Le compositeur Paul Misraki toujours à l’honneur en 2019

Spectacle musical, ciné-club, opérette, exposition : l’actualité autour du musicien n’a jamais été aussi dense

News • Publié le 12/03/2019 par

Les vacances par SempéEn ce premier semestre 2019, les célébrations entamées l’année passée autour de l’œuvre de Paul Misraki vont toujours bon train. Outre les parutions d’ores et déjà attendues d’un livre-CD à destination de la jeunesse et d’une nouvelle compilation d’extraits cinématographiques sur laquelle nous aurons certainement le plaisir de revenir prochainement, le spectacle Qu’est-ce qu’on attend pour être mômes ?  sera à nouveau présenté le 25 mars prochain (19h00) au Théâtre Déjazet à Paris, après un premier succès en décembre dernier. Ce « cabaret musical et imaginaire » qui réunit 200 musiciens, chanteurs et comédiens âgés entre 6 à 17 ans et issus des écoles associatives de L’Apprenti Musicien, de l’Ecole des Enfants du Spectacle, du collège Henri IV et de l’orchestre Petites Mains Symphoniques, propose de faire revivre les plus grands succès du compositeur, des célèbres chansons des films de Jean Boyer et des productions Ray Ventura aux partitions de Chiens Perdus Sans Collier, Le Chevalier de Pardaillan, Alphaville… Bonne humeur assurée ! Par ailleurs, quelques jours après, le 28 mars, le cinéma Chaplin-St Lambert, dans le quinzième arrondissement de la capitale, proposera un ciné-club exceptionnel avec plusieurs invités surprises.

 

Puis direction Dijon : du 3 au 28 juin, la Maison des Sciences de l’Homme de l’Université de Bourgogne dévoilera une grande exposition consacrée au compositeur. A noter que c’est également dans ce cadre que se tiendra un colloque autour des musiques du cinéma populaire français avec Vladimir Cosma en invité d’honneur. Enfin, le 23 juin, c’est une résurrection de taille qui attend les spectateurs du Théâtre 14 Jean-Marie Serreau (Paris 14e) sous la forme d’une opérette créée à Nancy en 1937 et qui a connu son heure de gloire l’année suivante avant de sombrer dans l’oubli le plus total : Double Six, tel est son titre, reconstituée à partir de la partition autographe et d’un exemplaire du livret d’origine, raconte comment, dans un pays entouré de murailles, un tournoi de dominos désignera celui qui épousera la reine de beauté…

 

Pour en savoir plus : Qu’est-ce qu’on attend pour être mômes ? et le site officiel de Paul Misraki

Florent Groult

Florent Groult

Rédacteur en chef adjoint
Né en 1974, originaire de Normandie, Florent Groult grandit au contact de la musique classique et, par trois coups de baguette (le King Kong de 1933, Forbidden Planet et Jaws) assénées au travers d'un écran TV, est touché assez tôt par la magie du cinéma. Il était sans doute inévitable que les deux finissent un jour ou l'autre par se conjuguer en une seule et même passion. Ce sera chose faite en 1993, à l'occasion de la sortie française du Dracula de Francis Ford Coppola. Fasciné dès lors par l’interaction entre musique et image qui lui révèle des horizons infinis de découvertes, il rejoint d'abord les membres de l’association caennaise CinéScores, contribuant modestement à leur fanzine et leur émission de radio sur une antenne locale (1994-1999), avant de participer à la création de l'association Colonne Sonore / L'Ecran Musical (1999-2002). En 2008, il co-fonde avec Olivier Desbrosses- UnderScores : le Magazine de la Musique de Film pour lequel il occupe depuis le poste de rédacteur en chef adjoint. En 2011, il contribue à l'ouvrage collectif intitulé John Williams : Un Alchimiste Musical (Editions L'Harmattan) et signe ses premières notes de livret pour le label spécialisé Music Box Records. Il devient par ailleurs cette même année membre de l'International Film Music Critics Association (IFMCA). La passion plus que jamais vivace, l'aventure continue aujourd'hui...
Florent Groult