Films... j"aime ou j'aime pas

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Nouveau messagede Misquamacus le Ven 21 Oct 2016 19:37

Malastrana a Ă©crit:
Misquamacus a écrit:très respectueux de l'univers Star-Trek en plus.


Cet univers où l'ingénieur Scott fait des cascades à la Fast & Furious et où Spock parle à la moindre occasion de sa rupture avec Uhura ? Respectueux, vraiment ? Vu que tu écris Star Trek avec un trait d'union j'imagine qu'en fait tu ne connais pas vraiment l'univers en question...


Oui, tu as raison. Toutes mes plates excuses grand spécialiste.
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Nouveau messagede Misquamacus le Ven 21 Oct 2016 19:39

Ghostbusters 2016. Soyons clair : ce film est une insulte au premier "Ghostbusters" et il et triste d'y voir les anciens acteurs venir y faire un caméo. Féminiser l'équipe était une bonne idée en soit alors pourquoi remplacer les 4 mecs très cool de la version 84 par... 4 connasses ? Le terme n'est pas trop fort. les personnages sont taillés à la serpe, n'ont aucun charisme et toutes les blagues (foireuses) tombent à plat. Les nouvelles ghostbusters sont totalement inintéressantes. Alors on leur adjoint un beau gosse pour faire le standard. Et il est bien sûr con comme un manche à balai histoire de nous faire bien comprendre le principe (stupide) de l'entreprise. Finalement, il n'y a que le méchant qui a un QI. Pathétique.
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Nouveau messagede Alien7 le Dim 23 Oct 2016 10:20

John Rambo director's cut : alors j'ai trouvé ça globalement plus satisfaisant que la version cinéma, d'abord parce que Stallone a conservé cette radicalité si personnelle qui faisait du film une sorte d'ôde à la fureur, à la destruction et aux chaos. Clairement, Stallone corrige le tir des précédents films et livre un trip de ouf sur un conflit dont on parle très peu de nos jours, la guerre civile en Birmanie (plus de 60 ans tout de même !). Le director's cut s'avère néanmoins moins radical : Stallone a tenu à atténuer légèrement la violence extrême du montage ciné, même si ça vire toujours autant au massacre total lors des 11 dernières minutes (j'ai rarement vu autant de corps en charpie dans un film moderne !). Mais certains passages violents ont été raccourcis ou davantage suggérés, ce qui est plutôt rare pour un director's cut (d'ailleurs, Stallone fera la même chose dans son director's cut de Expendables). La plus grosse différence vient surtout de l'orientation du personnage de Rambo : alors qu'au cinéma on nous le présentait comme une bête de guerre qui tue parce qu'il aime ça et qu'on le lui a appris (comme il le dit lui-même à Trautman : "c'est vous qui avez fait de moi ce que je suis !"), le director's cut se veut plus moral et accentue la relation entre Rambo et Sarah, qui vient apporter un semblant d'espoir et de lumière au vétéran du vietnam.

Clairement, on sent l'attachement de Rambo pour la jeune femme qui se devine plus par des jeux de regard que par quelques dialogues fugaces où les deux personnages opposent deux visions du monde totalement différentes. On raconte par ailleurs que Stallone serait très fier de sa punchline : "vivre pour rien, ou mourir pour quelque chose !", puisque ce serait devenu le credo des rebelles Karen en Birmanie. En bref, le director's cut apporte de l'humanité à un personnage bourrin qui décide de trouver la rédemption en sauvant des vies et en participant à une noble cause (un peu comme dans Rambo III finalement), alors que la version ciné en faisait une simple machine de guerre lancée à l'assaut des troupes birmanes. Niveau musique, pas de gros changement, le score de Brian Tyler reste très fonctionnel avec de sympathiques citations à Goldsmith, et un nouveau thème principal très réussi (je trouve qu'avec le "Fon's Theme" de BANGKOK DANGEROUS, le thème de Tyler pour RAMBO 4 est l'un de ses plus beaux thèmes), surtout lors de la séquence finale des adieux. Je frissonne quand même à l'idée de ce que Goldsmith aurait pu faire sur ce film s'il était encore en vie...
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Nouveau messagede DarkCat le Dim 23 Oct 2016 13:03

Misquamacus a Ă©crit:Ghostbusters 2016. Soyons clair : ce film est une insulte au premier "Ghostbusters".

