Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede Scorebob le Mer 30 Sep 2020 13:40

C'est cool de penser que le maestro fut capable de composer son RED SONJA sans enthousiasme :D , d'autres n'ont pas le manque d'enthousiasme aussi talentueux :lol: . Si vous Ă©coutez bien la partition elle est assez proche dans sa structure musicale du vieux Hundra (Sonja du pauvre version Italienne), qui est sympa quand mĂŞme mais dont le son n'est pas extraordinnaire sur cd.
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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede Janus le Ven 2 Oct 2020 05:11

revpop a Ă©crit: "Vu Janus tel un matin radieux caresser
Les cimes des montagnes de son oeil souverain,
De son visage d'or baiser les prairies vertes,
Dorer les cours d'eau pâles par divine alchimie,

Mais permettre bientôt aux plus viles nuées
De trainer leur laideur sur sa céleste face,
Du monde abandonné détournant son visage
Pour fuir, caché, vers l'ouest avec cette disgrâce.
"

(traduction légèrement modifiée de Robert Ellrodt)


Et moi qui ai toujours adoré Shakespeare!
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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede revpop le Lun 5 Oct 2020 10:45

Pour l'année 1986 j'ai encensé trois Bandes originales comprenant onze titres fabuleux :

Quatre titres de The Mission, La venexiana

Trois titres de Il giorno prima


Pour plus d'infos, tous les titres retenus et des extraits c'est ici :
Best Of 1986 d'Ennio Morricone


Cette nuit-lĂ , Ennio Morricone, dans son long sommeil, entendit des voix. Toutes sortes de voix.

Des voix qui font s'élever, élan salvateur, des centaines de conquistadors à casque d'or montant, péniblement, dans la boue les flancs de monts ultimes à travers des jungles pluvieuses.
Des voix qui font écho aux vieilles ruelles de Venise, théâtre de maints jeux de masque, aux images d'une jeune fille haletante, fuyant on ne sait quelle ombre, dont les pas agités carillonnent sur les pavés luisants et traversent des cours mystérieuses comme la Corte sconta detta Arcana, au fond desquelles s'ouvrent des portes vers d'autres mondes.
Ou bien un champ de ruines sous une lune incandescente chevauché par des voix démesurées, tel un sombre Requiem pour choeur et orchestre.

-- Edit --
J'ai ajouté également dans le Best Of 1975 un morceau de Leonor ("Angela E Valeria AKA Leonor") qui a été réutilisé dans la BO La Venexiana de 1986.
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Nouveau messagede Ratatouille le Lun 5 Oct 2020 11:12

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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede revpop le Lun 5 Oct 2020 11:26

Ratatouille a Ă©crit:Red Sonja et Hundra..


Aie Aie vous allez faire fuir définitivement l'ami Janus dont je cite les propos suivants :

"Seuls des opus que je n'aime pas du tout comme HUNDRA,... pour ne citer que ceux-lĂ ,ne font pas partie de ma << collection >>",

"Le genre qui ne lui a guère réussi n'est pas,selon moi,la comédie,mais plutôt le Heroic-fantasy sur lequel il s'avéra,toujours selon moi,insipide (Hundra) ou frustrant (Red Sonja).",

"Tant pis pour les ratés,les musiques inabouties,les déchets,les films qu'il n'aurait peut-être jamais dû faire(par ex,HUNDRA)",

"Je suis dans le même cas que toi concernant cette B.O. et plus encore vis-à-vis d'HUNDRA qui est selon moi un plus gros navet que RED SONJA. Ce cinéma-là ne l'a visiblement pas permis de se transcender, l'a enfermé dans des codes musicaux trop restrictifs auxquels il céda pour des raisons de faillites de la production, dans le cas du film de Fleischer . D'ailleurs MORRICONE voulut à un moment se retirer du projet mais il s'est laissé convaincre par le réalisateur, sans compter que le contrat était déjà signé.Au final, RED SONJA c'est paresseux malgré un solide matériel thématique, quand à HUNDRA, c'est sans idée et finalement aussi tarte que le film de Matt Cimber",

"Dans Red Sonja et pire encore dans Hundra, autre navet d'un ridicule Ă  mourir de rire, on sent quand mĂŞme la musique Ă  formules. Toutefois, si je ne sauve rien de Hundra ..."
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Nouveau messagede revpop le Lun 12 Oct 2020 12:30

Pour l'année 1987 j'ai encensé six Bandes originales comprenant dix-huit titres fabuleux :

