Justice League: Gods And Monsters (Frederik Wiedmann)

La part (sombre) des choses

Disques • Publié le 04/11/2016 par

Justice League: Gods And Monsters CoverJUSTICE LEAGUE: GODS AND MONSTERS (2015)
JUSTICE LEAGUE: GODS AND MONSTERS
Compositeur :
Frederik Wiedmann
Durée : 53:11 | 26 pistes
Éditeur : La-La Land Records

 

3.5 Stars

La planète Krypton se meurt. Alors que Jor El et sa femme Lara projettent d’envoyer leur descendance embryonnaire dans l’espace, le général Zod pénètre dans le laboratoire, tue Jor El et transfère son patrimoine génétique à l’embryon. La fusée chargée de la précieuse cargaison décolle et Krypton explose. L’embryon grandit et, lorsque la fusée touche le sol de la Terre, un enfant en sort, plein des pouvoirs du futur Superman. Ce dernier, quelques années plus tard, décide de faire partie de la Ligue des Justiciers, qui compte également Batman (qui, dans cette version des évènements, a été contraint, par la force d’une maladie étrange et d’un remède inadapté, à devenir un vampire) et Wonder Woman, princesse héritière d’un royaume oublié qui s’est forgé dans la douleur et le sang.

 

Le film co-produit par Bruce Timm (celui de la série animée très appréciée Batman: The Animated Series) raconte l’histoire subtile d’une vengeance et permet de brosser, sous forme de flashbacks, la légende de nos héros dans un design totalement renouvelé. L’assassinat de scientifiques (ayant œuvré en secret pour contrebalancer l’immense pouvoir d’un Superman tout puissant) débouche sur une enquête menée de front par nos héros et notamment par un Batman graphiquement aussi high-tech qu’inquiétant.

 

Justice League: Gods And Monsters

 

La musique est une nouvelle fois signée Frederik Wiedmann (The Flashpoint Paradox et Throne Of Atlantis) et sert admirablement le ton sérieux, voire désespéré du récit. Le compositeur reprend l’idée des instruments ethniques pour souligner le parcours de Wonder Woman (avec notamment le duduk arménien et le dulcimer cousin nord-européen du cymbalum). Leur utilisation façonne le très lyrique In Another Life, l’un des meilleurs morceaux de l’album, avec son envolée de cordes et d’instruments à vent du Angel City Studio Orchestra. Les cuivres issus d’une banque de sons de bonne tenue viennent épauler les percussions (I Love Two People) et autres choeurs samplés associés à des cordes toujours au diapason, comme dans No Redemption, All Minds As One ou encore Magnus.

 

La tonalité générale de la partition est assez sombre, sujet oblige, mais les ostinati de cordes sont un peu plus recherchés que la moyenne (avec notamment Superman’s Legacy, Evacuate Metropolis ou Get Out Of My House). La veine mélodique est plutôt bien représentée (comme dans Be A Real Hero) et le film laisse la musique ouvrir la voie de la tragédie avec un certain brio. La touche électro ne prend que rarement le pas sur l’atmosphère générale, assez acoustique. Il s’agit là d’un bel effort de la part de Frederik Wiedmann qui rend justice à un scénario bien pensé et à la qualité de l’animation et du design dominant. Il faut noter que l’album de 54 minutes se termine par un morceau bonus intitulé Superman – Bomb, non disponible dans la version téléchargeable.

 

Justice League: Gods And Monsters

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