Je vois que nous avons bien vu le mĂŞme film. :lol:
J'en disais aussi le plus grand bien en page 48 du topic "Dernières visions".

Et voir que le "Saturday Night Live" est un lien entre les deux films, je me dis que l'humour a bien changé en 30 ans... ou alors que je suis devenu trop vieux pour ces conneries. [dead]
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Mar 8 Nov 2016 20:24

C'te claque ! Cela devait bien faire une petite éternité que je n'avais pas revu Mr. Smith Goes to Washington. Etait-ce seulement nécessaire ? Le classique parmi les classiques de Frank Capra est partie intégrante de ces films pareils à d'inamovibles idoles de bronze, dont la splendeur est louée de tous côtés par la force de douillettes habitudes. Si bien, ricochet pernicieux, qu'on en finit par quelque peu oublier leur véritable éclat. Sans doute était-ce mon cas, à moi qui me rappelais essentiellement de la belle interprétation de James Stewart. "Belle" ? Bon Dieu, l'acteur est extraordinaire de présence et de magnétisme virginal ! Son personnage de doux utopiste qui se découvre douloureusement candide représente l'un des plus admirables zéniths de toute sa carrière. Et son duel avec Claude Rains, magnifique en vieil animal politique dans les entrailles duquel rougeoient encore quelques braises de son idéalisme d'antan, éblouit par son intensité, à des années-lumière des divertissements niais et populos auxquels certains voudraient résumer l'oeuvre de Capra. Bref, ce fut une redécouverte. Une vraie ! De celles dont on espère recroiser très vite la route.
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Nouveau messagede Scorebob le Mer 9 Nov 2016 07:55

Dommage que cette Amérique de cinéma ou les hommes intègres et intelligents finissent par triompher au dernier moment ne soit pas celle de la réalité :(
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Nouveau messagede Edern le Mer 9 Nov 2016 12:18

Peut-être que "le dernier moment" de la réalité n'est pas encore arrivé... :mrgreen:
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Nouveau messagede Alcibiade le Mer 16 Nov 2016 21:59

"Peter et Elliot le dragon", le remake du Disney par David Lowery (et qui n'a rien d'un remake en définitive !) : les échos étaient favorables, la naïveté devait être féérique, le score devait être engageant. Finalement, une perte de temps, une désillusion, et un "spectacle" qui se résume à un croisement improbable entre "Le livre de la jungle" et "E.T." avec en toile de fond un moralisme écologique frisant le "Terrain miné" de Seagal (avec le drame de la déforestation et les méchants bûcherons ! Pauvre Karl Urban, lui qui campait un si fier Éomer) et une anthropologie caricaturale extraite maladroitement de "L'enfant sauvage" de Truffaut ! Même Lucien Malson se retournerait dans sa tombe en contemplant cet ersatz de Victor de l'Aveyron. Bref, à réserver aux enfants malléables comme de la cire et aptes à comprendre que "Les monstres sont gentils et qu'il faut être tolérant envers ceux qui sont laids et gros". Et le Disney animé modestement à la main (et qui n'était déjà pas si réussi) qui peut largement continuer à se gargariser de plaisir ! Car il pulvérise en une fraction de seconde une seule minute numérisée de ce galimatias urbain ! Dommage, car les cinq premières minutes pouvaient effectivement faire illusion.
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Dim 20 Nov 2016 18:39

