Dans l'ordre :
A.I. : la beauté et la tendresse de E.T. enfin retrouvées ("Monica's Theme", "The Search for Blue Fairy", "The Reunion"), et une foultitude d'autres émotions (à l'image du film qui en propose plein) : une certaine violence ("Abandoned in the Woods"), du mystère ("Stored Memoiries"), un côté Steve Reich ("The Mecha World"), le mystère, encore, combiné à un désarroi, à une certaine angoisse ("Replicas", "Hide and Seek"). Voilà de quoi me prendre en contradiction par rapport à ce que je disais sur HOOK (et je l'assume totalement tellement j'aime A.I.), mais pour moi A.I. est
LA B.O. parfaite, je fonds littéralement (bien parti pour être sélectionné dans le top 5 de Williams).
WAR OF THE WORLDS : de même que A.I., je considère WotW comme une oeuvre majeure de Williams, toutes périodes confondues. Quelle noirceur, quel désespoir ("Refugee Status", "Ray and Rachel" et "Epilogue" sont d'une tristesse désemparée à te faire déprimer un Clouseau), quelle violence encore ("The Confrontation with Ogilvy", le stravinskien "The Ferry Scene"). Williams lorgne encore vers le contemporain ("The Intersection Scene", "Escape from the Basket") pour mon (notre? pas l'impression que ce score recueille un tas de suffrage!
Hicks je t'en prie, viens Ă mon secours!!

) plus grand plaisir. Encore une oeuvre vraiment majeure de Williams à mon sens qui, comme A.I., si elle n'aboutit pas dans mon top 5 à cause de tous les scores mythiques que le Monsieur a composé (le choix du coeur, donc), m'apparait naturellement comme une oeuvre indispensable et mature du Maître en état de grâce (choix de la raison, mais aussi du coeur car j'écoute ce score avec un réel plaisir!).
Moins important mais très délectable, je mettrais ensuite :
MUNICH : gros choix du coeur (pour des raisons un peu personnelles), un thème sublime, une ambiance glauque d'une tristesse ravageuse.
STAR WARS III : pour des passages encore une fois très noirs, violents ("Anakin's Dark Deeds", "Enter Lord Vader", "Grievous Speaks to Lord Sidious), pour le très sympathique morceau d'ouverture qui enterre littéralement les deux précédents opus dès le début, parce que "The Immolation Scene" (mon morceau préféré) et ses cordes organiques qui geignent toute la haine (Anakin/Vador) et l'incompréhension mêlée de désespoir et de culpabilité (Obi-Wan) de cette scène magnifique est totalement bouleversant, parce que le morceau pour la "naissance" de Vador et les funérailles de Padmé (version film, pas dispo sur l'album dans cette version originale) mérite le même genre de commentaire, parce que "Battle of the Heroes" fait rentrer "Duel of the Fates" chez mémé (une ptite tisane et ça ira mieux, va)... Sans oublier le poignant "Anakin's Betrayal" (qui est encore mieux dans sa version film).
Voilà , alors ce n'est pas de la grande musique, ça ne fait "que" dépeindre musicalement un excellent divertissement (qui intronise définitivement les deux opus précédents en tant que navets intersidéraux - c'est le mot - et réconcilie les fans avec la saga), mais... ça le fait tellement bien!
MEMOIRS OF A GEISHA : Perlman et Ma contribuent à la grâce avec un Williams qui me régale d'émotion dans des morceaux comme "The Chairman's Waltz" (en tête), "Confluence" ou encore "A Dream Discarded". Et bien entendu, les "End Credits".