Bernard Herrmann : une notice biographique

Master Class | TrombinoScore | Par Florent Groult | Publié le 03/07/2008   

  1. 1911-1938 : L'apprentissage des années d'avant-Guerre
  2. 1939-1953 : Radio, cinéma, concert, de la musique avant toute chose
  3. 1954-1966 : Hitchcock et Harryhausen, les osmoses d'un âge d'or
  4. 1967-1975 : Déclin et renouveau, les derniers feux d'une vie inachevée

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Naissance à New York, le 29 juin. Bernard est le premier des trois enfants d’Abraham et Ida Herrmann, venus d’Europe de l’Est dans le courant des années 1880 : suivront Louis (1913) et Rose (1914).

 

1924

Après avoir dévoré le célèbre Traité d’instrumentation d’Hector Berlioz, le jeune Herrmann se met à composer : il s’agit essentiellement de pièces pour piano, quelques musiques de chambre et les esquisses d’un opéra, Herod.

 

1927

Entre à la DeWitt Clinton High School et suit ses premiers véritables cours de composition avec Gustav Heine. L’un de ses camarades de classe s’appelle Jerome Moross, futur compositeur de The Big Country (Les Grands Espaces), avec qui il espionne les répétitions d’orchestre au Carnegie Hall. C’est aussi l’année où il découvre les 114 Songs composés par Charles Ives. Sur un essai rédigé par ce dernier, Herrmann trouve une adresse et lui écrit : les deux hommes se lient d’amitié mais ne se rencontreront pour la première fois qu’en 1933.

 

1928

Fréquente la New-York University et étudie avec Philip James et Albert Stoessel. Les rencontres y seront nombreuses : Copland, Harris, Piston ou encore Gershwin, entre autres.

 

1929

Compose The Forest, un poème symphonique considéré comme sa première œuvre achevée pour grand orchestre.

 

1930

Suit Albert Stoessel à la Julliard School Of Music.

 

1931

Rejoint le Young Composers Group constitué autour d’Aaron Copland, qui réunit de jeunes compositeurs militant pour la défense de la musique américaine.

 

1932

Fin de ses études à la Julliard School of Music. Herrmann rencontre Oscar Levant puis Johnny Green et retourne de manière non officielle à la New York University pour étudier avec Percy Grainger. Cette année-là, il débute également professionnellement ses activités de chef d’orchestre pour une revue dansante du Shubert Theater.

 

1933

Assemble le New Chamber Orchestra avec Hans Spialek : les débuts du jeune ensemble ont lieu à la New School for Social Research, une semaine après le décès d’Abraham Herrmann, le 8 mai.

 

1934

Devient l’assistant de Johnny Green et connaît sa toute première expérience en radio à la CBS. Le premier programme pour lequel il travaille s’intitule Music In The Modern Manner et mêle poésie et musique. D’abord arrangeur et chef d’orchestre, Herrmann finit par mettre lui-même en musique un poème de Keats, La Belle Dame Sans Merci. Il sera nommé, l’année suivante, à la tête du programme School On The Air. Dans les locaux de la CBS, il fait la connaissance d’une assistante nommée Lucille Fletcher.

 

1937

Intègre la Columbia Workshop de la CBS et rencontre Orson Welles pour une production radiophonique de MacBeth. Herrmann effectue également son premier voyage en Angleterre où les rencontres, plus prestigieuses les unes que les autres, ne manqueront pas : Ralph Vaughan Williams, Arthur Bliss, Arnold Bax, Lambert… Il commence l’écriture d’un concerto pour violon qui restera inachevé.

 

1938

bhbio-macbeth-150x150Travaille à la CBS avec Norman Corwin et surtout Orson Welles pour un nouveau programme intitulé The Mercury Theatre On The Air. Fin octobre, c’est la retentissante diffusion de The War Of The Worlds (La Guerre des Mondes) qui propulse Orson Welles aux devants de la scène : Herrmann n’y signe aucune musique originale mais dirige l’orchestre de la CBS pour simuler les intermèdes musicaux ponctuant le programme. L’évènement attire un nouveau sponsor et The Mercury Theatre On The Air devient le Campbell Playhouse.

 

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