A ceux qui, comme le vieux Van Cleef, trouvent la présence de Ben Affleck sur un écran de cinéma comparable à une injection létale de novocaïne, il est évident que The Accountant (Mr. Wolff) ne bouleversera pas leur opinion. Le non-jeu chronique de l'acteur trouve pourtant un emploi futé avec ce personnage d'autiste hors du commun, comptable génial et machine de guerre à ses heures perdues. Faisant fi des explosions d'hystérie potentiellement oscarisables (c'est dommage, on aurait bien rigolé), il légitime son port toujours un peu raide et le regard morne qu'il balade de film en film par l'asociabilité viscérale du rôle-titre. C'est pas mal joué de sa part, je dois dire. Derrière la caméra, Gavin O'Connor ne chôme pas, même si cela signifie manger à tous les râteliers avec une hâte frénétique engendrant quelques petites réussites (le script, qui change sans cesse de direction, trompe joliment l'ennui suintant des thrillers balisés), mais aussi, inéluctablement, une dramaturgie assez superficielle ainsi qu'un deus ex machina désinvolte.
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Nouveau messagede Alien7 le Dim 20 Nov 2016 19:15

Vu "Suicide Squad", version longue. Je ne viens rien rajouter de nouveau de ce qui a déjà été dit, mais c'est une solide déception.
Ca commençait pourtant bien, je trouvais le joker plutôt intéressant, tout comme Harley Quinn, qui est diablement sexy,
mais très vite, ça tourne au ridicule avec des bad guys censés être de gros méchants et qui sont en fait de vrais tendres avec des
rêves ordinaires (Harley qui rêve d'être mère au foyer avec maison, mari et 2 gosses, DeadShot qui veut être un bon père avec sa fille,
El Diablo qui rêve d'avoir de nouveau sa famille...ils sont sérieux là ???).

A trop vouloir humaniser les méchants, ont les a rendus totalement nunuches ! Il faut voir
cette scène où tout le monde a les larmes aux yeux dans le bar lorsque El Diablo raconte comment il a tué accidentellement
toute sa famille en libérant son pouvoir : est-ce que c'était vraiment nécessaire d'en faire autant des caisses dans le larmoyant sérieux ???

Du coup, alors que j'attendais de vrais anti-héros façon DEADPOOL, on se retrouve avec une galerie de braves gars ordinaires qui veulent
jouer aux durs mais qui sont tendres comme des agneaux - du coup, il y a pour moi tromperie sur la marchandise ! - le montage PG-13
du film édulcore l'ensemble et n'arrange rien à l'affaire, et il est vrai que je m'attendais à davantage de scènes avec le joker, qui reste
finalement un personnage secondaire, mal exploité, y compris dans la version longue (12 ou 13 minutes en plus, mais il manque encore
plein de trucs que Jared Leto avait pourtant tourné à l'origine !). Et puis il y a quand même des bizarreries : la scène où Viola Davis
descend brusquement tous les agents avec lesquels elle travaille avant de quitter son bureau, comme ça, devant son bras-droit,
j'ai trouvé ça curieux et franchement mal amené...

On sent clairement que les producteurs n'ont pas compris ce qu'ils Ă©taient
en train de faire et ont pris les pires décisions pour ce film qui s'avère extrêmement décevant et trahi complètement l'univers
qu'il est censé adapter. Je m'attendais à un vrai film dark façon BVS, mais finalement, on est plus proche de Midi les Zouzous
que d'un vrai DC Comics ! Moi y a quand mĂŞme un truc que je ne comprends pas : les producteurs passent leur temps Ă  faire
des screen tests, à recueillir l'avis du public test, à faire des statistiques prévisionnelles, des études de marché, etc. Mais se sont-ils seulement
posés la question une fois de ce que les gens voulaient VRAIMENT voir avec ce film ? Car s'ils s'étaient vraiment renseignés avant,
je suis sûr que les gens choisis parmi le public test leur auraient répondu que c'était absolument débile et contre-productif de faire un film gentillet
censé mettre en scène des gros méchants de l'univers DC Comics !!! Sinon, j'ai pas trop accroché au score de Steven Price, en plus le
thème principal me rappelait un de mes propres thèmes pour une composition perso que j'ai fait y a longtemps (l'enfoiré !)... :(
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Nouveau messagede Scorebob le Lun 21 Nov 2016 10:46

