Films... j"aime ou j'aime pas

Discussions autour de l'actualité du grand et du petit écran

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Nouveau messagede Scorebob le Ven 15 DĂ©c 2017 07:08

Disney est devenu un ogre insatiable qui après avoir digéré et régurgité Star Wars , croqué la franchise Marvel , vient de gober toute crue la Fox:

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/cult ... ocid=ientp

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Nouveau messagede Gizmo le Ven 15 DĂ©c 2017 12:18

j'mens fous : comme ça Marvel récupère les droits des FF et tous les personnages qui vont ensemble.
je sais c'est égoïste mais le monde est comme ça... :twisted:
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Nouveau messagede 00Seb le Ven 15 DĂ©c 2017 12:34

Vu Star Wars également et plutôt d'accord avec l'Abominable Homme des Neiges, malheureusement. J'ai moi-même grandi avec la trilogie que j'ai eu la chance de découvrir sur grand écran en premier lieu, et si je ne suis pas un grand fan des épisodes 1 à 3, j'ai aussi tendance avec le temps à pardonner les errements de Lucas parce que, tout compte fait, ça reste son bébé.
Et vu la tournure que prennent les choses depuis 3 épisodes (Rogue compris), j'en viens à regretter que celui-ci ai lâché l'affaire.

N'ayant été que très moyennement convaincu par l'épisode 7 (en gros, j'aime moi aussi les nouveaux héros, trouve les méchants pitoyables et sans aucune classe, ne vois aucun intérêt dans l'inclusion aux forceps des anciens et bonjour l'originalité), j'attendais beaucoup de Rian Johnson. Mais y-a-t-il réellement un pilote dans l'avion ? Ou le côté obscur est-il aux commandes ?
La question mérite d'être posée tant le produit fini dénote d'un manque de personnalité flagrant. Il y a certes quelques petites choses à sauver, notamment l'utilisation des héros originels cette fois bien plus maitrisée et une apparente évolution du gros Kylo qui finit malheureusement par retomber dans ses travers au bout du compte ainsi qu'une Rey toujours rayonnante, mais sinon, l'ennui pointe le bout de son nez plus souvent qu'à son tour (un comble), et quant aux situations, on a encore une fois le droit au sempiternel déjà-vu avant et en mieux.
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Nouveau messagede Dadid le Dim 17 DĂ©c 2017 15:03

Tout le bien que je pense de ce film en dépit de C/C un peu systématiques est exprimé ici (en anglais désolé) et ATTENTION SPOILERS

http://www.slashfilm.com/the-last-jedi-defense/2/
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Nouveau messagede Misquamacus le Dim 17 DĂ©c 2017 17:12

Gizmo a écrit:Coco ou le retour en grâce de Pixar : Un des plus beau film du studio d'animation tout simplement. La célébration de cette belle coutume mexicaine (dia de los muertos) est l’occasion d'un magnifique ode à la famille, aux ancêtres : un ravissement pour les yeux, les oreilles et l'âme. Retrouvant la richesse d'un Toy story (1,2 ou 3 - surtout le formidable 3) ou d'un Vice-versa, le studio d'Emeryville nous offre un petit bijou qui atteint des sommets d’émotion : que ça fait du bien ce cinéma là !


100% d'accord avec le Mogwaï. Et il faut être sacrément blasé pour ne pas s'y laisser prendre. [love] Dans mon top 10 de l'année, et pas qu'un peu. En attendant de voir le SW...
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Nouveau messagede Alcibiade le Sam 23 DĂ©c 2017 00:49