Cinq titres de The secret of Sahara, The Untouchables

Quatre titres de Mosca addio

Deux titres de Gli occhiali d'oro

Un titre de Rampage, La Poivra 3


Pour plus d'infos, tous les titres retenus et des extraits c'est ici :
Best Of 1987 d'Ennio Morricone


Il y avait bien longtemps qu'Ennio Morricone, ex-prodigue, ne nous avait pas honoré d'aussi longs et beaux scores.
Les Hominis Morriconus (sic) citeraient en priorité le flamboyant The Untouchables de Brian de Palma, BO dans laquelle Ennio montre toute la diversité de son talent : les marches martiales aussi tranchantes que les yeux gris-acier d'Eliot Ness ("The Strength Of The Righteous","On The Rooftops"), la nostalgie napolitaine d'une certaine mafia ("Al Capone"), la mélancolie de nos amitiés ("Four Friends") et tout se terminant par la cavalcade épique aux tonitruants cuivres hollywoodiens !
Je citerais plus volontiers l'énigmatique The Secret Of Sahara où l'éclat solaire du mirage s'aperçoit plutôt à sa disparition que lors de sa présence. Quel beau thème éponyme ! qu'il soit interprété par une renversante flûte basse ou par la voix fantomatique d' Edda Dell'Orso. Et que dire de "Shalomon", un des plus émouvants morceaux composés par Ennio, toujours la larme à l'oeil quand je l'écoute, la flûte basse ici se fait onirique, envoûtante entrecoupée de silences assourdissants : c'est comme le souffle du sable autour de rien, du vide. Le souffle en Dieu. Un vent ...
Je citerais également la tragique partition du film Mosca addio dans laquelle j'ai choisi quatre variations du même thème : une mélodie mirifique hantée par un glissando glaçant de clavecins puis hantée une autre fois par un glissando de violons vous hérissant le poil ("Ricordo di Mosca"), puis hantée par le bruit sonore & diabolique d'un train, d'un train hurlant qui se dirige vers les camps de la mort ("Viaggio") et pour finir, la lumière au bout du tunnel, le thème se transforme en une épure magistrale au piano solo ("Canzone senza parole") !
On pourrait citer aussi la douce mélancolie de Gli occhiali d'oro, et, au delà des carillons, la morsure des violons tragiques dans une nuit sans étoiles de Rampage.
Mais j'aimerais finir cette playlist comme je l'ai commencée, par la voix irréelle d'Edda Dell'Orso dans la saison 3 de la Piovra.
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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede revpop le Lun 12 Oct 2020 12:38

J'en profite pour ajouter à mon Best Of 66 le morceau oublié de The Bible : le terrifiant, épique et sonore "The Mountain" ! morceau que l'on retrouve sur la BO The Secret of Sahara
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Nouveau messagede PJ30 le Mer 14 Oct 2020 11:08

Une nouvelle compilation avec 7 inédits.
https://www.musicbox-records.com/fr/cd- ... ecret.html

Au premier abord je pense que les morceaux 8,10,12,18,20,23,26 sont des inédits.
La musique de film, c'est la poussière dans l'oeil .
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Nouveau messagede PatrickB le Mer 14 Oct 2020 13:33

PJ30 a écrit:Une nouvelle compilation avec 7 inédits.
https://www.musicbox-records.com/fr/cd- ... ecret.html

Au premier abord je pense que les morceaux 8,10,12,18,20,23,26 sont des inédits.


Merci, une compilation de rêve, pour les amateurs exigents, sur l'excellente période autour de 1970... Je ne croyais pas qu'ils puissent en faire une comme cela, dont 7 inédits soit un tiers.
Les morceaux 10 venant de Peur sur la ville, et 23 de Copkiller, les autres inédits semblent être : 3. Vita e malavita et 16. Dramma Su Di Noi.

Espérons que les films des inédits seront cités, car parmi les 7 inédits, je ne reconnais que 3. Vita e malavita (Storie di vita e malavita, s'il est confirmé en inédit) et 18. Beat per quattro ruote, de "Tre donne" (épisode L'automobile), car 1 morceau utilise déjà "quattro ruote" (4 roues) et il y a de la musique lounge/danse (Beat) en inédits.