IDEM!
Tu ne parle pas de la" menace "que notre sympathique escouade est censée affronter , même pas peur !
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Nouveau messagede Alien7 le Lun 21 Nov 2016 14:56

Quoi, la sorcière avec son cosplay pourri qui sort tout droit d'une convention de l'E3 avec une overdose de CGI derrière elle ? Pffff...ouah, j'ai eu trop peur ! :D
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Nouveau messagede DarkCat le Lun 21 Nov 2016 18:07

Honnêtement, après tout le mal que j'avais lu et entendu, je m'attendais à bien pire. Attention, le film n'est pas bon pour autant. ;)

- ce n'est pas un film choral, Will Smith étant clairement mis en avant (même problème qu'avec Sean Connery dans la "Ligue")
- Deadshot n'est pas méchant, car il "ne tue pas les femmes et les enfants" et on nous le montre en train d’exécuter une balance de la mafia... et non un brave citoyen.
- et oui, la scène du bar est bien foireuse... la seule que j'aurai bien vu chialer, c'est Harley, juste avant de prendre sa batte pour aller défoncer des têtes.
- Entendre El Diablo dire :"Je vais me sacrifier, pour ne pas perdre ma nouvelle famille" est franchement bien ridicule. Il les connait depuis quoi... quelques heures ? quelques jours... et hop, c'est devenu sa famille !?!
- Pour éliminer des dieux anciens, L'Argus envoie un sniper, un roi du boomerang, une folle de la batte, une kataniste, un croco, etc. Mais bien sûr... :lol: Pour ça, il pouvait simplement envoyer les Ghostbusters (les vrais, hein :mrgreen: ), qui eux, ont l'habitude de combattre ce genre d'ennemis.
- et bien sûr, ce sont des Dieux qui détruisent des villes, des satellites et des navires de guerre,... mais préfèrent se battre mano a mano avec nos super-vilains-héros.
- les flash-back de présentation n'apportent pas grand-chose et cassent souvent le rythme. De toute façon, les personnages sont franchement mal introduits (Katana, etc.)
- Le personnage de Slipknot est terrible. Il est juste lĂ  pour prouver que les bombinettes existent bien. Bon, en fait, l'Ă©quipe avait-elle besoin d'un mec utilisant des cordes incassables.
- etc.

Bref, j’espère que "Wonder Woman" sera bien mieux.
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Nouveau messagede Misquamacus le Mer 23 Nov 2016 17:20

Après vision, je confirme : il y a bien TOUT "Ouija 2" dans la bande-annonce, et chronologiquement en +. Pire : il y en a + dans la bande-annonce ! Et c'est une arnaque complète. Après une exposition de 35mn pas trop mal, on part dans un gros délire avec une histoire qui raconte juste n'importe quoi ! Une vengeance ? Mais par qui ? Pour qui ? à quel propos ? On s'en bat l’œil complètement ! Impossible d'avoir de l'empathie pour les personnages dans de telles conditions. La fin est tellement confuse qu'elle prête plutôt à rire d'incrédulité. Reste une petite actrice sympa et un unique effet choc qui consiste à voir une petite fille aux yeux blancs ouvrir un four énorme. Comble du comble, ça ne fait même pas peur, peut-être bailler poliment... Gardez vos sous et regarder à nouveau la bande-annonce, largement supérieure au film lui même ! à fuir.
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Nouveau messagede Misquamacus le Mer 23 Nov 2016 17:24

Alien7 a écrit:Quoi, la sorcière avec son cosplay pourri qui sort tout droit d'une convention de l'E3 avec une overdose de CGI derrière elle ? Pffff...ouah, j'ai eu trop peur ! :D


Sans oublier que la fin est exactement la même que celle de... Ghostbusters premier du nom ! J'ai même cru que Rick Moranis allez faire un caméo ! :lol:
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Nouveau messagede DarkCat le Mer 23 Nov 2016 19:46

C'est bien ce que je disais trois messages au-dessus. ;)
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Mer 23 Nov 2016 23:37