Il n'est quand même pas croyable qu'avec plus de vingt ans de technique numérique ingérée, d'apprentissage de l'art cinématographique, d'étude des romans de King, d'évaluation des coûts et des pertes, de méditations des leçons du passé, de scénaristes exponentiels payés grassement, etc. Ce "It" de Muschietti ne parvienne même pas à égaler un quart du centième d'une image du téléfilm déjà peu glorieux de Tommy Lee Wallace ! Si les jeunes acteurs sont irréprochables et si les scènes (trop brèves) à la "Stand by me" de Reiner peuvent s'avérer parfois touchantes (même si la patte vintage à la "Stranger things" commence vraiment à devenir embarrassante), le reste est d'une inanité actuelle totalement confondante, avec une fin illisible qui ne comprend même pas que la suggestion de l'image ne veut pas dire l'image-choc obscurcie !
Pire que cela, n'apparaît presque jamais le sous-texte (d'une limpidité pourtant surlignée avec de gros sabots de pachyderme) psychanalytique du roman du King !
Le "Wallace" avait au moins le mérite de jouer sur le sens de la peur, d'intégrer une violence réelle -et sexuellement annotée- aux situations (pour preuve la crevaison très De Palma de l'hymen roulé en nez de clown éclaboussant une Beverly interdite lors de la scène du lavabo ou encore la séquence très "nightmare on elm street 2" de la douche où "Pennywise" fait son apparition grandiose devant un Eddie tétanisé par l'excitation asthmatique après une course-poursuite de pommeaux de douche phalliques) et d'appuyer surtout sur la touche "traumatique" du retour du refoulé (avec ces coups de téléphone répétitifs provenant d'un passé lointain et réveillant à chaque fois chez ces enfants ayant désormais grandi la frayeur d'un nouvel affrontement de leur angoisse invaincue).
Ajoutée enfin à ce fiasco moderne une lecture puérile et "photogénique" de "ils flottent tous" (pris ici au sens extorqué de "ils lévitent tous dans les airs" sans commune mesure avec le pourtant naïf "ils émergent tous à la surface consciente"), on obtient donc la solution chimique parfaite du nouveau chapitre des remakes vains !
Je n'aurais jamais envisagé comme possible que ce "Wallace" téléphoné - avec son Tim Curry certes véritablement effrayant- pût devenir cultissime ! Et même le score de Wallfisch singe celui de Bellis - c'est un comble !
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Nouveau messagede Misquamacus le Jeu 4 Jan 2018 20:07

Très bonne critique, intéressante et argumentée. Exactement le contraire de ce que je pense !

Star-Wars 7 : (Sans spolier inside) J'avais bien aimé le 7, mais soyons clair : Ce n'était qu'une aimable mise en bouche. Il y a 10 fois plus d'idées, plus de cœur et plus de tripes dans cet opus 8, que, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé. Les personnages sont développés, les nouveaux (Rose, DJ et l'amiral Holdo) sont très intéressants car très bien interprétés. Poe prend enfin sa place, et Rey (surtout son interprète) est beaucoup plus convaincante. Cerise sur le gâteau, Mark Hamill rend au centuple à son personnage de Luke toute la gloire qu'il lui a apporté : il est époustouflant ! On a reproché au film de trop partir dans tous les sens mais c'est justement cet aspect que j'ai beaucoup aimé dans cet opus. On retrouve le côté "sérial" et "space-opéra". L'action est bien présente, les rebondissements aussi et certaines scènes sont très émouvantes pour ceux qui comme moi ont vu tous les films au cinéma depuis le début (je sais que ça fout les boules à certains de mes élèves, ça ! :p ) Enfin le film assume parfaitement ce qu'il est : un excellent divertissement. Quand à la musique... Certains compositeurs actuels (en fait, une grande majorité) devrait s’asseoir, écouter et s'inspirer, comme les Padawans qu'ils sont et seront toujours face au Jedi suprême de la musique de film : Maître Williams. J'ai bien fait d'attendre avant de livrer mon top 10 de l'année moi. Ce SW 8 y entre les doigts dans le nez !
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Nouveau messagede Misquamacus le Jeu 11 Jan 2018 21:14