Hate d'Ă©couter cela.
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Nouveau messagede revpop le Lun 19 Oct 2020 10:59

Pour l'année 1988 j'ai encensé quatre Bandes originales comprenant onze titres fabuleux :

Quatre titres de Frantic, Cinema Paradiso

Deux titres de Gli Indifferenti

Un titre de A time of Destiny


Pour plus d'infos, tous les titres retenus et des extraits c'est ici :
Best Of 1988 d'Ennio Morricone


Il se peut qu'Ennio Morricone, en apprenant à la RAI la mort sordide de Jaco Pastorius, violemment battu par un patron de boite de nuit alors qu'il vivait comme un clochard, eût l'idée, quelques semaines plus tard et pour le film de Polanski, de ce solo de basse monstrueux et dévastateur. Durant tout Frantic nous sommes plongés dans une nuit parisienne aux couleurs criardes et acides, une nuit irrespirable jusqu'à la conclusion fatale où se glisse, à l'aurore, le chant mélancolique d'un accordéon.
Il n'y a pas plus éloigné de l'atmosphère acide de ce film que la nostalgie des vieux cinémas sous un soleil éclatant où, jadis, quelques baisers pouvaient être censurés par un projectionniste amoureux de sa profession. Nombreuses scènes à l'ombre desquelles les thèmes distillés sont couleur sépia, tissés de motifs surannés mais qui de temps en temps peuvent êtres secouées de fièvres intenses telle l'incendie du cinéma.
Première rencontre avec Tornatore, par contre avec Bolognini, leurs rencontres ne se comptent plus. Ici Ennio a composé comme thème principal un duo piano & cordes sous le mode d'une conversation de très peu de notes, d'un languissant écho qui se répète ad libitum, une tension de plus en plus intense : c'est comme si de sa bouche un simple souffle pouvait emplir l'univers tout entier.
Il est évident que cette playlist ne pouvait se terminer autrement que par la voix toujours aussi irréelle d' Edda Dell'Orso sur A time of Destiny.
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Nouveau messagede Dadid le Sam 24 Oct 2020 18:45

Il est probable que les morriconniens errant dans les parages l'âme en peine ne l'ignorent pas, mais l'info mérite d'être répétée/relayée "au cas où". Venant d'acquérir chez Gibert (pour le prix d'un vulgaire jambon/crudités) l'album Beyond the Missouri Sky (1996) associant le bassiste Charlie Haden au guitariste Pat Metheny, et savourant par avance l'idée d'un chocolat chaud teinté par les échanges tamisés du duo, je distingue soudain deux titres à-demi cachés sous l'étiquette : Cinema Paradiso Love theme et Cinema Paradiso Main Theme. Ces tubes du maestro (sans doute parmi les plus repris de sa carrière, sous des formes diverses) sont ici restitués avec toute l'intimité nécessaire par les cordes pincées d'Haden et Metheny. Des versions chaleureuses et assez brèves (elles ne s'égarent jamais dans les volutes sinueuses de l'impro) qui méritent d'enrichir la collection des amateurs diplômés. Rien d'indispensable au pur béophile, mais si ce genre de jazz soft vous plait, cet album est une adresse reconnue. On y trouve même une reprise du Two for the road de Mancini... Planant. 8-)
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Nouveau messagede revpop le Mer 28 Oct 2020 12:08

Pour l'année 1989 j'ai encensé six Bandes originales comprenant vingt titres fabuleux :

Quatre titres de Casualties of War, Tempo di uccidere, La Piovra 4

Trois titres de Fat Man and Little Boy, I Promessi sposi

Deux titres de The Endless Game


Pour plus d'infos, tous les titres retenus et des extraits c'est ici :
Best Of 1989 d'Ennio Morricone


Ennio Morricone termine les années quatre-vingt en fanfare, mais funèbre sera cette fanfare.
Cette année, les flûtes règnent en reines inconsolables au royaume d'Ennio. Toutes sortes de flûtes, toutes sortes de drames.
Dans Casualties of War, la flûte de Pan traverse comme un grand vent les affres de la guerre, d'une jungle de vert et de glaise, d'où jaillira la douleur inouïe d'un viol.
Que la Beauté est ici insolente !
Dans Tempo di uccidere, c'est la flûte basse qui traverse comme un long sirocco les étendues désertiques sous un soleil éclatant de mille percussions, d'où jaillira une nouvelle fois la douleur inouïe d'un autre viol.
Que la Beauté est ici insolente !
Dans I Promessi sposi, c'est la flûte traversière qui traverse comme un vent de liberté, les plaines lombardes ruinées par la peste pour tenter d' éradiquer ce fléau maléfique.
Souffles de vents, souffles de voix !
Souffles de voix que l'on retrouve dans tous ses films de cette époque, érigés tels des monuments de choeurs antiques, mais figés, tétanisés comme des grands cirques de pierres aux parois abruptes.
La voix la plus tragique, celle d'Edda Dell'Orso dans Fat Man and Little Boy, celle qui peint l'effroyable effroi, proprement inhumain, d'une certaine bombe qui sera lâchée honteusement sur la petite bourgade de Nagasaki.
Qu'il est loin le temps où Ennio, tel un brillant pâtissier, nous concoctait des petites sucreries lounge ...
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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede Scorebob le Jeu 29 Oct 2020 10:30

