Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires."Et j'ai entendu, au fin fond de mon ordinateur, une voix sépulcrale. Elle provenait d'une bande-annonce, et semblait dire : "Viens me voir !"".
En tant que chasseur de nanars, cette invitation ne pouvait rester sans suite. C'est donc avec l'oeil averti de ceux qui sont avisés, que je me suis rendu dans mon cinéma de quartier, afin de mirer ce nouvel étron, produit par un certain Tim Burton qui, pour le coup, aurait aussi bien pu financer une suite de
Batman et Robin sur ce coup-lĂ .
Si le titre peut déjà prêter à sourire, il n'empêche que le postulat de départ était très intéressant. Abraham Lincoln est donc chasseur de vampires. Et c'est cette quête qui l'amènera donc à devenir le président légendaire que tout le monde connaît. Soit. Admettons. Ce n'est pas plus idiot que l'histoire d'amour impossible entre une humaine suicidaire et un vampire qui brille au soleil...^^
Mais là où le bas blesse, c'est la réalisation. Si le scénariste tente désespérément de maintenir le récit dans une certaine cohérence, le réalisateur, lui, s'en contrefout. Et vas-y que je te montre un Lincoln surhumain (sans aucune explication à ce propos), capable d'abattre un arbre d'un seul coup de hache et de survivre à un lancer de cheval en pleine tronche, de léviter et tournoyer au ralenti, et de botter un pénalty (tout ceci étant véridique, chers amis !).
Le pire c'est que l'histoire est broyée sous un montage d'une rapidité ahurissante, sacrifiant le développement des personnages sur l'autel de l'action décomplexée (il faut voir Abraham Lincoln tuer le chef des vampires avec hum hum
mais totalement ringarde (marre des ralentis, bon sang de bois, trouvez autre chose !), et assortie d'effets visuels absolument hideux, sans parler d'une photographie "proprement" dégueulasse.
En bref, cela aurait pu être un bon film. Seulement voilà , à force d'être là le cul entre deux chaises, entre un scénariste qui tente de bâtir une histoire sérieuse, et un réalisateur qui veut faire du divertissement "pop corn", le film n'arrive pas être convaincant, ni d'un côté, ni de l'autre.