Downsizing : Je ne me souviens plus la dernière fois que j'ai été autant surpris au cinéma. On ne devrais jamais regarder les bandes-annonces... Là je n'avais vu qu'un petit teaser avec un scientifique rétréci, je savais qu'il y avait Matt Damon et c'est tout... J'ai même cru que c'était une adaptation de "Micro" de Michaël Crichton. Bref, j'attendais un p'tit film de SF sympa. Et puis y'avait que ça à voir entre mon dernier cours et ma réunion parents-profs...D'où la surprise totale ! ça commence comme une chronique, puis ça bifurque sur un truc quasi documentaire et très bien vu quand aux réactions des personnages avant de virer vers tout autre chose et de finir en conte phylosophique ! Un récit foisonnant, surprenant, où un Matt Damon bedonnant (il n'est jamais meilleur qu'en Monsieur tout le monde pour moi) se ballade tel un candide dans une histoire qui le dépasse sans cesse. Pas étonnant finalement, puisque le réalisateur n'est autre qu'Alexander Payne dont j'avais beaucoup aimé "Sideways" et "The Descendants". et si on ajoute à ça un Christoph Waltz truculent, un Udo Kier magnétique et une LUMINEUSE Hong Chau (Quelle performance !) on obtient... bin on obtient le genre de film sorti de nul part qui ne ressemble à rien d'autre. Musique à l'avenant de Rolfe Kent, compositeur que je connais peu. Là aussi plusieurs couleurs : musique mélodique et très simple au début, limite zique de films d'entreprise ensuite (mais c'est voulu et c'est chouette) avant de devenir lyrique avec de très jolis thèmes et beaucoup de variété. Voila, voila, le genre de très bonne surprise idéale pour commencer l'année ciné ! ;)
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Nouveau messagede Gizmo le Ven 12 Jan 2018 09:15

j'avais prévu de le voir ce week-end, j'en suis que plus impatient 8-)
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Nouveau messagede Le YĂ©ti le Ven 12 Jan 2018 11:29

Pour moi, Payne est l'un des très grands réalisateurs américains encore en activité. J'irais sans doute voir le film ce soir <3

(et la musique de Kent est très réussie, et même si j'avais adoré Nebraska où Kent n'officiait pas, je suis heureux de le voir de retour)
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Nouveau messagede Le YĂ©ti le Ven 12 Jan 2018 23:54

Vu : Darkest Hour. C'est aussi puissant visuellement que fantaisiste historiquement. Le film se fait un joli plaisir (merci la superbe musique de Marianelli et l'incroyable photo de Delbonnel) de transformer en images les idées et les tourments de Winston Churchill. Dommage pour les historiens et puis tant mieux pour nos mirettes. Wow.
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Nouveau messagede Scorebob le Sam 13 Jan 2018 09:08

Ce n'est donc pas un biopic fidèle de cette période de la vie de Churchill? En quoi le récit est-il fantaisiste?
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Nouveau messagede Le YĂ©ti le Sam 13 Jan 2018 10:45

Si les "minutes" de la guerre sont visiblement solides (la progression allemande, les pourparlers avec l'Italie), des personnages pas à leur place dans l'Histoire disent des Phrases qu'ils ne sont pas censés dire dans des Lieux qu'ils n'ont jamais visités. LA scène centrale du film, très puissante, n'a sans doute jamais eu lieu. Ce qui pourra déranger certains. Mais comme avec tous les films des héros du siècle dernier, la question n'est plus tant le réalisme que la puissance de leur représentation — de leur poésie si on peut dire. Churchill n'était pas en enfant de chœur, pas une salaud non plus, son portrait est truculent, mais passionné, montre bien ses faiblesses, tout en gardant le cap sur son véritable rôle : la voix d'une Nation, l'homme qui a osé dire non à un moment où une large partie des politiciens du pays voulaient se rendre… enfin voulaient la paix quoi. Politiciens qui étaient quasi tous des lords et des nobles à l'époque, et le film parle de ça.

J'ai beaucoup aimé le film et je le dis franchement, j'aimerais que nous puissions faire ce genre de cinéma en France avec nos symboles et nos héros. Montrer les doutes de De Gaulle, ses errements, ses erreurs, mais aussi la voix qu'il représentait pour des millions de Français en France, dans ses colonies, ou à l'étranger.
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Nouveau messagede Scorebob le Sam 13 Jan 2018 16:21

Ok merci, j'aurais préféré un récit fidèle et sans concession pour le coup plutôt qu'une élégie , les hommes et les faits sont plus ambiguës que l'histoire écrite par les vainqueurs.
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Nouveau messagede Le YĂ©ti le Sam 13 Jan 2018 18:10