Petite baisse de prix sur le coffret Universal d'Ennio:

https://www.amazon.fr/Musiques-Films-19 ... d_i=301171

Rien que pour Orca ça vaut le coup :lol:
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Nouveau messagede PatrickB le Lun 2 Nov 2020 19:12

revpop a écrit:Pour l'année 1989 j'ai encensé six Bandes originales comprenant vingt titres fabuleux :

Quatre titres de Casualties of War, Tempo di uccidere, La Piovra 4

Trois titres de Fat Man and Little Boy, I Promessi sposi

Deux titres de The Endless Game


Pour plus d'infos, tous les titres retenus et des extraits c'est ici :
Best Of 1989 d'Ennio Morricone

Ennio Morricone termine les années quatre-vingt en fanfare, mais funèbre sera cette fanfare.
Cette année, les flûtes règnent en reines inconsolables au royaume d'Ennio. Toutes sortes de flûtes, toutes sortes de drames.
Dans Casualties of War, la flûte de Pan traverse comme un grand vent les affres de la guerre, d'une jungle de vert et de glaise, d'où jaillira la douleur inouïe d'un viol.
Que la Beauté est ici insolente !
Dans Tempo di uccidere, c'est la flûte basse qui traverse comme un long sirocco les étendues désertiques sous un soleil éclatant de mille percussions, d'où jaillira une nouvelle fois la douleur inouïe d'un autre viol.
Que la Beauté est ici insolente !
Dans I Promessi sposi, c'est la flûte traversière qui traverse comme un vent de liberté, les plaines lombardes ruinées par la peste pour tenter d' éradiquer ce fléau maléfique.
Souffles de vents, souffles de voix !
Souffles de voix que l'on retrouve dans tous ses films de cette époque, érigés tels des monuments de choeurs antiques, mais figés, tétanisés comme des grands cirques de pierres aux parois abruptes.
La voix la plus tragique, celle d'Edda Dell'Orso dans Fat Man and Little Boy, celle qui peint l'effroyable effroi, proprement inhumain, d'une certaine bombe qui sera lâchée honteusement sur la petite bourgade de Nagasaki.
Qu'il est loin le temps où Ennio, tel un brillant pâtissier, nous concoctait des petites sucreries lounge ...


Merci. Oui, une décennie commencée en atonie et immobilité, et qui finit en funèbre, mais de façon éclatante et lyrique. Ne pas oublier le rôle des choeurs, très présents dans les musiques de cette année.
A noter le retour d'Edda dell'Orso, devenue rare, pour 2 musiques cette année-ci : La piovra 4 et Shadow Makers (Les maitres de l'ombre) bien que non créditée pour ce dernier. On verra qu'il recommencera à l'utiliser sporadiquement.
Entretemps, quel parcours dans cette décennie qui nous aura apporté Le professionnel, La chiave, Cinema Paradiso, Mission, la Mafia, Les incorruptibles, Les secrets du Sahara, et même Sahara, Red Sonja, oui, oui. Songea à quoi, ça, je ne sais pas ... :mrgreen:
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Nouveau messagede Mortimer le Lun 2 Nov 2020 20:26

Je vais me calmer un peu car depuis son décès j'ai acheté beaucoup de Morricone. En trois mois j'ai du dépenser au moins 500 euros en cd plus ou moins rare. Et mon dernier coup de cœur dans tous ces achats est La Venexiana. Entièrement sous le charme des "Baci" ou le très religieux "Avé Maria Seconda". Par contre on m'annonce l'édition limitée à 1000 exemplaires alors que celui que j'ai acheté porte le numéro 1020.
Plus on est nombreux Ă  penser la mĂŞme chose,
moins il vient à l'idée qu'on pourrait tous avoir tort.
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Nouveau messagede revpop le Mar 3 Nov 2020 12:14

Merci pour ces remarques, PatrickB, qui synthètisent à elles seules toute une décennie !
Après une petite pause, je vais commencer à prospecter, comme un chercheur d'or avide de lumières, les années 90 d'Ennio, et celles-ci sont pour pour moi une parfaite inconnue !
Que dois-je m'attendre ? aux années les plus sombres d'après Janus ? Je ne sais, c'est pourquoi j'ai hâte. A suivre donc ...
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Nouveau messagede PJ30 le Mar 10 Nov 2020 20:14

Un bon petit Docu mis ce 10 Novembre jour d'anniversaire du Maestro.

https://www.youtube.com/watch?v=Nke7uVphBw8
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Nouveau messagede Misquamacus le Mar 10 Nov 2020 23:19

A priori le plus gros chercheur de Morricone n'est autre que le réalisateur Christophe Gans qui possède une collection absolument monstrueuse.
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Ennio Morricone: génial stakhanoviste.