Depuis quelque temps, les films prenant pour base de départ des faits réels ne se satisfont plus du petit macaron, gage de véracité historique, qu'ils avaient déjà l'habitude de coller traitreusement sur leur générique d'ouverture. Non, désormais, ils nous balancent à la toute fin des images d'archives récupérées au fond d'un tiroir plus ou moins poussiéreux, ou bien des enregistrements granuleux, histoire de faire comprendre au spectateur ayant négligé de verser sa petite larme qu'il n'est pas encore trop tard pour ouvrir en grand les robinets. Outre le profond agacement que cette petite combine de margoulin peut susciter, le procédé, que ce cher Mel ne manque pas de nous asséner dans Hacksaw Ridge (si ç'avait été possible, nul doute qu'on aurait eu droit, en conclusion de The Passion of the Christ, à un bout d'interview du "vrai" Jésus encore tartiné d'hémoglobine), s'inscrit totalement en porte-à-faux avec les pleines bobines de carnage sur-stylisé qui ont précédé. Quand le véritable Desmond Doss apparait comme un type ordinaire, qui s'abritait derrière la modestie du simple troufion pour justifier ses actes de bravoure, Gibson, lui, envoie l'humilité se faire empapaouter et accouche d'un truc hyper-pompier à tous les niveaux. Evidemment, connaissant le loustic, on n'éprouve pas l'ombre d'une surprise à le voir achever son édifiante histoire par un plan grotesque, où le héros devient une figure christique suspendue entre ciel et terre, très loin au-dessus des insignifiants mortels auxquels Sa main a accordé le divin privilège d'une piqûre de morphine.

Que reste-t-il donc pour nous empêcher de nous sentir floués par le prix du ticket ? Eh bien, il y a Hugo Weaving, dont le regard hanté par les fantômes de la guerre vampirise toute notre attention à chaque fois qu'il emplit l'écran ; merci beaucoup, ne l'oublions pas, à Vince Vaughn, involontairement hilarant en R. Lee Ermey de pacotille ; mais surtout, l'étourdissante maîtrise technique des scènes de bataille emporte tous les griefs sur son passage — même si, contrairement à ce que vous avez pu lire ici et là, gentlemen, Hacksaw Ridge n'apporte aucune touche inédite à la mise en scène post-Saving Private Ryan des enfers guerriers. Pour être exact, avec cette photographie grisâtre de boue, les minutieuses chorégraphies distillées l'air de rien dans le chaos des combats, la glorieuse parade des ralentis et les hordes hurlantes des Japonais filmés tels des démons malfaisants, le dernier-né de Mel Gibson m'a constamment fait penser lors de sa seconde partie au mal-aimé Windtalkers de John Woo. Une oeuvre pas forcément très aimable que celle-ci, mais qui parvenait à résister au besoin compulsif d'adresser son "message" à la pointe d'un marteau-piqueur fou furieux.
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Nouveau messagede Scorebob le Jeu 24 Nov 2016 09:42

Et quel message ! :D
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Nouveau messagede Misquamacus le Mar 29 Nov 2016 17:15

Ce n'est pas temps une solide interprétation, une belle utilisation des FX (enfin !), une musique ciselée ou encore d'ingénieuses idées de réalisation qui font de "Miss Peregrine" une totale réussite mais bien une formidable histoire, de celles qui font sourire béatement l'enfant qui sommeille en chacun de nous. Je n'attendais plus Tim Burton, il est de retour, en pleine lumière ! Et bon sang que ça fait plaisir !
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Nouveau messagede Misquamacus le Jeu 8 DĂ©c 2016 02:06

"Sully" : Malin le Clint... Il a compris qu'il suffisait de traiter son sujet de manière clinique, sans épater la galerie. l'exploit se suffit à lui même. Et doublement malin, puisqu'il utilise Tom Hanks à la perfection. à l'arrivée, un film solide où personne n'arrive à tirer la couverture à lui et où même les esprits chagrins sont obligés de se ranger à l'avis général : il s'agit là d'un vrai moment héroïque. Point.
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Nouveau messagede Misquamacus le Jeu 8 DĂ©c 2016 02:06