Le film se base sur les minutes du conseil de guerre… mais ce sont les scènes autour qui sont plus libres.
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Nouveau messagede Jimbo le Lun 15 Jan 2018 12:27

Scorebob a écrit:Disney est devenu un ogre insatiable qui après avoir digéré et régurgité Star Wars , croqué la franchise Marvel , vient de gober toute crue la Fox:

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/cult ... ocid=ientp

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Et ils viendront bientôt dévorer vos enfants la nuit... :roll:
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-chose, et pourtant, nous jouissons d’une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons dans la critique négative plaisante à écrire et à lire. Mais l’amère vérité, qu’il nous faut bien regarder en face, c’est que dans le grand ordre des choses, le mets le plus médiocre a sans doute plus de valeur que la critique qui le dénonce comme tel.
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Nouveau messagede Scorebob le Lun 15 Jan 2018 12:47

Ils l'ont déjà fait depuis longtemps en phagocytant leur imagination :lol:
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Jeu 1 FĂ©v 2018 19:45

Si Downsizing est peuplé de minuscules bonshommes à côté desquels même les pygmées revêtiraient des allures de géants monstrueux, Alexander Payne n'en a pas moins vu les choses en (très) grand. C'est à un film-monde que nous avons affaire, une de ces oeuvres démiurgiques qui entendent faire tenir dans le creux de leur paume l'humanité elle-même et les myriades de contradictions qui lui sont intrinsèques. Autant dire qu'en ces cas-là, il vaut mieux avoir une idée précise du chemin à emprunter. Et c'est malheureusement là que Payne s'égare, telle une girouette prise dans la tempête, à l'instar d'un Matt Damon éberlué que les évènements ballottent aux quatre coins de son nouvel univers. Il y a un peu de tout dans Downsizing, une satire qui se voudrait corrosive mais ne parvient pas à égratigner grand-chose, un pamphlet social se faisant une joie candide d'enfoncer des portes grandes ouvertes, une fable dont le fumet d'apocalypse est bien trop évanescent pour que la gravité des enjeux nous imprègne... A chaque nouvelle bifurcation, le cinéaste voit lui filer sous le nez la pierre philosophale à laquelle il rêvait. De ces ambitions prométhéennes demeurées pour une large part en friche, il reste une poignée de menus plaisirs égayant sympathiquement une séance frustrante, un peu d'émotion jolie par-ci, quelques rires non feints par-là, d'ailleurs presque tous dus à cet improbable couple vedette qui n'aurait pas dépareillé une screwball comedy.
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Sam 10 FĂ©v 2018 18:55

On n'a pas attendu The Post pour avoir la confirmation que Spielberg sait manier la caméra, et pas qu'un peu. N'empêche que l'énième démonstration qu'il nous délivre ici de son brio visuel demeure le pur plaisir de cinéma dont nous a toujours abreuvé l'éternel Wonder Boy. Quand tellement d'autres, du genre besogneux, filment des types en train d'arpenter des couloirs au pas de charge ou d'user leur salive au téléphone comme de bêtes passages obligés, des points de transition dont il convient de s'acquitter sans état d'âme, Spielberg, sûr de sa force, métamorphose ces séquences "ni fait ni à faire" en merveilles de vélocité, en hymnes subjuguants au mouvement perpétuel (© Jean-Claude Van Varenberg). Film d'action au sens chorégraphique du terme, The Post fiche les boules à ces sous-produits innombrables qui matraquent les écrans d'ordinateur dont ils regorgent de longues focales affreusement télévisuelles.

Voilà pour la forme ! Le fond, quant à lui, n'incite hélas pas à pavoiser de semblable manière. A cause indiscutablement noble, celle des journalistes refusant de se laisser museler par le pouvoir politique, traitement binaire qui fait se regarder en chiens de faïence les preux chevaliers d'une presse écrite héroïque et les maîtres corrompus de la Maison Blanche. Succombant comme à ses heures les plus simplistes à un manichéisme de mauvais aloi, Spielberg va jusqu'à emprisonner Nixon dans d'inquiétantes poches d'ombre, où l'esquisse de sa silhouette évoquerait presque celle d'un méchant de serial, tandis qu'un John Williams pas beaucoup plus subtil se répand en sournois grognements. Si je ne me suis jamais senti en harmonie avec les plumes persifleuses décrivant le réalisateur comme l'indécrottable benêt du village, qui ne voit le monde qui l'entoure qu'en noir ou en blanc, force m'est de reconnaître que The Post ne peut que donner à ces vils sujets pas mal de grain à moudre.
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Nouveau messagede Misquamacus le Sam 10 FĂ©v 2018 20:15