Nouveau messagede PJ30 le Mer 11 Nov 2020 00:33

Misquamacus a écrit:A priori le plus gros chercheur de Morricone n'est autre que le réalisateur Christophe Gans qui possède une collection absolument monstrueuse.


ça serait bien qu'il cherche d'abord à apprendre à dire correctement le Titre CHI MAI au lieu de CHI SEI. :lol: (voir le lien pour écouter à 18m08 et aussi une deuxième fois à 19m08)

https://www.franceinter.fr/emissions/au ... -mars-2014
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Nouveau messagede Dadid le Mer 11 Nov 2020 12:09

Ce qui est d'autant plus bête pour l'amateur chevronné qu'il suffit d’écouter la version chantée du morceau pour bien prononcer. Mais à sa décharge il se trompe de titre, pas de prononciation. Dommage surtout qu'il donne l'impression que Morricone a de lui-même recyclé Chi Mai pour Le Professionnel, et qu'il attribue brièvement Tubular Bells à P Glass... Comme quoi tout le monde peut se mélanger les pinceaux ! :mrgreen:
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Nouveau messagede PJ30 le Mer 11 Nov 2020 12:42

Dadid a écrit:Ce qui est d'autant plus bête pour l'amateur chevronné qu'il suffit d’écouter la version chantée du morceau pour bien prononcer. Mais à sa décharge il se trompe de titre, pas de prononciation.



Chez Morricone il n'y a pas de Titre qui s'appelle "Chi Sei".
Tiens aujourd'hui je vais peut-ĂŞtre me passer la BO de Morricone "Le prof fait son miel" :P
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Nouveau messagede Julien le Sam 14 Nov 2020 19:03

Dadid a écrit:Ce qui est d'autant plus bête pour l'amateur chevronné qu'il suffit d’écouter la version chantée du morceau pour bien prononcer. Mais à sa décharge il se trompe de titre, pas de prononciation. Dommage surtout qu'il donne l'impression que Morricone a de lui-même recyclé Chi Mai pour Le Professionnel, et qu'il attribue brièvement Tubular Bells à P Glass... Comme quoi tout le monde peut se mélanger les pinceaux ! :mrgreen:


Labsus mais pas si bête puisqu'il y a pas mal de similitudes entre Glass et Oldfield. J'ai toujours pensé d'ailleurs qu'Oldfield s'était inspiré des premières œuvres de Glass pour l'ouverture de Tubular Bells. Un morceau par exemple comme Music in contrary Motion. Oldfield avait également repris un titre de Glass sur son disque "Platinum". Le Chi sei je sais pas où il est allé le chercher par contre. J'avais lu sur un bouquin que c'était à l'origine un titre non pas composé pour un film mais pour une projection diapos d'un musée de la mine.
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Nouveau messagede Dadid le Sam 14 Nov 2020 19:36

C'est surtout que Gans est fan de gialli, et que dans ce type de récit "Chi sei ?" est une question récurrente lorsqu'un personnage solitaire croise une ombre menaçante... :D Pour Glass et Oldfield tu as bien sûr raison, ils se côtoient dans le même espace-temps culturel, au croisement du rock progressif, du minimalisme, de la musique répétitive...
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Nouveau messagede PatrickB le Mer 18 Nov 2020 16:37

Hasard ou non, déluge de livres sur Morricone, en exceptionnellement, majoritairement en français !

Des livres très inégaux et différents :
De Franco Sciannameo : « Reflections on the Music of EM : Fame & Legacy » (en anglais)
De Philippe Grégoire : « EM ou le poison d’une œuvre »
De Jean-Christophe Manuceau : « EM - Entre émotion et raison »

J'en dis plus sur le sujet en "Livres sur la musique de films".
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Nouveau messagede Rork le Mer 18 Nov 2020 19:48

Les titres ne sont pas très inspirants, je trouve, sans préjuger du contenu...
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