Goldsmith : The Blue Max chez Intrada

cd-the-blue-max-150x150Adorateurs du dieu Goldsmith, réjouissez-vous ! Vos prières ont sans doute été entendues, car si 2009 a vu le nombre de parutions consacrées à son œuvre ici-bas se multiplier (miraculeusement ?) comme des petits pains, l’année 2010 semble bel et bien partie pour suivre la même voie.

 

Après les bandes originales de Islands In The Stream (L’Île des Adieux) mises enfin à disposition la semaine passée par Film Score Monthly, c’est au tour de la partition pour le film de John Guillermin, The Blue Max (Le Crépuscule des Aigles), de repointer le bout de ses ailes par la grâce cette fois d’Intrada Records. Mais alors qu’il reste encore bien des trésors signés à déterrer, il y a fort à parier dans le cas présent que le collectionneur, lui, possède déjà au moins l’une des éditions précédemment disponibles, cette musique étant l’une de celles qui ont été le plus régulièrement proposées : ainsi les labels Mainstream dès 1966, puis Capitol et Citadel s’en sont chargés en vinyle avant que Varèse Sarabande ne dégaine ensuite le premier compact disque et qu’enfin Sony/Legacy, en 1995, en propose la version la plus complète jusqu’alors. Une énième parution était-elle donc à ce point nécessaire ?

 

La réponse est évidente lorsqu’il suffit de se rappeler que les infatigables petites mains d’Intrada ne sont pas du genre à faire les choses à moitié. Les arguments avancés en faveur de ce nouvel album sont donc de poids : utilisation pour la toute première fois des masters d’origine (garantie d’une qualité sonore optimale), gain toujours appréciable de quelques minutes de musique supplémentaires encore inédites, séquençage entièrement repensé en fonction de la chronologie du film, le tout assorti (on s’en doute déjà) d’un livret hautement instructif, soit un travail éditorial qui, comme à l’habitude, s’annonce de tout premier ordre. Et comme il s’agit là rien de moins que de l’un des grands classiques du Goldsmith des années 60, une partition aux percussions et cuivres guerriers, aux envolées vigoureuses et aux variations romantiques délicieuses, on voit mal ce qu’on pourrait trouver à redire à tout cela.

 

Ah si, un détail néanmoins : avec ses 2500 exemplaires déjà épuisés (en moins de trois jours) chez l’éditeur lui-même, il ne vous reste désormais qu’à pister la bête sans tarder…

 

Pour en savoir plus : Intrada Records