Ouf ! J'ai eu peur. j'ai cru que tu avais aimé un film récent ! :lol:
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Nouveau messagede Lee Van Cleef le Dim 11 FĂ©v 2018 15:15

Les choses sont un brin plus compliquées qu'il n'y paraît, Grand Sachem. The Post m'a tenu en haleine parce qu'il s'agit d'un film fantastiquement emballé, où la mise en scène fait figure de prima donna glamour et sophistiquée (exception faite des sempiternels éclairages laiteux déversés par Janusz Kaminski, et devenus avec le temps aussi mécaniques que les clairs-obscurs de Tom Stern pour le compte du grand Clint). Mais la linéarité absolue de son récit, la maigreur étique de ses enjeux tous courus d'avance, ne rivalisent pas un instant avec une telle débauche formelle. En y repensant, j'ignore encore si je ferais mieux de considérer le verre de Banga à moitié vide ou à moitié plein...
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Nouveau messagede Misquamacus le Sam 17 FĂ©v 2018 00:23

Lee Van Cleef a écrit: En y repensant, j'ignore encore si je ferais mieux de considérer le verre de Banga à moitié vide ou à moitié plein...

à moitié plein car dans Banga y'a de l'eau, oui mais pas trop...

Et sinon, "Suburbicon" Une histoire sordide de bout en bout ! Aucun répit, aucune échappatoire. Tout est inéluctable. La faute au scénario diabolique des frangins Coen et à une excellente réalisation de Clooney, qui affine un style très intéressant, en empruntant pas mal à Sir Alfred sur ce coup-là, tout comme Desplat emprunte à Herrmann pour la musique. Excellent casting (le gamin est génial !) et une confirmation pour moi : Matt Damon n'est jamais aussi bon que quand il incarne Monsieur tout le monde. Implacable !
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Nouveau messagede Jimbo le Dim 18 FĂ©v 2018 10:49

Scorebob a écrit:Ils l'ont déjà fait depuis longtemps en phagocytant leur imagination :lol:

Pour connaître beaucoup de fans de Disney devenus adultes (j'ai travaillé avec l'équipe derrière le 1er site français sur Disney pendant 4 ans), je peux t'assurer que leur imagination va très bien !
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-chose, et pourtant, nous jouissons d’une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons dans la critique négative plaisante à écrire et à lire. Mais l’amère vérité, qu’il nous faut bien regarder en face, c’est que dans le grand ordre des choses, le mets le plus médiocre a sans doute plus de valeur que la critique qui le dénonce comme tel.
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Nouveau messagede Misquamacus le Mer 21 FĂ©v 2018 14:21

"A Ghost Story" Alors... Pas où commencer ? Au début le film est long, lonnnnnnng, lent et chiant, autant le dire... MAIS ! il y a quelque chose d'hypnotique dans le rythme, dans les plans statiques, dans la progression... Et finalement, au détours d'une sublime scène au bout de 40mn, tout se justifie, tout fait sens. La lenteur, le côté arty chiant, tout trouve une raison. Et à partir de là on embarque dans un voyage initiatique époustouflant. Un film incroyable où il faut absolument s'accrocher. c'est exigeant, ça semble "poseur" et pontifiant, mais en fait pas du tout. Un sacré trip, une oeuvre rare.

Mais si vous avez trouvé ça hyper chiant et que vous avez arrêté au bout de 15mn, c'est normal aussi ! :lol:
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Nouveau messagede Misquamacus le Mer 21 FĂ©v 2018 20:49

"Brimstone" Un film d'une incroyable violence, un long calvaire. Interprétations sidérantes de l'excellent Guy Pearce et surtout de Dakota Fanning, du niveau de sa sœur sur ce coup-là. Et ce n'est pas peu dire.
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