Ce n'est pas tant (l'incroyable !) prouesse technique qui fait de "Kubo" un grand film, mais bien l'histoire contée. à voir d'urgence, petits et grands !
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Sam 10 DĂ©c 2016 22:42

Misquamacus a écrit:"Sully" : Malin le Clint... Il a compris qu'il suffisait de traiter son sujet de manière clinique, sans épater la galerie. l'exploit se suffit à lui même. Et doublement malin, puisqu'il utilise Tom Hanks à la perfection. à l'arrivée, un film solide où personne n'arrive à tirer la couverture à lui et où même les esprits chagrins sont obligés de se ranger à l'avis général : il s'agit là d'un vrai moment héroïque. Point.


Anti-spectaculaire, dégraissé de toute viande superflue, imperturbablement sobre — toutes louanges dont la critique, conquise d'avance une fois encore (qu'elle parait lointaine, l'époque où le grand Clint se faisait traiter de fasciste répugnant ! A-t-elle seulement existé ? On en douterait presque), a gratifié Sully via moult corbeilles parfumées. Il faudrait savoir raison préserver, surtout dans le cas d'un film où les cauchemars de l'héroïque commandant donnent par deux fois l'occasion à Eastwood de filmer l'avion percutant les gratte-ciel dans un déluge de feu, et où le dernier acte ultra-démonstratif bredouille et bégaie à n'en plus voir le bout (ennuyeuses simulations de vol en rafales et drame du crash qui se rejoue à l'identique, comme si l'on avait tout bonnement rembobiné la bande). C'est plutôt ballot, quand même, car j'ai dans l'ensemble aimé la première heure, filmée à hauteur d'homme par un Clint efficace, à défaut d'être d'une inspiration volcanique. Sans oublier la belle alchimie que dégage le tandem de moustachus Tom Hanks et Aaron Eckhart.
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Nouveau messagede Le YĂ©ti le Dim 11 DĂ©c 2016 02:27

Je partais perdant pour Allied, déjà parce qu'après son Flight, je n'avais aucune envie de me retaper le combo Zemeckis dépressif / Silvestri en vacances.

Je fus chanceux : car si le scénario et la mise en scène ont décidé de rester "classiques" (façon polie de ne pas dire daté et déjà vu cent fois), le tout surnage grâce à un Bob qui sait ce qu'il film et il filme deux acteurs. Cotillard brille avec son habituel jeu factice hollywoodien — mais ici, ça marche. Pitt n'en fait jamais trop et ça se voit — ce qui est paradoxal. La musique de Silvestri fonctionne, mais clairement ne restera dans aucune annale. Avec deux N.
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Nouveau messagede Alcibiade le Dim 11 DĂ©c 2016 21:49

Encore un très beau film de Frears que ce "Florence Foster Jenkins" qui lorgne évidemment du côté de "Ed Wood" de Burton ou du "Discours d'un roi" de Tom Hooper, mais en largement mieux car la performance de Meryl Streep est là (sensible, grotesque, inégalable, émouvante, mielleuse, aveugle, étourdie, magistrale, vaniteuse, humble, etc. Tous ces qualificatifs qui riment inéluctablement et magnétiquement avec tous ses rôles - et certainement son être), avec en plus ce raffinement de la narration british à la James Ivory, c'est-à-dire ce je-ne-sais-quoi d'indescriptible qui fait d'un simple film anodin un monument du cinéma affectif. Quand la diva se meurt, "Meryl Streep" forever !
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Nouveau messagede Le YĂ©ti le Ven 23 DĂ©c 2016 10:04

Vu : Your Name. (qui sort le 28 décembre en France il me semble), par le réalisateur du super beau, mais ultra chiant Garden of Words. Cette jolie bluette se pare de fantastique pour mon plus grand plaisir. Jolie musique signée par un groupe japonais, belle ambiance, quelques jolies surprises... Que demande le peuple ? Un trailer. OK. Voilà : https://www.youtube.com/watch?v=hRfHcp2GjVI
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