawk (Stuart Hancock)

Hawk (Stuart Hancock)

Stuart Hancock est un jeune compositeur anglais que MovieScore Media a repéré en 2009, et pour cause : il s’impose comme une valeur montante de la composition pour l’image, brillant non seulement par la qualité de son écriture mais également par la variété de ses projets. Il se trouve que Hawk est un court-métrage d’un genre porteur de promesses

Balada Triste de Trompeta (Roque Baños)

Balada Triste de Trompeta (Roque Baños)

Depuis 1999, Alex de la Iglesia et Roque Baños forment l’un des duos les plus mythiques du cinéma ibérique. Avec Balada Triste de Trompeta, Baños nous livre une œuvre impressionnante qui restera longtemps dans les mémoires. L’un des talents du compositeur, et pas des moindres, est sa capacité à exprimer très précisément le propos du support filmique

Hanna (The Chemical Brothers)

Hanna (The Chemical Brothers)

Bien que le phénomène semble s’amplifier aux yeux du public, l’emploi de musiciens issus du rock pour la composition de bandes originales de films n’est pas nouveau. Virage étonnant, c’est à présent au tour de Joe Wright de travailler avec The Chemical Brothers, figure parmi les plus emblématiques du rock électro, après trois collaborations avec Dario Marianelli

The Prodigies (Klaus Badelt)

The Prodigies (Klaus Badelt)

Klaus Badelt étant bien intégré dans le paysage musical et cinématographique hexagonal, il ajoute une corde à son arc en explorant un nouveau genre. En effet, le compositeur se charge d’élaborer une ambiance noire en phase avec le ton de The Prodigies. A l’écoute de l’album, on comprend bien les intentions du compositeur, sans que le résultat soit tout à fait probant

Thor (Patrick Doyle)

Thor (Patrick Doyle)

Si le film de Kenneth Branagh s’avère aussi incongru et maladroit que prévu, c’est surtout la musique signée Patrick Doyle qui a suscité de vives réactions chez les amateurs. En effet, alors que le compositeur possède depuis fort longtemps un style très affirmé et reconnaissable, il semble avoir été sommé de s’aventurer comme tant d’autres sur les terres de Remote Control

Green Lantern (James Newton Howard)

Green Lantern (James Newton Howard)

Que ce soit chez Christopher Nolan ou M. Night Shyamalan, les super héros sont souvent bénéficié d’un traitement musical particulier de la part de James Newton Howard. Nous ne pouvions donc que nous réjouir de voir ce dernier revenir en compagnie de Green Lantern. Et il faut dire que nous ne sommes pas déçus car nous sommes face à un cas d’espèce

X-Men : First Class (Henry Jackman)

X-Men : First Class (Henry Jackman)

La saga des X-Men au cinéma a la particularité (ou non) d’être assez inégale, en tout cas relativement disparate sur le sujet qui nous intéresse. Si l’on ne pouvait craindre pire naufrage que X-Men Origins : Wolverine, il était permis de s’inquiéter pour ce nouvel épisode dont le score est confié à Henry Jackman, sympathique membre de Remote Control Production

The Tree Of Life (Alexandre Desplat)

The Tree Of Life (Alexandre Desplat)

Après s’être exporté à Hollywood avec un succès qui ne s’est pas encore démenti, Alexandre Desplat apporte sa pierre à l’édifice d’un auteur mythique du cinéma américain. Et même si Terrence Malick n’aime rien tant que piocher dans ce que les compositeurs écrivent pour ses films, cet album démontre le talent et la faculté d’adaptation du musicien

Moses (Ennio Morricone)

Moses (Ennio Morricone)

Peu après avoir convoqué son exorciste à lui avec L’Anticristo, Ennio Morricone fait un de ces grands écarts thématiques et stylistiques que ne finiront jamais de nous extasier. Le label Legend ressuscite l’intégralité de la musique de cette superproduction pour laquelle le compositeur met à profit tout le potentiel de l’UMR Orchestra & Choir afin de retranscrire l’échelle du récit

I Am Number Four (Trevor Rabin)

I Am Number Four (Trevor Rabin)

