Mr. Kamen’s Opus
Pour finir, comment se porte votre fondation ?
Très bien. La fondation Mr. Holland Opus a été créée après le film de Stephen Herek, lorsque j’ai découvert la triste réalité des programmes musicaux dans les écoles américaines. Ils perdent de l’argent et les programmes sont donc fermés les uns après les autres, essentiellement à cause des politiciens. Richard Dreyfuss a dit dans une interview que nous allions perdre des générations d’enfants avant de réaliser notre erreur. J’ai dit : «Non ! Nous allons plutôt perdre des générations de politiciens !».
La fondation existe maintenant depuis quatre ans pendant lesquels nous avons récolté pas loin de 20.000 instruments et investi près d’un million et demi de dollars dans de vrais programmes musicaux pour les écoles. Nous sommes également sur internet, et ça marche ! La fondation est prise au sérieux et a beaucoup de succès, je suis très content. Ce genre de situation est un problème partout dans le monde, en Angleterre je le sais, en France probablement. Alors que j’étais enfant, le système scolaire croyait qu’il fallait donner à chacun toutes les expériences possibles et toutes les opportunités d’apprendre à jouer d’un instrument de musique. J’ai moi-même utilisé et détruit beaucoup d’instruments ! (rires). C’est important pour moi qu’aujourd’hui les enfants bénéficient des mêmes opportunités.
En hommage à Michael Kamen (1948-2003)
Entretien réalisé le 16 février 2001 à Lunéville par Cédric Délélée, Olivier Desbrosses, Florent Groult & Stéphanie Personne, paru précédemment dans Colonne Sonore n°3 (2001).
Transcription & traduction : Florent Groult.
Photographies : Olivier Desbrosses.
Remerciements à l’équipe des Cinéphonies de Lunéville ainsi qu’à Michael et Sandra Kamen pour leur gentillesse et leur disponibilité.