Sa participation à des films «sérieux» semblant révolue depuis longtemps, Trevor Rabin persiste et signe dans le divertissement adolescent mêlant action et fantastique avec I Am Number Four. La recette demeure donc à peu près similaire, avec néanmoins quelques bonnes surprises. Servie par des orchestrations plus soignées que d’ordinaire

The Light Thief (Andre Matthias)

The Light Thief (Andre Matthias)

Pour The Light Thief, Andre Matthias convoque une petite formation cosmopolite dominée par la présence de quatre flûtes traditionnelles : le naï arabe, le suling balinais, le duduk arménien et le shakuhachi japonais. Et retrouver ces deux dernières dans des postures de solistes véritables peut sonner à nos oreilles de cinéphiles occidentaux comme une redécouverte

Soul Surfer (Marco Beltrami)

Soul Surfer (Marco Beltrami)

Malgré toute l’estime que l’on porte à Marco Beltrami, il faut bien avouer que sa filmographie laisse peu de place à d’autres genres que le cinéma horrifique. Pourtant, si son talent et son style affirmé s’imposent aisément dans les gros succès que l’on connaît, il se montre d’autant plus brillant quand il se frotte à des films moins familiers. Soul Surfer fait partie de ceux-là

La Tropa de Trapo (Zeltia Montes)

La Tropa de Trapo (Zeltia Montes)

Ce film d’animation, sorti l’année passée sur les écrans espagnols et nominé aux Goyas, a offert à Zeltia Montes l’opportunité de réaliser une musique orchestrale du plus bel effet, haute en couleurs, aux mélodies et rythmiques teintées de jazz, de pop sucrée, flirtant même parfois avec l’easy listening. La Tropa de Trapo est à ce jour son travail le plus ambitieux

White Tiger (Fabien Guy)

White Tiger (Fabien Guy)

(Re)créer la musique originale d’un film est toujours un exercice périlleux. Alors que Fabien Guy n’est pas encore bien connu, son travail pour White Tiger, film récemment retrouvé et donc inconnu du réalisateur Tod Browning, n’en est pas moins difficile. Et c’est avec surprise que l’on découvre à travers cette musique une personnalité à part

Source Code (Chris Bacon)

Source Code (Chris Bacon)

Après l’animation, Chris Bacon s’attelle au thriller de science-fiction. Mais le compositeur parvient-il à sortir des conventions actuelles ? A l’écoute du début de l’album, Bacon semble s’en tirer assez bien : l’entrée en matière est énergique à défaut d’être vraiment originale, l’orchestration étant déployée pour annoncer un suspense haletant

Priest (Christopher Young)

Priest (Christopher Young)

Alors que les conditions de production de Priest nous ont privé de la patte purement artisanale de Christopher Young, elles n’ont pas empêché l’auteur de Drag Me To Hell de nous livrer une partition absolument dantesque. Si l’orchestre et les voix ne semblent pas aussi rageurs que dans Hellraiser, c’est parce que Priest est avant tout une partition d’action

Fast Five (Brian Tyler)

Fast Five (Brian Tyler)

Dernier rejeton en date de la franchise Fast & Furious, Fast Five permet à Brian Tyler de faire vrombir son V12 pour la troisième fois consécutive, et il faut reconnaître qu’il propose en la matière un réel et incontestable savoir-faire, d’autant que le compositeur donne pour une fois la nette impression de s’être éclaté plus qu’à l’habitude sur cette partition

Ni No Kuni (Joe Hisaishi)

Ni No Kuni (Joe Hisaishi)

Savoir que Ni No Kuni est le tout premier jeu vidéo développé par le studio Ghibli suffit d’emblée à expliquer la présence du compositeur attitré d’Hayao Miyazaki, histoire peut-être de conjurer quelque mauvais sort. Autant dire qu’on attendait non sans frénésie ce qu’il allait pouvoir offrir à un tel projet : c’est peu d’affirmer que le résultat en comblera plus d’un

Norwegian Wood (Jonny Greenwood)

Norwegian Wood (Jonny Greenwood)

Après Bodysong et There Will Be Blood, il semblait improbable que Jonny Greenwood réitère un nouveau coup de maître. Mais le film de Tran Anh Hung est une nouvelle occasion pour le guitariste de Radiohead de devenir un véritable acteur dans la narration, un personnage dont la voix guide immédiatement le spectateur dans un univers intérieur et pourtant infini